17.08.2011

ECOLOPRESSE : Au service des associations de défense de l’environnement et du citoyen

 

Le blog Ecolopresse a pour objectif de donner plus de visibilité aux associations de défense de l’environnement à but non lucratif. Il leur donne la possibilité de diffuser gratuitement des communiqués traitant d'environnement, de développement durable et d'écologie. Ces communiqués peuvent faire la promotion d'un événement, d'une

conférence, d'un concours, d'une pétition, d'une d'étude, d'un ouvrage, d'un film, d'une exposition...

 

Ce blog souhaite proposer une alternative à certains médias sous l'influence des pouvoirs politiques et financiers. Il offre une nouvelle source d’information à disposition

des associations à but non lucratif et espère contribuer au pluralisme.

 

écologie,actualité,environnement,logement,énergie,architecte

Ecolopresse est un outil au service des associations de défense de l’environnement à but non lucratif... mais aussi une source d’informations, de découvertes et d'échanges pour le citoyen.

 

Une seule adresse... Pour envoyer vos communiqués  : ecolopresse(at)gmail.com

 

Affichez votre soutien sur votre blog permet à ce média d'exister.

 

Pour afficher votre soutien >>>

22.06.2008

Planète Eolienne Infos

Numéro 3

Le troisième numéro de Planète Eolienne Infos vient de sortir. Ce numéro s'intéresse :
- aux soubresauts de quelques opposants à l'éolien (qui reviennent à la charge avec des arguments fatigués) ;
- aux chiffres clés de l'énergie éolienne en France et dans le Monde (qui montrent que la croissance est toujours aussi forte, faisant de l'éolien une énergie d'aujourd'hui et de demain) ;
- et au mode de financement participatif des parcs éoliens (un concept prometteur à encourager en France).

 


Télécharger le troisième numéro ...

La deuxième édition de la journée européenne de l'énergie éolienne se déroulera du 13 au 15 juin prochain en France et en Europe.

 

Comme l'année dernière, les professionnels de l'éolien européen invitent la population sur de nombreux sites afin de découvrir des parcs éoliens et de mieux connaître cette énergie locale, renouvelable et illimitée qu'est le vent.

En France et outre-mer, ce sont 45 parcs éoliens qui seront accessibles une ou plusieurs journées entre le 13 et le 15 juin. La carte ci-dessous permet de localiser ces parcs.

Les informations pratiques sur les animations et les heures de présence sur site des professionnels sont disponibles sur le site de France Energie Eolienne, l'association française des professionnels de l'éolien. Le site de france Energie Eolienne ...

A l'échelle européenne, cette manifestation est organisée par l'EWEA : European Wind Energy Association (http://www.windday.eu/)

Source : Planète Eolienne

Le conseil général de la Vienne lance un guide pratique pour le développement de l'éolien

Les communes de la Vienne vont recevoir un document du conseil général 86 sur les zones potentiellement intéressantes pour recevoir des éoliennes. Ce guide s'adresse aux élus souhaitant mettre en place une Zone de Développement de l'Eolien) et aux acteurs de l'éolien et les personnes en charge de l'aménagement du territoire. Une étude avait envisagé dans les meilleures hypothèses que la Région Poitou-Charentes pourrait accueillir environ 200 machines pour une production maximale de 303 MW.
 
NRGTIK

Rochereau : Premier parc éolien de la Vienne

Le premier parc éolien de la Vienne inauguré en plein vent

Le parc éolien du Rochereau a été inauguré, le 12/06/2008, à l'occasion de la Journée européenne de l'énergie éolienne. Une date que Sergies, propriétaire des machines, n'a pas choisie au hasard.

Une production équivalente à la consommation de 7.000 habitants

 

NTGTIK

16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

30.05.2008

« Publicité et environnement » Dérapages semblent toujours incontrôlés

2ème étude « Publicité et environnement » du BVP et de l'ADEME : les dérapages semblent toujours incontrôlés

Le 28 Mai 2008,

Premier constat, l'environnement est une valeur montante en publicité. Qu'il soit utilisé directement ou indirectement, l'argument écologique se retrouve dans 3% des 17 129 visuels analysés. C'est un quasi triplement par rapport à l’étude précédente et c'est une bonne nouvelle. Cela signifie que les marques sont de plus en plus conscientes de l'influence de l'écologie sur les mentalités des Françaises et des Français. Reste à savoir si l'utilisation de cet argument écologique n'est pas abusive ( eco-blanchiment ou greenwashing ). Les chiffres présentés hier matin semblent rassurants puisque le taux de conformité aux règles déontologiques en vigueur serait passé de 64,1% à 81,9%.

Cependant comme lors de la précédente étude, la construction de l'échantillon biaise fortement le résultat. En partant d'un échantillon brut non pondéré par la puissance d'exposition du plan média, l'étude minore délibérément l'impact réel du greenwashing auprès du grand public. « Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport», remarque Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France. L'étude reconnaît d'ailleurs que la pondération par la puissance du plan média « serait plus conforme à la perception qu'à le public de certains manquements ou réserves». La lucidité du constat est à saluer mais derrière, que fait-on ? Une étude aussi incomplète répond elle réellement aux attentes d'information de la société civile ?

Autre point noir, le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE. Cette directive indique que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ». Elle a été introduite en droit français depuis 2003 par un arrêté. Pourtant, cinq ans après, les constructeurs automobiles ne respectent manifestement pas cette disposition. Le Réseau Action Climat, dont le WWF-France est membre, a entamé une campagne de sensibilisation à ce sujet (pour plus d’informations : http://www.affichezleco2.fr ). De nombreuses plaintes ont été déposées auprès du BVP (plus de 200). Pour l’instant, le BVP esquive la question en se défaussant sur les pouvoirs publics !!

Cela fait beaucoup pour une étude qui doit servir « de base à l'appréciation, en 2009, de l'efficacité du nouveau dispositif de régulation » acté avec les pouvoirs publics le 11 avril lors de la signature de la charte d'engagement et d'objectifs pour une publicité éco-responsable.
Le WWF-France espère que la prochaine étude sera plus en phase avec les attentes issues du Grenelle en prenant en compte en particulier les plans médias des campagnes et la communication on-line qui reste le lieu de toutes les audaces, les meilleures mais aussi les pires.
« Cette étude avec ses points positifs mais aussi ses faiblesses ne fait que renforcer notre détermination à faire bouger les choses avec l'Observatoire Indépendant de la Publicité. Il faut passer de façon urgente du greenwashing au greenmaking » commente Serge Orru, Directeur général du WWF-France.
 
Source : WWF 

La Capture et le Stockage de carbone ?

Le rapporteur de ce dossier au Parlement Européen, Chris Davies, soutenu dans ce sens par l’Agence Internationale de l’Energie, propose l’adoption obligatoire par l’Union Européenne de la technique de Captage et Stockage du Carbone (CSC, ou CCS en anglais) par toutes les entreprises brûlant des énergies fossiles.


Cette technique en est aujourd’hui tout juste au stade expérimental, dans plusieurs sites de la planète. Deux sites en France (Véolia Environnement à Claye-Soully et Total dans le Bassin de Lacq) sont en cours de travaux. Alstom se lance dans cette voie aux Etats-
Unis. Mais dans le même temps, d’autres sociétés semblent y renoncer, comme Shell et Statoil en Norvège.
C’est que cette prétendue solution pose de nombreux problèmes techniques et sociétaux : problèmes techniques de récupération des gaz, problèmes de sûreté géologique concernant les sites de stockage, problèmes d’assurance sur la durée forcément très longue du stockage, et donc sur la sécurité des populations concernées.


C’est particulièrement vrai pour l’enfouissement en sites maritimes, autorisé en Février 2007 par un dispositif discret modifiant la Convention de Londres, contre lequel s’élève avec force France Nature Environnement.


Elle pose enfin la question du financement de telles opérations, en admettant que les précédents obstacles soient franchis. Chris Davies n’y va pas par quatre chemins, en proposant que l’on mette en place un cadre réglementaire permettant les financements dans le cadre de l’UE.
La fédération France Nature Environnement est formellement opposée à une telle solution, qui revient à faire peser la dépollution de ces entreprises sur le contribuable européen. Solution d’autant plus inacceptable que l’on voit exploser littéralement les profits des sociétés pétrolières et qu’il y a toutes chances pour qu’ils continuent à gonfler, dans le contexte énergétique mondial.


C’est pourquoi, sans s’opposer de façon systématique à cette option technologique, FNE considère que ses modalités d’application doivent faire l’objet d’un large débat préalable, tant au niveau national qu’européen et international.


Il y a d’ailleurs mieux à faire : la priorité réelle, tant dans la perspective du changement climatique que dans celle des limites des ressources fossiles, doit porter sur les économies d’énergies et sur l’efficacité énergétique.



Communiqué : FNE

21.05.2008

Le biocarburant menace les terres de 60 millions d’autochtones

Selon les participants au Forum permanent des Nations-Unies sur les questions indigènes, qui s’est réuni ces jours-ci à New York, la demande mondiale en biocarburant détruit les terres et les vies des peuples indigènes.

Un rapport présenté au Forum dénonce la recrudescence des ‘violations des droits de l’homme, des déplacements et des conflits provoqués par la spoliation des terres et forêts ancestrales pour y produire du biocarburant’. L’un des auteurs du rapport, Victoria Tauli-Corpuz, présidente du Forum, a déclaré que si elle continue à ce rythme, l’expansion des biocarburants menacera les terres et les modes de vie de 60 millions de membres de communautés indigènes du monde entier.

Le palmier à huile est la plus dévastatrice des plantes utilisées pour produire du biocarburant. En Malaisie, plusieurs millions d’autochtones sont déjà affectés par de telles plantations, tout comme en Indonésie, où plus de 6 millions d’hectares ont été plantés, principalement en territoire indigène. En Colombie, des milliers de familles, la plupart indigènes, ont été violemment expulsées de leur terre pour y cultiver le palmier à huile et autres plantes pour biocarburant.

La Malaisie, l’Indonésie et la Colombie sont en train de planifier l’extension de leurs plantations de palmier à huile. L’Indonésie a annoncé qu’un projet de plantation à Bornéo impliquera le déplacement de près de 5 millions d’autochtones et qu’en Papouasie, 5 millions d’hectares, en majeure partie sur des terres indigènes, ont été réservés à la plantation de palmiers à huile. La Colombie se prépare à en planter 6,3 millions d’hectares, ce qui affectera plus de cent communautés indigènes.

‘Si le gouvernement nous prend nos terres, que nous restera-t-il ? Elles seront détruites par ces plantations’ a déclaré un leader Papou à Survival lors d’une interview.

La canne à sucre, le soja, le maïs, le manioc et la jatropha, une plante d’Amérique centrale, sont également utilisés pour produire du biocarburant. Les Guarani du Brésil ont perdu une grande partie de leur territoire au bénéfice des plantations de canne à sucre, tandis que le gouvernement indien projette de consacrer 13,5 millions d’hectares d’une terre qu’il considère comme ‘vide’ mais dont la majeure partie est habitée par des peuples indigènes.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : ‘Le boom du biocarburant n’a pas seulement de graves conséquences sur l’environnement, la hausse du prix des denrées alimentaires ou la survie des orang-outang – il a aussi un impact dévastateur sur les peuples indigènes. Les compagnies qui promeuvent cette industrie ont réellement la volonté de se débarrasser des peuples indigènes afin d’accaparer leurs terres’.

Communiqué : Survival 

Transport de plutonium : la justice tranche en faveur d'Areva

Lundi 19 mai, vers 19h, le tribunal de grande instance (TGI) de Cherbourg a finalement interdit à Greenpeace de perturber l'arrivée à Cherbourg et l'acheminement jusqu'à l'usine Areva de La Hague du transport de plutonium provenant du Royaume-Uni et attendu dans la nuit du 20 au 21 mai.
 

Greenpeace a interdiction de s'approcher de l'Atlantic Osprey, le navire transportant des emballages d'oxyde de plutonium et parti samedi 17 mai du port de Workingtown (Royaume-Uni), à moins de 300 m en mer et de 150 m dans le port de Cherbourg. De même, interdiction a été fait à l'association écologiste d'approcher à moins de 150 m du convoi routier entre le port et l'usine de La Hague, pendant le déroulement de ce premier transfert. Le tribunal a fixé à 75 000 euros l'astreinte en cas d'infraction au jugement rendu. En outre, le TGI a estimé irrecevable la demande formulée par Greenpeace, dans le cadre du recours lancé initialement par Areva, concernant la publication de documents susceptibles de faire la lumière sur ce transport de plutonium et sur sa légalité.

« Ce jugement est doublement sévère, estime Yannick Rousselet, en charge de campagne Énergie de Greenpeace France. Il va certes nuire à notre capacité d'expression et de contestation, mais surtout le tribunal n'a pas souhaité établir la lumière sur le transport qui arrive. Cependant, malgré les efforts d'Areva pour museler Greenpeace, l'affaire de ce premier transport, organisée pour se dérouler sous le sceau du secret défense et dont les citoyens devaient ignorer l'existence, est maintenant sur la place publique. Greenpeace a ainsi mis en échec la clandestinité d'un trafic international de matières proliférantes. »

Greenpeace ne renonce pas pour autant dans les jours et semaine qui viennent à obtenir de l'industrie et des autorités des éclaircissements sur l'important trafic de plutonium qui se met aujourd'hui en place entre le Royaume-Uni et la France. L'organisation écologiste soupçonne qu'au-delà de ce premier transport des dizaines de tonnes de plutonium soient en jeu.

« C'est précisément ce dont nous voulons avoir le cœur net. Aucune information n'est aujourd'hui disponible à ce sujet, et l'industrie nucléaire se garde bien de communiquer sur ce côté obscur de son activité, déclare Yannick Rousselet. L'opinion publique a pourtant le droit de savoir quelle est l'ampleur du trafic de plutonium qui commence entre la France et le Royaume-Uni, de connaître les risques liés à ces transports et d'être assuré qu'aucun déchet radioactif ne restera sur notre sol. Aujourd'hui, la transparence s'arrête là où les intérêts du lobby nucléaire commencent ! »

Communiqué : Greenpeace France

Captage et séquestration du carbone : un remède pire que le mal

Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre... L'idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».

Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d'attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d'énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d'annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et augmenter d'un tiers la consommation des ressources.
- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d'autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L'importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d'injection.

Au lieu d'investir de l'argent public dans un « remède » qui pourrait s'avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu'il faut contenir l'augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d'ici à 2100, si l'on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n'a rien d'impossible. En combinant mesures d'efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.

Pour en savoir plus :

Faux Espoir - Synthèse du rapport en français

False Hope - Rapport complet en anglais
 
Communiqué : Greenpeace France

L’impasse des agrocarburants : Lettre de FNE à Nicolas Sarkozy

Alors qu’un conseiller du secrétaire général des Nations Unies demande à l’Europe et aux Etats-Unis de réduire leur production d’agrocarburants, la fédération France Nature environnement a écrit au Président de la République pour lui demander, au moment où il s’apprête à assumer la Présidence de l’Union Européenne, de défendre une nouvelle politique énergétique et notamment de revenir sur les objectifs d’incorporation d’agrocarburants proposés dans le cadre du « paquet Energie-Climat ».


Pour FNE, le maintien des objectifs d’incorporation « engendre une disproportion évidente entre une production d’agrocarburants forcément limitée par les surfaces agricoles disponibles et des besoins d’énergie pour les transports sans cesse croissants ».

Il est temps de reconnaître que les agrocarburants sont une impasse énergétique, environnementale, et alimentaire :
• Leur bilan écologique est médiocre, voire désastreux : réductions des émissions de gaz à effet de serre insuffisantes, déforestation dans les pays en développement, pratiques agricoles intensives, pression sur les ressources en eau …
• Leur concurrence avec la fonction nourricière de l’agriculture est injustifiable
• Ils ne constituent qu’un appoint marginal à notre dépendance énergétique

FNE rappelle que les premières priorités sont le report de la route vers des modes de transports alternatifs et la rationalisation des flux de marchandises. Les économies réalisées auraient d’autre part un impact direct sur l’équilibre de notre balance commerciale.

Pour Jean-Claude BEVILLARD, chargé des questions agricoles à FNE :
« La France, qui présidera l’Union Européenne au second semestre, peut jouer un rôle décisif afin de porter une politique cohérente, fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétiques. FNE demande donc au Président de la République de renoncer à tout objectif d’incorporation d’agrocarburants dont les bénéfices énergétiques, climatiques, sanitaires et socio-économiques sont loin d’être avérés. »
 
Communiqué : FNE

10.04.2008

Étude agrocarburants de l’Ademe : les dés seraient-ils déjà jetés ?

L’Ademe s’apprête à publier son étude sur un nouveau référentiel de calcul pour les bilans énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre (GES) des agrocarburants en France. Ce nouveau référentiel débouchera sur des données fondamentales pour les décisions politiques à venir. Le Réseau Action Climat-France a contribué aux travaux du Comité technique, chargé de définir la méthodologie du futur référentiel de calcul de bilans des agrocarburants.

Il s’alarme aujourd’hui d’entendre que certains agro-industriels essaient de passer outre les recommandations du Comité technique pour faire prévaloir, en catimini, leurs vues sur certains aspects méthodologiques des calculs des bilans des agrocarburants...

La mesure du Grenelle demandait pourtant la réalisation d’une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agrocarburants de 1e génération ». Le travail du Comité technique s’est déroulé dans des conditions satisfaisantes. Il serait inadmissible aujourd’hui que des groupes de pression, quels qu’ils soient, aient le pouvoir de modifier a posteriori les recommandations du Comité Technique, explique Pierre Perbos .

Le RAC-F compte sur l’objectivité et la rigueur de l’Ademe pour résister à d’éventuelles pressions partisanes quelle qu’en soit l’origine. Céder aux pressions de groupes intéressés revient à dissimuler à l’opinion et aux décideurs politiques la réalité des bilans énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre des filières de production d’agrocarburants, s’inquiète Diane Vandaele.

Alors que les calculs des bilans ne sont même pas commencés (2e phase de l’étude Ademe), le document de travail du Comité opérationnel n°10 du Grenelle sur les agrocarburants conclue déjà que « les gains énergétiques et de GES des biocarburants produits en Europe resteront significatifs(...). Le plan biocarburant conserve donc une justification sur le plan de l’énergie et de la réduction des gaz à effet de serre ».

Les dés seraient-ils pipés ? Et les conclusions déjà écrites avant même que « l’expertise exhaustive et contradictoire » ait eu lieu ?

Source : RAC-F 

09.04.2008

Voitures et CO2 : 99 % des publicités automobiles imprimées seraient illégales !

La quasi totalité des publicités pour les voitures diffusées en France et qui utilisent un support imprimé (magazines, journaux, panneaux d’affichage) ne respecteraient pas la transposition en droit français [1] d’une directive européenne [2] sur les informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2.

Le coup est parti de Belgique. Pierre Ozer, chercheur au Département des sciences et gestion de l’environnement à l’Université de Liège, a lancé un pavé dans la mare : la directive européenne qui oblige les publicités automobiles à informer les consommateurs sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 n’est pas respectée. En effet, celle-ci demande aux Etats membres de veiller à ce que les informations répondent à deux exigences : elles doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la documentation promotionnelle ».

« Ce qui est sur, c’est que cette double obligation inscrite dans la loi française n’est absolument pas respectée par les constructeurs automobiles et que les pouvoirs publics qui sont censés agir n’interviennent pas. Faites un essai et trouvez une publicité automobile sur une affiche ou dans un journal : non seulement c’est un véritable casse tête pour trouver les mentions de consommations de carburant et d’émissions de CO2 mais en plus, il faut sortir la loupe tellement les caractères sont petits ! » constate Olivier Louchard, coordinateur du Réseau Action Climat qui relaie en France cette campagne européenne intitulée « Affichez le CO2 ! ».

Devant un tel scandale et pour faire face à l’ampleur de la tâche, puisque 99% des publicités automobiles seraient concernées, les ONG ont décidé de mobiliser les citoyens : ceux-ci ont la possibilité d’exprimer eux même leur désaccord en envoyant, au Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) et aux instances censées faire respecter la loi (DGCCRF), les publicités qu’ils jugent illégales grâce à un site Internet mis à leur disposition : www.affichezleco2.fr (ouverture du site le mercredi 26 mars).

Cette révélation sur les obligations juridiques des constructeurs automobiles en matière d’affichage publicitaire tombe à point nommé puisqu’une rude bataille se joue actuellement à Bruxelles sur une réglementation concernant le niveau d’émission moyen de CO2 des véhicules particuliers neufs. « Les constructeurs ne pourront plus s’appuyer sur les soit disant préférences des consommateurs pour des véhicules lourds et puissants pour refuser toute contrainte. En effet, s’ils doivent afficher de manière visible l’impact carburant et CO2 des véhicules sur leurs publicités, ils seront probablement amenés à faire la promotion de voitures moins énergivores pour convaincre les consommateurs d’acheter leur produit, soit une inversion de la tendance » analyse Stéphen Kerckhove d’Agir pour l’environnement.

1 Le décret n°2002-1508 du 23 décembre 2002 et l’arrêté du 10 avril 2003
2 La directive européenne 1999/94/CE du 13 décembre 1999 concernant la disponibilité d’informations sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 à l’intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulières neuves
 
Source : RAC-F 

08.04.2008

Affichez le CO2 !

Tout porte à croire que 99% des publicités pour voitures publiées dans les journaux, les magazines ou sur les panneaux publicitaires dans les rues, sont illégales en France et en Europe. En effet, elles semblent bel et bien ne pas respecter la directive européenne 1999/94/CE, laquelle stipule que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ».

Or faites le test : cherchez ces informations sur une pub. Vous les trouverez... systématiquement en tout petits caractères. Bien moins visibles que la « partie principale des informations » – les slogans – figurant dans la pub. En réalité, la consommation de carburant et les émissions de CO2 sont quasi impossibles à lire à moins d’avoir le nez dessus. Et encore...

 

Voici pourtant à quoi ressemblerait cette même publicité si elle respectait simplement la directive actuelle (qui, par ailleurs, proscrit les « fourchettes » de consommation et d’émission pour les différentes versions d’un même modèle, et impose au contraire de mentionner uniquement les valeurs les plus élevées)...

 

Le Parlement européen, pour sa part, s’est prononcé sur la question en octobre 2007. A une large majorité, il a préconisé « qu’un pourcentage minimum de 20 % de l’espace publicitaire soit réservé à des informations relatives à la consommation d’énergie et aux émissions de CO2 ». Si cette intention était traduite dans une directive européenne, voici à quoi une publicité pour auto ressemblerait...

 

Les consommateurs européens ont le droit de savoir combien de CO2 émettent les véhicules que les constructeurs cherchent à leur vendre. Afin de faire respecter ce droit inscrit dans la directive 1999/94/CE transposée en droit français, une coalition d’ONG européennes vous proposent d’exprimer vivement votre désaccord à l’encontre d’un constructeur en vous adressant au Bureau de vérification publicitaire (BVP) et aux différentes administrations publiques chargées de faire respecter la loi en la matière.

La démarche est simple, ne prend que quelques minutes et ne coûte rien :

1. Photographiez ou scannez une pub pour auto qui n’affiche pas les émissions de CO2 en grands caractères (c’est le cas de 99% des publicités actuelles).

2. Complétez le formulaire et chargez (upload) votre scan ou photo via cette page.

3. Envoyez votre désaccord puis répétez l’opération avec une autre pub autant de fois que vous le souhaitez.

 

Source :  http://www.affichezleco2.fr

07.04.2008

Environnement : Des traces de radioactivité autour d'une centrale nucléaire espagnole

L’organisation non gouvernementale Greenpeace a annoncé samedi que des traces de radioactivité avaient été découvertes à l'extérieur d'une centrale nucléaire située au bord d'un fleuve au nord-est de l’Espagne.

Dans un communiqué, Greenpeace affirme que des traces de radioactivité liées au cobalt, au manganèse et à d'autres éléments ont été retrouvées sur les toits, les barrières et en d'autres endroits de la centrale nucléaire Asco, en bordure de l'Ebre à 70 kilomètres de la Méditerranée.

D’après le porte-parole de l’organisation, Mario Rodriguez, un accident impliquant du liquide de refroidissement il y a quelques mois pourrait être à l’origine de la pollution, la fuite n'ayant pas été correctement nettoyée par la suite.

Le personnel de sécurité de la centrale n'avait toujours pas été autorisé à répondre à la presse dimanche soir.

Créée en 1971, Greenpeace est une ONG non violente de protection de l’environnement. Elle est présente dans plus de quarante pays à travers le monde.S.B.
 
Auteur : Fenêtre sur l'Europe
 
873578364.png

14.03.2008

Construire écolo

Suite aux conclusions du Grenelle de l’Environnement, l’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment est plus que jamais une priorité nationale. C’est pourquoi l’ADEME publie le guide « Construire autrement ». Il répond à l’intérêt grandissant et aux interrogations des particuliers et des promoteurs immobiliers pour la construction de logements plus respectueux de l’environnement.

Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, appelle la mobilisation de chacun d'entre nous pour réussir ce vaste chantier. La mise à disposition du guide « Construire autrement » permet aux particuliers de s'inscrire dans cette dynamique.

En France, les bâtiments représentent 43 % de l’énergie consommée et 22 % des émissions des gaz à effet de serre (GES). Diminuer les impacts négatifs des bâtiments sur l’environnement, c’est possible dès maintenant. Les idées, la technique, les matériaux, les équipements et les pratiques existent.

Ainsi, de plus en plus de professionnels, architectes et constructeurs conçoivent des bâtiments moins energivores, moins producteurs de GES aussi bien pour le tertiaire, les bâtiments collectifs ou industriels, que pour les maisons individuelles.

« Construire autrement » est un guide pratique destiné au grand public et aux promoteurs immobiliers. Véritable mine de conseils méthodologiques ou opérationnels, il propose des pistes pour construire une maison alliant confort et maîtrise de l’énergie pour limiter les impacts sur l’environnement : implantation de la construction, choix des matériaux et des équipements…. Ce document mentionne également l’ensemble des conseils pour maîtriser l’énergie de sa maison et adopter un mode de vie harmonieux avec l’environnement : les bons gestes au quotidien, le choix des appareils ménagers économes en énergie...

>>> Construire_autrement.pdf

 

Source : ADEME

Pour un plan stratégique industriel européen sans nucléaire !

 
Les Amis de la Terre et l’ONG internationale d’information sur l’énergie WISE (1) demandent aux ministres européens de l’énergie, convoqués demain jeudi pour le Conseil européen de l’énergie, de retirer toute référence à la dangereuse technique de surgénération nucléaire dans le Plan Stratégique européen pour les technologies énergétiques. Autrement, leur engagement pour un essor durable des technologies permettant de combattre les changements climatiques ne serait pas crédible.

Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie des Amis de la Terre France, précise : « Ces dernières années, plusieurs accidents graves de réacteurs nucléaires ont eu lieu ou ont été évités de peu dans des pays occidentaux. Notre ministre de l’écologie ne doit pas laisser quelques fanatiques de l’atome tuer dans l’œuf avec leur joujou empoisonné le Plan stratégique européen pour les technologies énergétiques. Monsieur Borloo doit rester lucide face aux pressions et intérêts particuliers des gros constructeurs nucléaires français ».

Le Conseil énergétique a présélectionné six orientations indutrielles dans le Plan stratégique proposé par la Commission européenne. D’après Peer de Rijk, du réseau WISE(1) : « D’un point de vue technique, cinq d’entre elles ont un potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre : l’éolien, le solaire, les énergies tirées de la biomasse, la capture et le stockage du carbone et le projet de réseau européen de transport d’électricité. Mais le sixième volet proposé, la ruineuse et dangereuse fission nucléaire, n’a rien à faire dans ce Plan ».

Selon la Commission européenne, cette sixième initiative vise à développer les surgénérateurs dits de quatrième génération. Quand la fission nucléaire a été incluse dans la présélection, le soutien du Conseil de l’énergie à l’ensemble du Plan stratégique a beaucoup diminué. Aujourd’hui, plusieurs ministres de l’énergie refusent catégoriquement d’approuver ce Plan tant qu’il promouvra la surgénération nucléaire.

Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie des Amis de la Terre France, conclut : « Il serait tragique pour la politique climatique européenne que le Conseil de l’énergie renonce à la mise en place d’un vrai Plan stratégique de développement des technologies énergétiques durables, pour complaire à quelques individus passéistes et isolés qui continuent à fantasmer sur la solution nucléaire ».

Pour plus d’information :
Peer de Rijk, World Information Service for Energy (WISE), Amsterdam, wiseamster@antenna.nl +31 620 000 626
Marie-Christine Gamberini, référente énergie pour les Amis de la Terre France : 05 61 52 56 65 mariec@aliceadsl.fr

(1) Le WISE (World Information Service for Energy) est un centre d’information pour les citoyens et les organisations environnementales concernés par les énergies nucléaires, les déchets radioactifs, les radiations et autres sujets asociés. Http ://antenna.nl/wise
 
Auteur : Cyrielle Den Hartigh
Source : Les Amis de la Terre

11.03.2008

3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique


9, 10, 11 mai 2008
à Saintes (17)


Salle Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie), 17100 Saintes.

Présentation et invitation :

Première ville de France à avoir adhéré, en juin 2000, au réseau mondial « Abolition 2000 », Saintes est depuis lors le siège de rencontres nationales et internationales pour l’abolition des armes nucléaires et autres armes de destruction massive : premières Journées du Désarmement Nucléaire (mai 2001), au cours desquelles la « Flamme du désarmement nucléaire » est allumée ; Colloque « Pourquoi et comment sortir du nucléaire civil et militaire ? » (2003) ; Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique (RID-NBC) depuis 2004.

Quatre pays dotés de l’arme nucléaire (France, Etats-Unis, Russie et Grande-Bretagne) étaient représentés aux 1e RID-NBC (octobre 2004), douze pays aux 2e RID (mai 2006), dont l’Iran et le Vietnam par leurs délégations diplomatiques.

Les 9, 10 et 11 mai 2008, Saintes accueillera les 3e Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique.

Ces rencontres sont l’occasion d’échanges conviviaux, dans la tradition charentaise. Elles s’inscrivent au cœur de l’actualité.

Le sort de la planète -donc de chacun d’entre nous- dépend pour une large part du devenir des armes de destruction massive : de leur emploi ou de leur élimination avant qu’il ne soit trop tard. Nous vivons sous des milliers d’épées de Damoclès. Il faut en finir avec cette terreur absurde, pour pouvoir s’occuper de l’essentiel : améliorer la vie des humains, leur sécurité collective, leur bien-être juste et durable.

C’est de cela que doivent traiter les 3e RID-NBC : désarmer pour vivre.

Ce combat pacifique pour l’abolition des armes nucléaires et le désarmement en général est mené depuis des années par de nombreux citoyens du monde entier. Avec des succès et des échecs, des avancées et des reculs… Mais la raison peut encore l’emporter sur la folie qui mène au suicide atomique. Il faut seulement que le bon sens des peuples s’impose à leurs dirigeants, plutôt que le désir de puissance.

Sur les questions de la guerre, de la paix et du désarmement, les grands de ce monde prennent leurs décisions dans les grandes villes du monde : leurs propres capitales, mais aussi New York, siège de l’ONU ; Genève, siège de la Conférence du désarmement ; Vienne, siège de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et du TICE (Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires).

Où peuvent donc se rencontrer les simples citoyens ? En premier lieu, dans leur propre pays et leur propre commune, même la plus modeste. C’est de là qu’ils peuvent faire pression sur leurs élus - locaux, régionaux et nationaux - pour exiger une politique plus humaine, sociale, écologique et pacifique. Les « maires pour la paix » de plus de 2000 villes l’ont compris dans plus de 100 pays : ils ont lancé une campagne mondiale intitulée « nos villes ne sont pas des cibles », qui vise à abolir les armes nucléaires d’ici à 2020. Pour y parvenir, associons-nous à eux.

Saintes est une petite ville de 30 000 habitants, mais il n’est pas besoin d’en compter des millions pour vouloir ce que veulent des milliards d’humains : la paix, la justice et la vie. Saintes, cité bimillénaire ayant survécu à la chute de l’empire romain, sait par expérience ce que Paul Valéry disait au lendemain de la première guerre mondiale : « nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles ». Saintes ne veut pas que la civilisation humaine toute entière se détruise elle-même.

En offrant à des acteurs du désarmement originaires de diverses régions de France, d’autres pays d’Europe et d’autres continents l’occasion de confronter publiquement leurs expériences et de dégager des perspectives d’action commune, les 3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique contribueront à cette mobilisation des citoyens du monde soucieux de libérer la planète de toute menace d’autodestruction.

Si vous partagez ce souci et l’envie de vous informer, la ville de Saintes, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) et les organismes ou associations qui soutiennent cette initiative ont le plaisir de vous inviter aux 3e RID-NBC.

INFORMATIONS PRATIQUES

Les exposés et les échanges ont lieu en français ou en anglais, avec traduction immédiate (dans la limite des possibilités techniques et financières). Les Rencontres se tiennent dans le complexe des salles Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie).

Conférences, tables rondes, ateliers, exposition et événements spéciaux sont ouverts à tout public. Entrée libre dans la limite des places disponibles, avec priorité aux personnes inscrites. L’inscription permet de recevoir des informations pratiques et un badge personnel vous sera remis à l’Accueil. Il est demandé de s’inscrire le plus tôt possible à partir du 15 février 2008.

Les dons destinés à couvrir les frais d’organisation (chèques à l’ordre de : ACDN) pourront, sur demande, faire l’objet d’un reçu fiscal. Seuls les spectacles (concert, films) seront payants. Vente des billets à l’Office de tourisme de Saintes à partir du 10 avril, et le jour même à l’entrée des spectacles.
 

Plus d’information :
http://www.acdn.net
contact@acdn.net
06 73 50 76 61

07.03.2008

Face à la menace climatique, l’illusion du nucleaire

Ce livret inter associatif (RAC, Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace, réseau pour sortir du nucléaire, WWF) présente une série de fiches arguments démontrant que le nucléaire n’est pas la solution aux changements climatiques.

Bien au contraire, le nucléaire constitue un frein aux politiques de développement des énergies renouvelables, à la sobriété et l’efficacité énergétique. A lire de toute urgence !

Ouvrage de 64 pages, couleur, format 20*26. Prix d’achat : 5 € + frais de port

Le commander en version papier

Télécharger la version électronique en PDF

Recherchons un architecte pour la Maison de Bure

L'association Bure Zone Libre et sa Maison de la Résistance qui luttent contre l'enfouissement des déchets nucléaires, recherche un architecte militant.

Ses compétences seront mis à profit pour nous aider dans la réalisation d'un projet de salle(s) multi activités.

De la conception au suivi des travaux, ce projet demandera une certaine disponibilité.

Si le ou la volontaire n'habite pas en Lorraine ou Champagne-Ardenne, nous sommes en capacité de l’accueillir ponctuellement à la maison de Bure dans la Meuse (55).

Cette salle aura pour vocation d'accueillir des réunions militantes, des expos, conférences mais son ambition est également d'être capable d'accueillir des groupes en tous genres (scolaires, associatifs, formations...)

Si ce projet vous intéresse, nous vous invitons à contacter le coordinateur du Réseau “Sortir du nucléaire”, Jocelyn PEYRET <jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr>, qui vous mettra en lien avec la commission qui travaille déjà sur ce projet exaltant.

Pour en savoir plus sur la maison de Bure : http://burezonelibre.free.fr/

Emissions de CO2: les constructeurs automobiles doivent cesser de nous raconter des histoires…

 

Le 17 janvier 2008, Bruxelles et Vienne - A l'ouverture des salons de l'automobile de Bruxelles et de Vienne, Greenpeace interpelle les constructeurs automobiles européens afin qu'ils prennent leurs responsabilités en matière de réduction des émissions de CO2. Leur minutieux travail de sape des efforts européens sur l'amélioration de l'efficacité des véhicules est inacceptable. La crise du climat n'est pas une opportunité pour campagnes de publicité, mais une obligation d'action pour tous.

A Bruxelles, Greenpeace vient de dérouler une grande banderole représentant un Pinocchio vêtu d'une combinaison de course automobile à l'effigie des marques de l'ACEA, l'Association Européenne des Constructeurs Automobiles. « A l'instar de Pinocchio, qui ne pouvait devenir un vrai petit garçon tant qu'il continuait à mentir, les constructeurs automobiles ne seront jamais « verts » tant qu'ils continueront à vendre des véhicules plus lourds et plus puissants !» déclare Helen Périvier, chargée de la campagne Efficacité pour Greenpeace International.

Prêts à tout pour protéger le marché des véhicules lourds et puissants, les constructeurs ont réussi le mois dernier à affaiblir la proposition de l'UE, en faisant passer l'objectif initial de 120 à 130g de CO2 par kilomètre à horizon 2012 et en ajoutant des dispositifs de flexibilité tout à fait inacceptables.

« Les constructeurs automobiles s'évertuent à véhiculer une image verte. Mais derrière les prototypes et autres voitures modèles qui sont mis en avant, se cache un véritable lobby visant à entraver toute législation protégeant le climat, ajoute Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France. Le climat n'est pas une opportunité pour des campagnes de publicité, c'est une obligation à agir dont ne peuvent se dispenser les constructeurs automobiles. Les technologies existent, l'inaction est criminelle !»

Il y a 10 ans, les constructeurs automobiles européens avaient promis, via un accord volontaire, de réduire la moyenne de leurs émissions à 140g/km d'ici à 2008. Mais les progrès des constructeurs pour réduire ces émissions ont été très insuffisants, et leurs promesses se sont révélées n'être qu'une tactique pour retarder tout standard contraignant. Ainsi, alors que les technologies existent, les constructeurs automobiles continuent à se soustraire à leur responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques !

« Les constructeurs français Renault et PSA émettent moins que leurs concurrents allemands et suédois. Pourquoi défendent-ils une position inacceptable du point de vue climatique et surprenante du point de vue stratégique ? » conclut Karine Gavand.Pour Greenpeace, la proposition européenne échouera à réduire véritablement les émissions de CO2 si les décideurs politiques ne s'accordent sur :
  • une moyenne d'émission de 120g de CO2 par km d'ici 2012 et de 80g d'ici 2020 ;
  • un critère de répartition de l'effort basé non sur le poids mais sur l'utilité des véhicules ;
  • la mise en place de pénalités fortes dès 2012
Source : Greenpeace France

Le gouvernement britannique annonce la mise en oeuvre d’une étude sur les agrocarburants.

 
Jeudi 21 février, le gouvernement britannique a annoncé le lancement d’une étude d’expertise sur l’impact des agrocarburants. Cette étude sera conduite par la toute nouvelle Agence britannique sur les carburants renouvelables et portera non seulement sur l’impact immédiat des agrocarburants, mais aussi sur leurs effets dits « indirects ».

Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité

Les élections municipales approchent : il est temps de scruter les programmes des candidats. Dans ce cadre, le Réseau Action Climat appelle les candidats aux élections municipales à s’engager pour la mise en place d’un Plan Climat Energie Territorial sur leur collectivité.

Plus d’info sur le site du RAC

 

Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.

L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.

Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.

1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005. 

 

Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre

Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes

 

 

Biodiversité en Poitou Charentes

 

Le Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel rassemble les partenaires régionaux oeuvrant à la valorisation collective des connaissances sur la biodiversité Le site du réseau permet d’accéder à toutes les informations sur la biodiversité et ses enjeux en Poitou-Charentes : cartographie dynamique, publications, fiches d’acteurs du patrimoine naturel, données sur les espèces de la faune et de la flore et espaces naturels en Poitou-Charentes, complétés par une bibliothèque de liens, des sites pédagogiques, des études et des exemples de bonnes pratiques.

3.000 logements sociaux par an en accession à la propriété : le gaspillage énergétique distribué aux pauvres

 
Transformer les locataires pour faire une France de propriétaires : conformément au souhait présidentiel, la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin a signé avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem) un accord visant à proposer 3.000 logements sociaux en accession à la propriété chaque année.

L’objectif est « très ambitieux », a reconnu Christine Boutin lors de la signature mercredi d’un accord avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem). Les Sem s’y engagent à proposer l’accession à la propriété aux locataires de 3.000 logements sociaux (soit environ 1% de leur parc immobilier) chaque année.

Les 262 Sem qui gèrent en France 480.000 logements s’engagent par ce contrat à multiplier par dix le nombre de logements proposés actuellement à la vente. L’accord, qui porte sur trois ans, prévoit aussi la construction par les Sem de 91.000 logements chaque année. Le président de la fédération des Sem Jean-Pierre Schosteck a reconnu que ce processus était une « nécessité ». De son côté Christine Boutin, qui concède que « la crise du logement ne sera pas résolue avec la vente de 3.000 logements sociaux », a annoncé pour le printemps un projet de loi pour « une politique du logement du XXIe siècle ».

Des logements sociaux de mauvaise qualité thermique

Le gouvernement se dépêche de mettre en vente une grande quantité de logements sociaux, souvent de mauvaise qualité, en particulier thermique et acoustique. Le gouvernement sait déjà, si tout se passe bien, que les rénovations thermiques vont devenir obligatoires lors des transactions immobilières (c’est un des résultats du Grenelle de l’environnement). Or, ces ventes auront lieu avant la mise en place de la législation (qui ne sera pas effective avant 2015, à priori).

Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre déclare : "Les nouveaux propriétaires, plutôt modestes, vont intégrer des logements qui leur coûteront très cher en énergie, et dont ils n’auront pas les moyens d’effectuer la rénovation thermique. Cette disposition va à l’encontre de la volonté affichée tout le long du Grenelle de l’environnement !"

De plus, ces mises en ventes vont supprimer des logements sociaux, pourtant manquant aujourd’hui. Comment les organismes HLM et la Caisse des Dépôts et Consignation vont-ils réussir à combler le manque de logements sociaux si en plus, il y en a 3000 en moins chaque année ?

Les Amis de la Terre espère donc que l’Etat, même s’il ne l’annonce pas, effectuera la rénovation thermique à 80 kWh/m²/an de tous ces logements sociaux mis en vente.

Sources : Les Amis de la Terre

Associations : Un site de participation citoyenne

www.agora-grenelle.fr >>> Un portail citoyen pour le Grenelle de l’environnement 

 
À l’occasion des travaux préparatoires précédant le Grenelle de l’environnement, 6 associations ont mis en place, le 7 septembre, un site Internet, www.agora-grenelle.fr, destiné à permettre l’information des citoyens et leur participation aux propositions en matière de développement durable.

Salon de l’auto de Genève : devinez quelle est la pire voiture de l’année ?

 
Alors que s’est ouvert jeudi 6 mars le salon de l’automobile de Genève, Greenpeace lance un concours sur le site www.greenpeace.fr/voitures et propose au grand public de désigner quelle est la pire voiture de l’année. Les résultats seront délivrés d’ici le 16 mars, dernier jour du salon.

« Avec ce petit jeu, nous voulons provoquer les constructeurs et interpeller leurs clients, déclare Anne Valette, de la campagne Climat de Greenpeace France. Depuis un siècle, l’industrie automobile nous vend du rêve sous la forme de voitures toujours plus puissantes. Avec la crise climatique, ce rêve tourne au cauchemar. »

Dans la catégorie « Pire voiture de l’année », Greenpeace a sélectionné cinq modèles exposés au salon de Genève. Les nominées sont :

  • La BMW 135i Coupé : cette petite voiture rejette autant de CO2 qu’un 4×4 de taille moyenne et arbore pourtant le pseudo label vert « Efficient Dynamics »…
  • La Renault Clio RS F1 2.0 : les versions sport, quelle belle astuce marketing ! Mais qui a besoin d’une mini Formule 1 pour aller chercher ses enfants à l’école ?
  • La Toyota Land Cruiser 4.0 v6 Executive : Oubliez la Prius. Toyota vend surtout des 4×4… et n’est pas près d’atteindre son fameux « Objectif : zéro émissions ».
  • La Volkswagen Golf Plus Comfortline 1.4 : pourquoi les Golf qui se vendent le plus ne sont pas équipées de l’efficace technologie TFSI ?
  • La Volvo 70F 2.0 : ce 4×4 fonctionne avec des agrocaburants, exemple parfait de la fausse bonne idée…

Pour participer au jeu, rendez-vous sur www.greenpeace.fr/voitures !

Sources : Greenpeace France

19.01.2008

EPR : la débandade ! La vente de 2 EPR à la Chine est annulée


- Nouveaux retards sur le chantier EPR en Finlande
- Les ventes d’EPR dans le Golfe sont virtuelles
- L’EPR de Flamanville (Manche) est en sursis

Alors que Sarkozy, EDF et Areva ont annoncé avec tambours et trompettes, le 26 novembre dernier, la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires de type EPR, il apparaît que cette vente est très virtuelle, voire même définitivement annulée. En effet, les Chinois conditionnent maintenant l’achat des deux EPR à un "engagement irréversible" d’Areva à faire un transfert de technologie concernant le retraitement du combustible usé.

Désormais, soit Areva fait allégeance et transfère aux Chinois la technologie de retraitement, ce qui parait très improbable, soit la vente des deux EPR sera définitivement annulée. Cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable que, comme la plupart des pays qui ont des projets nucléaires, la Chine a constaté que l’EPR est un réacteur archaïque. Certes, tous les réacteurs sont dangereux et, selon nous, devraient être fermés au plus vite, mais il apparaît que l’EPR est le pire de tous les réacteurs existants.

D’ailleurs, le chantier du seul EPR exporté, en Finlande, compte désormais plus de deux ans de retard : le 28 décembre dernier, information qui n’a hélas pas été diffusée en France, un retard de 6 mois supplémentaires a été déploré par les autorités finlandaises. Les pertes financières du chantier dépassent désormais le milliard d’euros, facture qu’Areva est tentée de faire acquitter au moins partiellement par l’argent public français dans le cadre d’une garantie Coface(*).

Par ailleurs, les annonces récentes du VRPrésident Sarkozy, concernant la vente de réacteurs EPR dans certains pays méditerranéens (Libye, Abu Dhabi), ressemblent fort à des effets d’annonce tant la construction de ces réacteurs semble lointaine voire improbable : on ne fait pas surgir des réacteurs nucléaires dans des pays où n’existent ni cadre légal, ni autorité de sûreté, ni réseaux électriques adaptés.

Finalement, les différents effets d’annonce concernant de supposées ventes d’EPR à l’étranger semblent avoir pour seul objet de rendre acceptable aux yeux de l’opinion publique française la construction d’un EPR à Flamanville (Manche). Il se trouve néanmoins que ce réacteur, dont la construction a tout juste commencé, est en sursis : dans quelques semaines, la Cour administrative d’appel de Nantes rendra son verdict suite au recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" contre le permis de construire de l’EPR.

Dans tous les cas, le Réseau "Sortie du nucléaire" demande aux citoyens de prendre acte de ce que, sans même parler des risques, des déchets, de la prolifération, l’industrie nucléaire est condamnée à moyenne ou brève échéance par l’épuisement des réserves d’uranium (le combustible des réacteurs).

D’ores et déjà, le prix de l’électricité nucléaire flambe - la France paye désormais au Niger un prix plus élevé de 50% - et pourrait rapidement devenir extrême. Il serait très sage d’annuler la construction de l’EPR prévu à Flamanville, de programmer la sortie du nucléaire et de lancer immédiatement un grand plan d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

(*) La Coface est une institution française qui garantit, en particulier avec l’argent public, les contrats industriels à l’exportation dans les pays instables. Il est d’ailleurs incompréhensible qu’Areva ait bénéficié d’une garantie Coface pour une exportation en Finlande ! (Cf http://www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf )


Auteur : Sortir du nucléaire

12.01.2008

De bonnes résolutions pour 2008

Voeux de planète éolienne 

La nouvelle année commence et Planète éolienne vous présente ses meilleurs vœux. Nous espérons que 2008 verra beaucoup d'éoliennes installées et beaucoup d'autorisations accordées pour de nouveaux parcs éoliens de qualité en France et à travers le monde.

C'est le moment aussi de revenir sur 2007 qui a été une année importante pour l'éolien, pour les énergies renouvelables et la protection de l'environnement en général.

Au 1 er janvier 2008, près de 2700 MW d'éolien sont en exploitation en France. Sur la période allant du 1 er février 2006 au 1 er février 2007, 1480 MW de permis de construire ont été accordés (d'après la Direction générale de l'énergie et des matières premières). Comme 2787 MW avaient déjà été accordés entre le 1 er février 2004 et le 1 er février 2006, une tendance forte se dessine et 2008 doit poursuivre et accentuer cette progression. La France pourrait ainsi dépasser les 5000 MW en exploitation en 2010. C'est bien, mais on est loin du compte en comparaison aux 14 500 MW prévus pour cette date par l'Arrêté du 7 juillet 2006 (programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité).

L'offshore doit jouer un rôle prépondérant dans le développement de l'éolien à l'avenir, mais on a la désagréable impression que les projets stagnent en France. Nos voisins européens prennent une avance significative dans ce domaine et la France risque à nouveau de se retrouver à la traîne. L'éolien offshore doit absolument décoller en France en 2008.

2007 a également été une année où la prise de conscience de la crise environnementale a progressé au sein de la société française. Le Grenelle de l'environnement en a été l'expression la plus médiatique. Les énergies renouvelables y ont à nouveau été plébiscitées. 2008 doit être l'année de la mise en application des mesures préconisées lors de ce Grenelle. Planète éolienne veillera tout particulièrement à ce que l'éolien continue de bénéficier d'un cadre réglementaire favorable puisque celui-ci est indispensable pour dépasser les 20 % d'énergie d'origine renouvelable (totale, pas seulement l'électricité) en 2020.

L'analyse du bilan régional du taux de refus des permis de construire de parcs éoliens montre de grandes variations régionales. Planète éolienne applaudit la Basse-Normandie, la Bourgogne, la Bretagne, le Centre, la Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, les Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes. Ces régions affichent des taux de refus d'autorisation inférieurs à 30 %. Elles sont sur la bonne voie et il faut continuer en 2008 !

Ailleurs par contre, des sifflets seraient plus appropriés : avec des taux de refus respectivement de 100 % et de 94 %, les régions Limousin et PACA ne semblent pas se rendre compte que c'est dès maintenant qu'il faut agir pour que la France respecte ses engagements en matière d'énergie renouvelable. On remarque aussi les zéros pointés des régions Aquitaine et Alsace : aucun projet refusé, aucun projet accepté. Devant ce manque évident de (bonne ?) volonté, Planète éolienne se permet de prendre les devants pour les traditionnelles résolutions de début d'année: « L'éolien, ici et maintenant. Et si, en 2008, nous installions des éoliennes dans notre région pour produire de l'électricité propre ? »

Pour Planète éolienne, les résolutions du nouvel an sont toutes simples : nous allons continuer à diffuser, sur notre site internet et via notre trimestriel Planète Eolienne Infos , des informations les plus objectives possibles sur l'éolien afin de lutter contre la diabolisation orchestrée par les opposants. Nous allons continuer à aider les Associations Locales de Promotion de l'Eolien (ALPE) pour que l'éolien de qualité trouve toute sa place dans les régions et dans le mix énergétique français.

Gilles Vairel
Prédisent de Planète éolienne

PS. Nous proposons également une bonne résolution à Jean-Pierre Pernaut, journaliste à TF1 : M. Pernaut, pourquoi ne pas arrêter en 2008 de diffuser dans le journal de 13 h des reportages anti-éolien primaires où aucun argument pro-éolien n'est jamais avancé ? Des adhérents d'ALPE nous ont alertés à plusieurs reprises à propos de votre parti-pris anti-éolien et nous espérons que votre journal abordera à l'avenir la question des éoliennes avec plus d'impartialité. Nous sommes à votre disposition pour vous y aider.

 

08.01.2008

Eolien : un développement mesuré

La Direction générale de l’énergie et des matières premières a publié son enquête 2007 sur l’instruction des demandes de permis de construire d’aérogénérateurs.

L’enquête indique un développement de l’éolien qu’on ne saurait qualifier de fulgurant, mais qui est néanmoins significatif.

« Alors que l’on dénombrait 566 demandes de permis de construire en cours d’instruction au 1er février 2005, pour une puissance s’élevant à 3198 MW, leur nombre s’élève deux ans plus tard à 900 pour 5171 MW. » peut-on lire, par exemple sur le site du ministère de l’industrie.

Mais l’intérêt de l’enquête réside moins dans l’appréciation du volume d’ensemble que dans les détails donnés par départements.

Une série de cartes donne à voir l’évolution, depuis 2001, de la demande de permis de construire et, parallèlement, l’évolution des permis accordés.

L’enquête livre aussi un tableau qui révèle l’étonnante disparité des réponses des autorités de l’État dans les différentes régions :
- D’un côté, l’Auvergne ou Midi-Pyrénées, où aucun des permis déposés n’a été refusé.
- A l’autre bout du spectre, le Limousin détient le record des refus (avec 100% de refus pour ce qui est des projets sur lesquels il a été statués). La région est talonnée par Provence-Alpes-Côte-d’Azur qui n’a accepté que 4 projets et en a refusé 94.
- Les autres régions ayant des taux de refus très variables (allant de 8 % à 64 %).

Enfin, l’enquête fait un premier point d’étape sur la récente obligation (de fait) de créer des zones de développement de l’éolien (ZDE).

Depuis le 14 juillet 2007, seules les installations qui sont situées dans une ZDE peuvent bénéficier de l’obligation d’achat (obligation faite à EDF de racheter l’électricité produite).

Cette disposition nouvelle est à haut risque pour le développement de l’éolien. Si peu de ZDE sont créées, ou de trop faible dimension, elle pourrait représenter un coup de frein mis au démarrage timide de l’éolien en France.

Avec 9 ZDE acceptées et 2 demandes en cours d’instruction, la région Nord-Pas-de-Calais est la plus avancée. Plusieurs autres régions semblent, en revanche, totalement ignorer la question (source).

06.01.2008

Ecologie Poitiers

Voilà un tout nouveau blog de photos d'activités militantes d'associations de protection et de défense de l'environnement de Poitiers et de ses alentours. Alimenté au fil du temps, il est à visiter et à revisiter... Un blog plein de promesses...

http://ecologie-poitiers.hautetfort.com/

05.01.2008

Brennilis : c’était vrai !

La centrale nucléaire de Brennilis est le site du premier réacteur nucléaire à être déconstruit en France. C’est aussi le premier exemple des difficultés et des surcoûts que représente le démantèlement de ces centrales.

Le 30 novembre 2007, à Brest, Christian Bucher, Porte-parole des Verts Michel Marzin, ancien travailleur de la centrale, militant Vert, Gérard Guen, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste, et Roger Abiven, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste, ont publié un communiqué sur Brest-ouVert.

Les auteurs se félicitent que soit enfin reconnue la réalité des pollutions.

Tritium en grande quantité (au moins 100 fois supérieures aux rejets cumulés des 4 réacteurs 900 MWe de la central du Blayais soit, par unité de puissance, une pollution plus de 7 000 fois supérieure).), mais aussi césium 13 et cobalt 60 en quantité très supérieurs aux résultats officiels, de l’argent 108m non détectée . Et puis surtout il y a le plutonium détecté dans le chenal de rejet des eaux du site de Brennilis.

Le plutonium n’est pas n’importe quel radio élément. C’est une matière fissible, un métal argenté très radioactif ( un milligramme de plutonium peut suffire à induire un cancer) utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires. Sa période de demi-vie est de 24 000 ans pour l’isotope 239. La gestion des déchets radioactifs présente de graves anomalies.

EDF se révèle incapable d’évaluer correctement l’activité des matériaux présents sur son site. Les contrôles effectués ont montré que la sous-évaluation atteint des facteurs 30 à 200….

La gestion des déchets s’avère chaotique (futs toxiques mal répertoriés, stockés sur le site pendant des années..). Alors que la fin du démantèlement de la centrale de Brennilis est programmée en 2020, on s’aperçoit que le site d’enfouissement profond pour recueillir les déchets les plus polluants ne sera réalisé qu’en 2025 !

En dépit des centaines de millions engloutis dans cette aventure, l’opération exemplaire tourne au fiasco, la vitrine du savoir-faire français se fissure…

Opacité, ratés , inconséquences….

Le démantèlement du bloc réacteur entraînera des rejets à des niveaux comparables à ceux d’une centrale nucléaire en fonctionnement, vu le déroulement des deux premières phases il y a de quoi s’inquiéter !

Le risque permanent pour les travailleurs, la population et l’environnement, lié à la complexité et la difficulté des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis nous livre un terrible pronostic. A partir de 2010-2015, lorsque la cinquantaine de réacteurs français construits dans les années 70-80 (autrement plus puissants que celui de Brennilis) vont, eux aussi, entrer dans leur phase d’agonie, tout nous laisse penser qu’en matière de démantèlement le pire est à venir.

Source : Citron vert 

Auteur : Philipe Ladame

03.01.2008

Ouverture du marché de l'énergie

Faut-il garder le tarif "administré" ou quitter EDF  ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne donne pas de consignes mais conteste la "compétitivité" de l'électricité nucléaire.

Lire le communiqué de presse...

 


 

La France et le nucléaire : un flop économique

A l’occasion de l'ouverture totale du marché de l'énergie, le Réseau "Sortir du nucléaire" publie un dossier qui fait la vérité sur la réalité économique de l'option nucléaire imposée en France.

Téléchargez le dossier du Réseau (pdf - 540Ko)

 


 

Pour une gestion démocratique d’un vrai service public de l’électricité...sans nucléaire
Analyse de la situation, commentaires et propositions par Didier Anger, administrateur du Réseau Sortir du nucléaire

Lire l'article de Didier Anger...

 


 
Etude comparative des fournisseurs d’électricité
Greenpeace publie le guide " Écolo Watt" pour vous aider à choisir votre fournisseur d’électricité verte en mettant en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique.

Selon ce guide, Enercoop (http://www.enercoop.fr/) apparaît de très loin comme le seul fournisseur à proposer aux consommateurs une offre écologique sérieuse. À part GEG Sources d’énergies, qui atteint un niveau moyen, tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, Electrabel, Gaz de France), voire catastrophiques (EDF et Direct Énergie).

Pour en savoir plus, téléchargez le comparatif de Greenpeace "Écolo Watt" (pdf - 820Ko)

 


 

L'association de consommateurs “UFC-Que Choisir” appelle les consommateurs à conserver leurs contrats actuels
L'UFC-Que Choisir lance une campagne d'information et met à la disposition des consommateurs :

  • Un serveur vocal d'information : 0 811 88 10 88 facturé au coût d'une communication locale.
    > Voir en ligne
  • Une liste de plus de 50 questions/réponses.
    > Voir en ligne

 

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

4ème rapport du Giec

"Tout converge pour montrer la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat", a, de son côté, souligné Susan Solomon, présidente du groupe de travail scientifique en présentant le 4è rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).

 

Une dépêche AFP résume ainsi le consensus scientifique : « Fruit des études croisées de plusieurs milliers de scientifiques, le pronostic livré aboutit à une perspective de +1,8 à +4°C d’ici la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999, une "meilleure estimation" parmi six scénarios envisagés, du plus vertueux au plus débridé.

 

Ces valeurs sont donc des moyennes, prudemment adoptées par consensus entre les représentants des Etats, qui n’excluent pas un emballement jusqu’à 6,4 degrés dans le pire des cas et peut-être même deux fois plus aux pôles.

 

La température moyenne de la Terre s’établit actuellement autour de 14°C, 14,54°C pour 2007 selon les chiffres de la météo britannique.

 

Outre la hausse du thermomètre, celle du niveau des océans pourrait atteindre près de 60 cm, tandis que les experts jugent "très probable" que chaleurs extrêmes, vagues de chaleur et épisodes de fortes précipitations "continuent de devenir plus fréquents". »

Le problème n’est donc plus tant d’évaluer le phénomène. Il ne s’agit même plus tellement de "faire prendre conscience" aux responsables, puisque, tels Jacques Chirac, ils en font des tonnes. Le problème est bien de mettre en place les politiques concrètes qui permettraient de limiter la casse.

 

On trouvera en sur le site IPCC, les documents constitutifs du rapport du Giec, parmi lequel une synthèse de 37 pages (.pdf) "à l’intention des décideurs" (Summary for policymakers)

 

Source : Citron vert 

19.12.2007

Normes d’émissions de CO2 pour les moteurs : la Commission européenne cède au lobby automobile.

 

 

 

Greenpeace estime que les mesures présentées le 19 décembre 2007 par la Commission européenne pour limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers, privilégient les intérêts de l’industrie automobile européenne au lieu de relever le défi des changements climatiques.

 

La Commission européenne propose de limiter les émissions à une moyenne de 130g de CO2/km pour les véhicules neufs d’ici à 2012 (contre 160g en 2006). Un objectif revu à la baisse par rapport à l’ambition initiale de 120g CO2/km. Pire, le texte ne propose aucune réduction supplémentaire à plus long terme, alors que les ONG demandaient un engagement sur 80g à horizon 2020.
 

Côté sanctions financières à l’encontre des constructeurs qui ne respecteraient pas ces limitations, la Commission opterait pour une amende de 20 € par gramme de C02 en trop en 2012, et de 95 € en 2015 seulement. Des pénalités trop légères pour avoir un effet dissuasif et qui ne seront intégralement appliquées qu’en 2015.

 

Enfin, ultime cadeau aux industriels : le taux d’émissions de CO2 des véhicules neufs serait calculé en fonction du poids des voitures. Rien pour les inciter à produire des véhicules plus légers, donc moins gourmands en carburant.

 

« Voilà plus de quinze ans que la norme des 120g/km est évoquée en Europe comme l’une des solutions pour limiter l’impact du secteur des transports sur le climat, déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France.Au lieu de relever le défi, la Commission cède au lobby automobile. Dans ces conditions, on ne voit pas comment l’Union européenne va pouvoir respecter son engagement, réaffirmé à Bali, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre 20 à 30 % d’ici à 2020. »

 

Greenpeace exhorte le Parlement et les ministres européens de l’Environnement à résister à la pression de l’industrie automobile et à renforcer la législation proposée. Greenpeace s’adresse en particulier à la France, restée trop discrète alors que les conclusions du Grenelle de l’environnement indiquaient que le seuil des 120g était un préalable à toute négociation.


« Il faut la norme la plus exigeante pour tous »,
avait même déclaré le président Sarkozy. « Depuis la France ne s’est exprimée que pour défendre, sans succès, les intérêts des industriels français face à leurs concurrents allemands », reprend Karine Gavand.

 

Pour cela, la France doit pousser la Commission européenne à :
- restituer l’objectif de 120g de CO2/km d’ici à 2012 et l’assortir d’un objectif de 80g de CO2/km à horizon 2020 ;
- prendre comme critère pour les standards d’émissions, l’utilité du véhicule (calculée à partir de l’empreinte au sol) et non son poids ;
- imposer des sanctions fortes : 150 €/g de CO2 dépassant la limite légale, quel que soit le véhicule.

 

« Les technologies existent, l’urgence climatique est là. La Commission doit prendre ses responsabilités. La France qui présidera l’Union en 2008 a un rôle majeur à jouer. Nous lui demandons d’être ambitieuse et exigeante ! », conclut Karine Gavand.

Source : Greenpeace France 

Les records de consommation d’électricité consacrent l’échec de l’option nucléaire française

 
Malgré la nécessité d'économiser l'énergie, la France vient une nouvelle fois de battre son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l'électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l'Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe [1], qui entraîne une surconsommation d'électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

Le nucléaire, dont la production manque de souplesse, est incapable de répondre aux pointes de consommation dont il est pourtant responsable. De fait, quand il fait froid comme actuellement, il faut faire fonctionner des centrales au charbon et au fioul fortement émettrices de CO2, mais aussi importer au tarif fort de l’électricité depuis les pays voisins. Mais ces derniers pourront-ils toujours fournir l’électricité manquante à la France ? La France n’est-elle pas sous la menace d'une pénurie d'électricité en cas de nouvelles baisses de la température et/ou d'indisponibilité de moyens de production ?

Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans  publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » [2], une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. Pour cela, il faudrait lancer un programme d’isolation du bâti ancien et remplacer les équipements les plus gourmands en énergie (électroménager et éclairage) par des appareils sobres. Il faudrait aussi remplacer le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques par des installations de chauffage utilisant la biomasse (bois, résidus de récolte, déchets organiques) et par des panneaux solaires thermiques.

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

Il est plus que temps de changer notre manière de produire et de consommer l’énergie pour éviter ces pics de consommation et les risques de pénurie.

[1] 7 millions de ménages se chauffent à l’électricité en France.
[2] <http://www.sortirdunucleaire.org/>
 
Source : Réseau Sortir du Nucléaire 

16.12.2007

mesecogestes.org

Nos comportements quotidiens sont aujourd’hui responsables de 50% des émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du changement climatique de la planète. Pourtant, il existe différents moyens d’agir pour la protection de notre environnement, même à l’échelle individuelle... Aujourd’hui, jusqu’à 45% de la consommation énergétique de votre logement peut ainsi être économisée ! Grâce à des gestes très simples, et souvent économiques, chacun peut agir au quotidien pour réduire son impact sur le climat. Encore faut-il les connaître !

Le Collectif Energ'Ethique a conçu une série de 50 éco-gestes, en format audio. Ils sont répartis en 5 thématiques : Eau, Energie, Transports, Déchets et Eco consommation. Vous pouvez les écouter en ligne sur notre site.

Vous souhaitez les diffuser ?  N'hésitez pas à nous contacter !

Nous mettons gratuitement ce support à disposition des radios associatives ou des webradios.
 
 

15.12.2007

Un dispositif CO2 contraignant pour les constructeurs d’automobile


Le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une directive établissant un objectif moyen obligatoire de 125 g de CO2/km à atteindre par la flotte européenne d’ici à 2015, puis progressivement jusqu’à 70 g/km à l’horizon 2025.
Ce faisant, il préconise une valeur limite plus stricte que celle envisagée par la Commission pour les seuls constructeurs d’automobiles, mais diffère de 3 ans la date butoir de respect de cette valeur.

Parallèlement, le Congrès américain devrait bientôt légiférer pour améliorer de 40 % l’efficacité énergétique des voitures d’ici 2020. Le 30 novembre 2007, les négociateurs du Sénat et de la Chambre des représentants ont trouvé un accord global, selon le New York Times.
Les véhicules mis sur le marché devront atteindre, en moyenne, une consommation équivalent 6,7 l / 100 km, soit 162 g de CO2 / km pour une voiture essence. Les normes actuelles équivalent à 8,6 l / 100 km (208 g de CO2 / km) pour les véhicules particuliers, et à 10,6 l / 100 km (257 g de CO2 / km) pour les plus grosses voitures (4x4, pickups). Elles n’ont pas changé depuis 1984.
L’accord doit maintenant devenir loi, ce qui suppose qu’il résistera au véto du président Bush et aux pressions des différents lobbies industriels.
 
Source : APCDE 

12.12.2007

L’impact de vos déplacements sur l’environnement et vos dépenses


Le coût annuel d’une voiture particulière (6 000 €) est près de 20 fois supérieur à celui lié à l’utilisation des transports publics (310 €) et 60 fois supérieur au coût d’un vélo équipé et entretenu (96 €).
Si vous souhaitez faire des économies sur votre budget véhicule, vous pouvez facilement économiser 1 l de carburant tous les 100 km en réduisant de 10 km/h votre vitesse sur autoroute ou voie rapide !
Néanmoins, le coût d’une voiture particulière reste très élevé, sans parler de son impact sur les émissions de gaz à effet de serre.

Pour vous aider à comparer différents modes de transports pour un déplacement de type domicile-travail, l'ADEME met à votre disposition une calculette « Eco-déplacements ».

Cet outil Internet permet d'en évaluer l’impact sur les dépenses, les émissions de gaz à effet de serre et les consommations de carburant.
 
Source : APCDE 

Club des établissements écomobiles de l’agglomération de Poitiers


Dans le cadre de son Contrat Local d’Initiatives Climat (CLIC), la Communauté d’Agglomération de Poitiers invite tous les établissements engagés dans une démarche de Plan de Déplacement d’Etablissement (PDE) à adhérer au club des établissements écomobiles, regroupant des entreprises, des collectivités, des administrations ou encore des établissements scolaires.

La CAP organisera une série de rencontres thématiques et permettra que certains points méthodologiques soient traités collectivement.
Cette initiative représente donc en particulier une aubaine pour les établissements dont les moyens d’actions sont limités, et pour tous ceux qui sont convaincus qu’une mutualisation de moyens participera à l’efficacité des projets.
D’ores et déjà, une lettre trimestrielle est adressée aux acteurs participant à cet élan collectif.
 
Source : APCDE 

Le covoiturage en Poitou-Charentes

Les Communautés d’Agglomération de La Rochelle et Rochefort, la Communauté de communes de Plaine d’Aunis se sont engagées en 2007 dans un dispositif d’animation de covoiturage sur l’ensemble de leur territoire de compétence.

Après un an d’expérimentation, le bilan se montre très positif : près de 1 900 utilisateurs répartis équitablement entre chauffeurs et passagers ont permis un évitement de 373 000 km cette année. Les trajets sont de distance importante (moyenne de 30 km) et de fréquence occurrente (42 % covoiturent tous les jours).

Fort de ce constat, le Conseil régional de Poitou-Charentes projette d’étendre le dispositif à l’ensemble de la région.
En 2008, site internet et service d’appel téléphonique permettront aux usagers de s’inscrire pour un ou plusieurs trajets.

Le dispositif sera également accompagné par des partenaires publics et privés dont les rôles pourront consister à animer le service (promotion, permanences…) et à mettre en place des aménagements dédiés (aires de stationnement, etc.).

11.12.2007

CONFERENCE-DEBAT : CONSOMM’ACTEURS ou le POUVOIR de nos ACHATS, de notre EPARGNE au service de la santé, l’environnement et de la solidarité

 
 
 
 ACEVE (Association pour la Cohérence Environnementale en ViennE)

Vendredi 18 janvier 2008
à 20h15
Salle polyvalente de QUINÇAY

Entrée gratuite
 
avec
Pascal CANFIN
journaliste-économiste au magazine « Alternatives Economiques »
co-auteur de « La consommation citoyenne », « Les placements éthiques et solidaires »
 
 
débat avec
« La NEF » coopérative de finances solidaires / Vienne Agrobio / un entrepreneur en écohabitat


Renseignements complémentaires :
Tél. : 05 49 51 99 18
Courriel : gregis@wanadoo.fr

09.12.2007

L’Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à « cinq » n’est pas rétabli.

 

Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d’activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s’étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d’Etat et la secrétaire d’Etat, les associations de l’Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n’est pas rétabli.

 

L’Alliance demande au Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo d’organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s’était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu’il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n’est pas une fin, c’est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

 

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance pour la planète.

 

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d’associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

 

« L’Alliance demande au président de la République et au ministre d’Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot.

Les écolos au Grenelle

 

08.12.2007

Journée mondiale du climat

Collectif énerg'éthique - RDV à16h pour un tour en ville et inviter les commerçants à fermer leur porte au gaspillage.17h : table ronde "Nous partageons le climat ".
 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !
 

05.12.2007

Nucléaire en Libye, au Maroc, en Algérie : Sarkozy

Greenpeace dénonce l'accord de coopération nucléaire entre la France et l'Algérie annoncé par Nicolas Sarkozy lundi 3 décembre, lors de son voyage officiel à Alger. Après la Libye et le Maroc, le Président français tente de mettre l'Algérie sous dépendance nucléaire française, instrumentalisant comme d'habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d'Areva.

Sur fond de polémique sur le passé colonial de la France en Algérie, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans ce voyage d'État pour « refonder le partenariat d'exception qui lie l'Algérie et la France à travers des projets concrets et des initiatives qui profitent directement aux populations », a affirmé le porte-parole de l'Élysée.

« En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations ? Libye, Maroc, Algérie… Quels sont les deals en cours ? On peut s'interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d'Areva, alors qu'ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables ? », s'interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Vendre des EPR au Maroc ou en Algérie, pays inondés de soleil, ressemble plutôt à du néo-colonialisme industriel. En vendre en Libye est en plus irresponsable du point de vue des risques de prolifération. Et pour construire coûte que coûte l'EPR français de Flamanville (Manche), dont le chantier a officiellement débuté lundi 3 décembre, EDF n'hésite pas à faire le coup de force et à violer la loi française de protection du littoral. La Cour d'appel du tribunal administratif de Nantes doit d'ailleurs se prononcer prochainement sur l'irrégularité de cette construction.

L'enjeu industriel et énergétique du partenariat entre la France et le sud de la Méditerranée, région disposant d'un fort potentiel de renouvelables, concernant en particulier le solaire, doit porter sur des choix d'avenir, qui renforcent réellement la sécurité et l'indépendance énergétique des partenaires, et permettent de lutter efficacement contre les changements climatiques.

« Alors que s'ouvre la conférence des Nations unies à Bali (Indonésie), l'urgence impose de ne pas divertir les investissements énergétiques au profit d'une technologie dépassée. En ce qui concerne le climat, le nucléaire c'est trop tard, trop cher et trop risqué ! », conclut Yannick Rousselet.

01.12.2007

Préserver la Nature


Du local au global, agissons contre le changement climatique !

 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

° Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes…) ;
° Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
° Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires

Les fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto.


Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez les évènements partout en France pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !

De Grenelle à Bali,
agissons contre le changement climatique !

 

1 - Réclamer la « justice climatique », c’est exiger des pays du Nord, émetteurs de gaz à effet de serre, la reconnaissance d’une dette environnementale envers le Sud, qui pourrait par exemple être soldée par le financement des énergies renouvelables au Sud
 
Réseau Action Climat France 

Journée mondiale du climat, à l'initiative du RAC, Réseau Action Climat

 
Dans le cadre de la journée mondiale du climat, à l'initiative du RAC, Réseau Action Climat, les Amis de la Terre-Poitou convient à une prise en main collective de ce problème.
 
La samedi 8 décembre à 16 heures, rendez-vous  entre Saint Porchaire et la gargouille : distribution de tracts et fermeture de portes!

 

Puis à 17 heures, salle Timbaud de la Maison du Peuple, table ronde  : "Nous partageons le climat ".

30.11.2007

Un mois après la conclusion du Grenelle, le flou règne !

Près d'un mois après la conclusion du Grenelle, les associations de l'Alliance pour la Planète s'inquiètent de l'absence de dispositif général de suivi des décisions prises. Assiste-t-on à une reprise en main du Grenelle par l'administration et les lobbies ?

Alliance pour la planète

27.11.2007

Grenelle de l’environnement : Agir plutôt que discourir !

Paris, le 26 novembre 2007 : Après plusieurs mois d’intense activité ayant rythmé le Grenelle de l’environnement, le Gouvernement semble tétanisé à l’idée de passer de la simple communication à une action reposant sur des lois et règlements. Constatant un début d’impatience et d’inquiétude de la part du monde associatif, le ministre de l’Ecologie tente d’emplir le silence assourdissant qui a fait suite au discours présidentiel. Une nouvelle fois, la communication politique tient lieu de stratégie et occulte volontairement toute mesure contraignante.

Alors que la mise en ouvre du Grenelle était annoncée pour le 15 décembre, Agir pour l’Environnement constate que le Chef de l’Etat est plus prompt à discourir qu’à agir. Au lyrisme et à la grandiloquence présidentielle a fait suite un flou particulièrement étonnant. L’association craint que « l’arbre de la communication cache la forêt des mesures à prendre ! »

En annonçant que seule la clause de sauvegarde sur les OGM (accompagnée d’une loi dont le contenu demeure pour le moins mystérieux) et le bonus-malus sur les véhicules propres feraient l’objet de dispositions réglementaires et que le reste des mesures seraient reportées sine die à une date ultérieure, il est à craindre que le bilan du Grenelle soit particulièrement léger.

Force est de constater que les relevés de décisions, particulièrement ambivalents et sujets à toutes les interprétations, nécessitent un travail de relecture. Agir pour l’Environnement espère que ce temps d’interprétation ne sera pas mis à profit par les groupes de pression de toute sorte pour affadir encore des décisions en demi-teintes.
 
Source : Agir pour l'envrionnement 

20.11.2007

Voitures moins émettrices de CO2 : les constructeurs français sont sur la bonne voie mais peuvent mieux faire.

 

La fédération européenne T&E (Transports&Environnement Europe) a publié jeudi 15 novembre un récapitulatif des émissions de CO2 par constructeur automobile. Les chiffres publiés proviennent de données officielles émises par l'Union européenne sur les ventes de véhicules neufs commercialisés en 2006. Cette étude fournit un état des lieux très utile au moment où le gouvernement français s'est engagé à réduire les émissions du parc automobile français lors du Grenelle de l'environnement.

Au regard des premiers résultats de cette étude, les industries automobiles française, italienne et japonaise ont accru leur avance par rapport à leurs concurrents allemands dans la course vers la construction de véhicules à faible consommation et moins émetteurs de CO2. Parmi les principaux constructeurs automobiles en Europe, les industriels allemands ont aggravé leurs émissions de CO2 des nouveaux véhicules d'en moyenne 0,6 %. Là où les groupes français et italiens les ont réduites de 1,6 % en moyenne, par rapport à 2005. De tous les groupes constructeurs d'automobiles en 2006, c'est Toyota qui a réalisé la meilleure progression avec une moyenne des véhicules vendus émettant 5 % de CO2 de moins que l'an dernier.
PSA Peugeot Citroën (142g/km), Fiat (144g/km) et Renault (147g/km) ont vendu les véhicules les moins émetteurs en Europe en 2006. Le groupe allemand Daimler, construisant des véhicules toujours plus polluants, avec une augmentation de 2,8 % des émissions, reste en dernière position avec 188g/km.

Agir pour l'environnement, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Action Climat et WWF invitent les constructeurs hexagonaux à profiter de leur avantage pour œuvrer en faveur d'une réglementation européenne très ambitieuse et garante des grands équilibres climatiques.

Jos Dings, directeur de Transport&Environnement, constate que « le lancement de deux ou trois modèles "Éco" n'est pas un élément suffisant pour résoudre les défis du dérèglement climatique, de l'augmentation du prix du pétrole ou de la dépendance de l'Europe par rapport au pétrole importé ». L'Europe a besoin de mettre en place des normes de CO2 qui s'appliquent à l'ensemble des véhicules et non seulement à quelques modèles servant à sauver les apparences.

Concernant les critères permettant de fixer ces normes d'efficacité énergétique, des études des études réalisées aux États-Unis ont prouvé de manière indiscutable que l'application de normes liées au poids conduisaient à la mise sur le marché de véhicules plus lourds, plus polluants et plus dangereux. Après examen de plusieurs critères alternatifs, le gouvernement américain a décidé, en 2004, de fonder les nouvelles normes d'efficacité énergétique des utilitaires légers sur leur « empreinte au sol ».

Les associations appellent le gouvernement français à peser de tout son poids, en particulier lors de sa prochaine présidence de l'UE, afin que la réglementation européenne actuellement en préparation soit applicable dès 2012 avec un objectif de rejets de CO2 fixé à 120g/km strict pour la moyenne des véhicules commercialisés dans les pays de l'Union européenne.

Bien que cette réglementation européenne soit un progrès, les associations attendent d'autres mesures notamment celle visant à limiter les vitesses autorisées sur les routes et autoroutes. Au-delà de l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules, la réduction de la demande de transports motorisés (aménagement du territoire, relocalisation des activités, filières courtes, etc.) et le développement des modes de transport sobres en carbone (rail, voies d'eau, transports en commun, vélo) doivent être une priorité pour répondre au défi majeur de réduction des gaz à effet de serre.

17.11.2007

Giec : c'est maintenant qu'il faut sauver le climat !

 

Aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture de la réunion du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec), dans la Cité des Sciences et des Arts de Valence (Espagne), quinze activistes de Greenpeace ont accroché à la structure du bâtiment trois banderoles, d'une surface totale de 400 m2, portant le message : « Warning : save the climate now » (« Attention, c'est maintenant qu'il faut sauver le climat »).

Les experts du Giec, élu Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, se réunissent cette semaine pour se mettre d'accord sur la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier – évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles – et rendre public, le 17 novembre, leur rapport, le quatrième et le plus important de tous. Greenpeace a le statut d'observateur au sein du Giec et a une délégation présente à la réunion.

« Publié un mois de la conférence des Nations unies sur le climat qui va se tenir à Bali, ce rapport est crucial : il va mettre en lumière les problèmes, les causes et les solutions aux changements climatiques et servira de document de référence pour les décideurs, explique Karine Gavand. Les changements climatiques, essentiellement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre due aux activités humaines, vont frapper durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Nier l'urgence et ne rien faire serait criminel. »

La conférence des Nations unies sur le climat, qui va se tenir à Bali (Indonésie), initialement prévue en novembre, a d'ailleurs été repoussée au mois de décembre, après la publication du ce 4e rapport du Giec, qui doit fortement contribuer aux discussions sur les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la deuxième phase commence dès 2013.

Les principales conclusions émises par le Giec cette année sont les suivantes :
  • la part la plus importante du réchauffement de la dernière moitié de ce siècle est due aux activités humaines ;
  • les projections d'augmentation des températures (comparées à l'ère pré-industrielle) vont de 1,1 à 6,4°C et l'ordre de grandeur le plus probable va de 1,8 à 4,0°C ;
  • pendant les dix prochaines années, le nombre de personnes susceptibles de rencontrer des problèmes d'accès à l'eau risque de passer de dizaines de millions à plusieurs milliards d'individus ;
  • la disparition des glaciers en Asie, en Amérique latine et en Europe va entraîner un important problème d'approvisionnement en eau pour une grande partie de la population mondiale ;
  • l'augmentation du niveau de la mer, les ouragans et les crues vont menacer un nombre considérable de personnes dans les deltas d'Asie, comme celui du Gange-Brahmaputra en Inde et celui de Zhujiang (Rivière Pearl) ;
  • limiter l'augmentation des températures entre 2 et 2,4°C au dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle demandera que les émissions de dioxyde de carbone plafonnent avant 2015 et diminuent de 50 à 85 % en dessous des niveaux de 2000 d'ici à 2050 ;
  • retarder toute mesure de réduction des émissions pousse le plus souvent les gouvernements à prendre des décisions en faveur d'énergies émettrices, options qui sont alors difficiles et chères à changer ;
  • les énergies renouvelables ont généralement un effet positif sur la sécurité énergétique, l'emploi et la qualité de l'air. Elles sont susceptibles de répondre à 30/35 % de la part totale d'approvisionnement en électricité en 2030.
Selon le Giec, contenir l'augmentation moyenne des températures globales en dessous de +2°C permettrait de limiter les impacts des changements climatiques (événements météorologiques extrêmes, crises inhérentes à l'approvisionnement en eau, famines…). C'est pourquoi, pour répondre à l'enjeu climatique, Greenpeace demande aux gouvernements, qui se réuniront sous l'égide de l'Onu à Bali du 3 au 14 décembre, se mettre d'accord avant 2009 pour que :
  • les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 30 % d'ici à 2020 ;
  • les nouveaux pays industrialisés à hauts revenus (Corée du sud, Singapour, Arabie Saoudite) soient intégrés dans le système de Kyoto ;
  • les pays en développement à revenus moyens (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud) entrent dans le système d'échange de quotas d'émissions de Kyoto ;
  • soit créé un fonds de développement des technologies propres, destiné à favoriser ces technologies propres, efficaces et renouvelables dans les pays en développement ;
  • soit mis en place un mécanisme de dédommagements assurant que les pays affectés par des changements climatiques inévitables, et qui sont souvent les plus pauvres, obtiennent réparation.

02.11.2007

Changement climatique : un gisement d’emplois

Le changement climatique sera déterminant pour l’évolution de notre société et de notre économie. Les études récentes révèlent que la lutte contre ce bouleversement ne se fera pas au détriment de l’emploi.

’ADEME & Vous, Stratégie & études’ est une lettre d’information régulière destinée aux décideurs du monde de l’environnement et de l’énergie, partenaires et contacts de l’ADEME. Chaque numéro est consacré à la présentation d’un sujet à vocation stratégique, économique ou sociologique : recherche et études, travaux de synthèse, propositions dans l’un des domaines de compétences de l’Agence. L’objectif est de faciliter la diffusion de connaissances et d’initier réflexions et débats.

« Le premier numéro de la Lettre Ademe & Vous – Stratégie & Etudes est dédié à un sujet d’actualité : l’analyse de récents travaux menés sur les perspectives d’emploi liées à la lutte contre le changement climatique.

Les résultats de ces recherches conduites en Europe par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et en France par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et l’ADEME indiquent que la lutte contre le changement climatique sera fortement créatrice d’emplois dans les années à venir.

Si l’étude de la CES met en évidence des pertes d’emplois dans les secteurs les plus gourmands en énergie -de l’ordre de quelques dizaines de milliers à l’échelle européenne- elle montre, en revanche, que pour ces secteurs des évolutions de métier sont à anticiper et que, surtout, de nombreuses créations d’emplois sont prévues dans d’autres branches : 12 % dans la production d’électricité, 14 % dans le logement, 30 % dans les transports, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’emplois créés.

A l’échelle française, le SER anticipe la création de 75 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables d’ici 2010. L’ADEME évalue à 50 000 le nombre d’emplois supplémentaires dans la filière bois-énergie à l’horizon 2015. En outre, selon l’ADEME, les travaux de rénovation énergétique dans les bâtiments pourraient créer rapidement 100 000 emplois supplémentaires.

Même si méthodologies et chiffres font encore débat, les tendances sont unanimes. Néanmoins, pour que l’offre de travail accède à ces gisements d’emploi, il faudra accompagner ces mutations et consentir à un important effort de formation. » (source l’Ademe & Vous).

 
Auteur : Alain Richard

Source : Citron vert 

30.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les solutions

Stabiliser les émissions de CO2 ne suffit pas, il faut les réduire

Une unité de CO2 dans l’atmosphère a une durabilité dans l’atmosphère de plusieurs centaines d’années. Une diminution drastique des émissions de CO2 est nécessaire pour permettre de stabiliser la concentration de CO2 et la température moyenne au mieux plusieurs dizaines d’années plus tard.  

medium_4-1.jpg
Source : Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC
 
Auteur : Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

28.10.2007

Lire en fête et le collectif énerg'éthique

Le collectif énerg'éthique a présenté du mardi 16 octobre au vendredi 26 octobre une partie de son exposition Eole à la bibliothèque municipale de Bonnes dans le cadre de Lire en fête sur le thème de l'environnement.

NTGTIK

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les conséquences

La montée des eaux est inévitable et impactera 2 à 7 millions de personnes chaque année en 2080

Dans leur premier chapitre le 2 février, les scientifiques du GIEC s'étaient accordés sur une hausse de 18 à 59 cm des mers d'ici 2100, selon l'ampleur du réchauffement. Une hausse du niveau de la mer déjà amorcée et due principalement à la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide) et de la fonte des glaces polaires (Groenland et Antartique), des glaciers.

medium_3-1.jpg
Source : CNRS / CNED, 1997
Auteur :  Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

26.10.2007

Festival international du film d'environnement

947bc3c2d3139b6fc31e47828d70f787.jpg

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les causes

Les combustions d’énergies fossiles sont les principaux responsables des émissions de CO2

Ces énergies fossiles, en plus de réchauffer l’atmosphère en échange de l’énergie qu’elles produisent, ne sont pas renouvelables. Ainsi le pétrole connaîtra un jour ou l’autre une pénurie ; en effet, les réserves ont cessé d’augmenter depuis 1990 au moins (+0,1%) alors que la consommation, elle, continue de croître inexorablement (+30%) (source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances, 2004)

Répartition des émissions de CO2 mondiales en 2000
medium_2-1.jpg
Source : AIE, 2000 (manicore)

Auteur : Marc-Antoine Franc

Source : Croissance verte 

L'écologie industrielle

84a3eed314d90ffedffbf348135d4d4e.jpgUn des défis les plus excitants que le développement durable nous impose, c’est de remettre en question notre mode de vie. Il s’agit de réfléchir à de nouvelles approches, de nouvelles définitions pour des systèmes déjà en place. L’écologie industrielle c’est donc avant tout un paradigme innovant qui doit servir à refonder le système industriel existant : l’industrie est un écosystème.

Auteur : Olivier Bazin

Source : Croissance verte

24.10.2007

La dématérialisation, moteur de la croissance verte ?

Une étude de la société suisse Estia-Via, spécialiste de l'analyse de l'impact environnemental du transport présente les avantages du commerce électronique (tournées de livraison partagées, pas de déplacement vers un magasin) et les gains qu'une société comme Telemarket (qui est l'évident commanditaire de cette analyse) permet de réaliser sur ce sujet.

 

Relatée par Jean-Michel Billault, cette étude démontre l'évidente supériorité environnementale de l'achat en ligne sur le bon vieux déplacement au supermarché. Les chiffres sont éloquents (émissions de CO2 divisées par 8,3, économies d'énergies totales correspondant aux besoins en éclairage de la ville du Havre), mais méritent quand même de prendre un peu de recul pour être analysés.

 

Auteur : Benjamin Rondeau

Sources : Croissance Verte 

 

22.10.2007

Pour un pragmatisme éclairé

La commission sur la libération de la croissance, présidée par Jacque Attali, vient de rendre publique une série de propositions, parmi lesquelles la suppression du principe de précaution de la Constitution française. Cette suggestion, qui émeut à juste titre Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, soulève forcément l'interrogation de ceux qui souhaitent conjuguer croissance et respect de l'environnement, tant elle semble s'appuyer sur le discours qui assume que la défense de l'environnement s'oppose à la croissance économique.

Ce discours qui oppose des mouvements écologiques naïfs ou utopistes et les tenants d'un pragmatisme économique (qui eux, connaissent le réel fonctionnement des choses), est la conséquence d'une double confiance aveugle : la confiance dans les progrès techniques, et la confiance dans "le marché".

Quand la commission Attali propose de supprimer le principe de précaution, nulle doute qu'elle doit faire plaisir à tous ceux qui ne voient dans ce principe qu'un frein (réel) au développement économique. Le principe de précaution oblige en effet à prévenir les éventuels impacts environnementaux d'un projet, et par conséquence en augmente le coût. Voilà qui est fâcheux pour les industriels du BTP, de la chimie, sans parler des multinationales de l'agro-alimentaire ou des laboratoires de recherche.  A cette vision s'oppose celle de la mise en oeuvre, grâce à ce principe, d'un cercle vertueux au cours duquel le risque rencontré peut se transformer en une opportunité de création de valeur (financière, environnementale ou sociale), comme le suggère Nathalie Kosciusko-Morizet : "Le principe de précaution est un axe, non pas pour casser l'industrie ou interdire la recherche, mais au contraire pour inventer une nouvelle économie, pour trouver des avantages concurrentiels sur de nouveaux secteurs". 

3e2aa0bda31b1198bd1768bf5737627f.jpgL'autre écueil des écolo-sceptiques repose sur une foi aveugle dans les progrès de la science. A ce titre, le récent discours de George Bush ("Il était dit que nous faisions face à un choix entre la protection de l'environnement et la production d'énergie en quantité suffisante. Aujourd'hui, nous savons mieux. Ces deux défis ont une solution commune : la technologie"), analysé par Hervé Kempf pour lemonde.fr, est un exemple éloquent des limites de ce raisonnement, qui repose en réalité sur une volonté d'immobilisme qui pourrait bien s'avérer funeste. Selon Bush, du  charbon propre au nucléaire de 4ème génération en passant par le solaire et l'éolien (bizarre qu'il ne parle pas de l'hydrogène), les prochaines innovations devraient nous permettre de répondre au défi posé par le réchauffement climatique. Fin du débat.

Cette vision unidimensionnelle de la problématique ("Seul le progrès technique nous permettra de remédier au réchauffement climatique", déclarait en février Laurence Parisot) permet (et c'est sans doute le but recherché) de s'affranchir de toute réflexion sur les comportements humains qui sont à l'origine de la pollution (surconsommation, course à la croissance), et du nouveau projet de société qui pourrait découler d'une véritable prise de conscience (lire notre article d'avril 2007 : le pari positif). En effet, bien souvent, les discours scientistes masquent la réalité de la situation (ce en quoi ils ont un point commun avec les discours marketing). Bien sûr, l'efficacité énergétique a augmenté drastiquement ces dernières années. Les voitures consomment moins, de même que les ordinateurs, les machines à laver, etc etc. Nous devons nous en féliciter. Mais l'empreinte écologique globale ne cesse d'augmenter. 

Cette foi dans la technologie semble aussi irrationnelle que le terrorisme écologique dénoncé par ceux qui reprochent aux mouvements de défense de l'environnement de prendre en otage les libertés individuelles (leur liberté de polluer ?), et semble encore plus dangereuse quand elle est accompagnée (dans le cas de Vaclav Klaus par exemple) par un discours qui prone le laisser-faire : "Grâce à l'avancée technologique, à l'augmentation de la richesse disponible, à la rationalité des institutions et à la capacité des pays à s'organiser eux-mêmes, le degré d'adaptation du genre humain a augmenté de façon manifeste. Cette adaptabilité va continuer à augmenter et va permettre de solutionner n'importe quelles conséquences potentielles liées à des changements climatiques modérés". Laissons faire le système, inutile de réguler, l'adaptabilité devrait suffire....

S'il est de notre devoir de nous méfier de l'intégrisme écologique, l'écueil inverse doit lui aussi être évité. les propositions parfois iconoclastes (décroissance) ou dérangeantes (taxe carbone, moratoire sur les OGM) des ONG environnementales pourraient être des pistes intéressantes et à la mesure des nouveaux défis qui s'annoncent, en tout cas plus que des formules incantatoires sur des hypothétiques progrès technologiques. Ces propositions sont bien souvent le fruit de véritables réflexions sur le fonctionnement même de nos sociétés. Une fois encore, la question posée est finalement bien celle du projet et des objectifs suivis. Sans cette mise au point, les progrès techniques, si impressionants soient-ils, risquent d'être de peu de secours. Comme le dit Hervé Kempf, "une politique de "gérant responsable" conduit à appliquer dès aujourd'hui le moyen le plus efficace et disponible [pour s'attaquer au réchauffement climatique], qui est de réduire la consommation d'énergie". Le pragmatisme n'est peut-être pas là ou on le croit...
 
Auteur : Benjamin Rondeau
Source : Croissance verte 

21.10.2007

Le nucléaire civil n’est pas une solution au changement climatique

En plein débat sur la stratégie énergétique européenne, la Commission vient de laisser entendre que le nucléaire pourrait être la solution contre le changement climatique. Mais pas tous les pays l’entendent de cette oreille...

Pour tenir les engagements de réduction des gaz à effet de serre, l’Union Européenne développera-t-elle le nucléaire ? Après le problème des approvisionnements externes, la Commission doit présenter son plan stratégique interne sur l’énergie ; en 2008, ce sera un aspect important avec la future directive sur l’électricité. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Suède se sont engagées depuis plusieurs années à sortir du nucléaire. La résistance s’organise donc : « nous ne résolvons pas un problème en en créant un second encore plus important », a déclaré la semaine dernière la ministre norvégienne de l’Environnement, Helén Bjørnøy.

Elle participait à une réunion à Vienne avec ses homologues autrichien, allemand, irlandais, islandais, italien, letton et luxembourgeois dans une sorte d’alliance, malgré les dénégations du ministre autrichien Josef Proell : « nous ne sommes pas une coalition anti-nucléaire, mais nous voulons montrer des alternatives. »

Leur conclusion est pourtant limpide : « l’augmentation de l’efficacité énergétique (économies d’énergie) combinée avec le passage aux sources d’énergies renouvelables (ainsi que des efforts concertés pour réduire la déforestation et pour développer d’autres technologies non-nucléaires émettant peu de gaz à effet de serre) est la façon la plus durable de réussir à affronter à la fois les défis énergétiques et ceux du climat. ».

La ministre norvégienne a aussi déclaré que les ministres de l’environnement étaient « d’accord pour poursuivre le travail consistant à contredire ceux qui estiment que le nucléaire civil est la solution aux problèmes climatiques. Une nouvelle rencontre sera organisée en Italie l’année prochaine. » La volonté est de mettre en place un réseau d’Etats attentifs à ce problème et faire en sorte que cette question devienne une priorité de l’agenda politique.

Auteur : Gilles Pradeau

Source : Citron vert 

20.10.2007

Grenelle de l'environnement : Greenpeace persiste et signe. Au lieu de faire l’EPR, interdisons les ampoules à incandescence !

 

Dampierre-en-Burly (Loiret), France — Le 19/10/07 - Dès 8H00 ce matin, huit grimpeurs de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre. Après avoir grimpé au sommet de l'une des quatre tours de refroidissement, ils sont descendus en rappel dans le but de dessiner sur le flanc de la tour une lampe basse consommation de prés de vingt mètres de haut et peindre la mention : « EPR INUTILE ».

« Il y a deux jours, nous étions dans une usine Osram, près de Strasbourg, pour demander au gouvernement français de saisir l’occasion du Grenelle de l’environnement pour interdire les ampoules à incandescence d’ici à 2010, déclare Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace. Aujourd’hui, à moins d’une semaine du Grenelle de l’environnement, nous enfonçons le clou : une telle interdiction nous permettrait d’économiser plus de 11 TWh par an soit l’équivalent de la capacité de production d’un EPR. Voilà prouvée une fois encore l’inutilité de ce réacteur.  »

La solution au problème du climat, c’est l’efficacité énergétique, et pas le nucléaire
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. « Non seulement le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, mais il fait partie du problème, affirme Yannick Rousselet, de la campagne Énergie de Greenpeace. L’obsession nucléaire française a fait prendre un retard considérable au développement des seules solutions efficaces, propres, durables, sûres, créatrices d’emplois et porteuses de paix que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. »

On peut se passer du nucléaire
Les experts de l’association négaWatt prévoient une sortie progressive du nucléaire à l’horizon 2035. Selon eux, si une politique d’efficacité énergétique ambitieuse est mise en œuvre, les renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse) peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit exactement ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario [R]évolution énergétique de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.

« En abrogeant le décret autorisant l’EPR à Flamanville à l’issu du Grenelle de l’environnement, la France démontrerait qu’elle peut se passer du nucléaire, et rattraperait ses voisins qui se sont déjà engagés vers une sortie du nucléaire : l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Suède et la Belgique », poursuit Yannick Rousselet.

Le nucléaire, un secteur qui crée peu d’emplois
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investis crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
La rénovation thermique de l’habitat ancien permettra de créer à elle seule entre 100 et 150 000 emplois sur quarante ans. Et le secteur des renouvelables, qui fait aujourd’hui travailler 40 000 personnes en France, va créer 115 000 emplois en 2010 (Syndicat des énergies renouvelables) – soit le double de l’effectif total actuel du nucléaire en France – et 361 900 autres postes d’ici à 2020 (projet européen Mitre, http://mitre.energyprojects.net).
 
Source : Greenpeace France 

25.09.2007

Nicolas Sarkozy : VRP du nucléaire

A la première réunion de haut niveau des Nations unies sur les changements climatiques, organisée aujourd’hui à New York, Nicolas Sarkozy a déclaré : " La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile."

Le collectif Energ’éthique déplore cette déclaration surtout dans le contexte du Grenelle de l'environnement. Le président de la République Française serait-il un « VRP » du nucléaire ? Il est inconvenant d’exploiter l’urgence climatique afin de défendre les intérêts commerciaux d’Areva. Il existe bien d'autres moyens pour produire de l’énergie et de se développer sans polluer : l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, voilà des ressources d’avenir, propres, efficaces, durables, peu onéreuses et porteuses de paix.

Il est aberrant de faire d’un côté la promotion du nucléaire et de l’autre prétendre développer les renouvelables et mettre en place une politique d’efficacité énergétique.

NRGTIK

24.09.2007

Deuxième édition d'Écolo Watt : EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement !

 

Trois mois après l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie la 2e édition d'Écolo Watt1, un classement des fournisseurs en fonction du caractère écologique de leurs offres et de leur politique énergétique.

« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs soucieux de l'environnement et mettre en valeur les entreprises qui adoptent une démarche résolument écologique par rapport à ceux qui se contentent de montrer patte verte, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. Une distinction nécessaire, à l'heure où l'écologie est aussi devenue un argument marketing. »

EDF : dernier du classement Écolo Watt et roi de l'écologie de façade
Le 22 septembre, EDF entame une grande tournée publicitaire dans huit villes de France sur le thème de la maîtrise de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. « EDF organise une vaste opération de communication pour tenter d'apparaître bien plus vert qu'il n'est : en réalité, EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement ! », affirme Yannick Rousselet, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. EDF échoue en effet à la dernière place du classement Écolo Watt notamment pour cause de démarche totalement opposée à la politique d'efficacité énergétique qu'il prétend mener. EDF fait la promotion du nucléaire, qui incite à la surconsommation, et des appareils très énergivores, comme le chauffage électrique ou les lampes halogènes.

Pour contrer la campagne de désinformation d'EDF, les bénévoles de Greenpeace distribueront Écolo Watt dans toutes les villes où EDF sera de passage, à commencer par Nantes, demain samedi 22 septembre. Rendez-vous à 14 h au centre commercial Atlantis.

Les principaux résultats
  • Sans surprise, Enercoop décroche à nouveau la meilleure note (17,1/20 ; +0,1 point), loin devant les autres. « Cette coopérative se distingue de ses concurrents car elle s'approvisionne directement et uniquement auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, et elle investit 95 % de ses bénéfices dans le développement des renouvelables, reprend Frédéric Marillier. Alors que les autres fournisseurs distribuent de l'électricité produite essentiellement à partir du nucléaire. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »
  • À noter ensuite la forte progression de Direct Énergie, qui a finalisé son offre durant l'été, ce qui lui a permis de remonter de la dernière à la troisième place, avec une note qui reste cependant médiocre (7,6/20 ;+2,1 points).
  • GEG Sources d'énergies conserve la deuxième place (10,4/20 ; -0,5 point). Tous les autres opérateurs stagnent et réalisent des performances globales mauvaises (Electrabel et Poweo, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophique (EDF, 4,9/20).

La méthode
Écolo Watt classe non pas les diverses offres mais les opérateurs eux-mêmes. C'est en effet au niveau global de l'activité et de la politique des fournisseurs qu'il est pertinent d'évaluer les impacts sur l'environnement et les bonnes pratiques. Un questionnaire a été envoyé à chaque entreprise offrant ses services aux particuliers2. Chaque fournisseur récolte une note sur 20 en fonction de trois critères principaux :
- composition du mix énergétique (répartition par type de sources d'énergie) ;
- politique énergétique (investissements ou non dans les renouvelables) ;
- services et politique commerciale (audit, système tarifaire, maîtrise de la consommation, etc.).
1. Retrouverez le classement Écolo Watt et l'analyse des résultats sur www.revolution-energetique.org, page « Électricité verte », dans la rubrique « Les moyens d'éviter le pire ».


2. Alterna, Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d’énergies, Poweo, Proxelia. Faute d'informations suffisantes, Alterna et Proxelia n'ont pas pu être évalués dans Écolo Wat

Quelle efficacité pour les éco-labels ?


eb05b5e905a7197972162f9e01992b8b.gifDans la grande distribution, les éco-labels peuvent constituer un effet de levier majeur sur l’environnement en privilégiant les produits qui respectent certaines normes liées à sa conception et/ou à son mode de transport. C’est aussi le moyen de sortir du marché les produits les moins performants à niveaux de prix équivalent.


L’exemple probant de l’électro-ménager

En Europe, depuis 1998, les machines à laver, les réfrigérateurs, les congélateurs et les lave-vaisselles doivent obligatoirement porter des labels énergétiques indiquant les données de leur consommation (électricité et eau) et les prestations de l’appareil selon une échelle d’efficacité énergétique allant de A (consommation moindre) à G (inefficace du point de vue énergétique). Ces labels ont eu un effet redoutable sur les appareils mal notés : en quelques années, les appareils D, E, F et G ont quasiment disparus des rayons.

Un certain succès pour le Energy Star

5d226900ef07fdfb4d3aaf2dc1799062.gifLe label Energy Star connaît un certain succès sur les produits électro-ménagers également et informatiques, principalement aux Etats-Unis. L’agence gouvernementale pour l’environnement, l’EPA, à l’origine de cette initiative, estime avoir fait économiser 10 milliards de dollars en coûts énergétiques dans la seule année 2004.

Et pour les autres produits

2bd78220b366e65db44e09eb6605f593.gif

Concernant les autres produits de consommation, il existe l'éco-label européen Ecolabel signalant la certification environnementale pour les produits et les services ayant un impact environnemental moindre. Il s’applique sur une centaine de produits évalués sur l’intégralité de leur cycle de vie (depuis la fabrication jusqu’à leur élimination en passant leur utilisation).

De nombreux autres labels existent pour certaines niches de produits comme les cosmétiques (Label Comsebio), pour les produits recyclés ou recyclables, pour l’agriculture biologique (AB), pour le papier recyclé (FSC),etc. Chacun de ces labels connaissant un succès relatif dans sa catégorie en terme de reconnaissance et d'efficacité. (en savoir plus  sur ekopedia)

Les étiquettes comparatives : un facteur clé de succès

On peut ainsi identifier 3 facteurs clés de succès autour de ces éco-labels, à la fois pour l’entreprise qui les exploitent et pour la cause environnementale bien sûr :

  • une image de marque : le label doit être un argument de vente pour le constructeur. Mais dans un contexte de multiplication des labels il devient de plus en plus compliqué pour le consommateur d’identifier et de comprendre ces étiquettes
  • des coûts de normalisation limités : chaque label a un coût pour le producteur ou le fabriquant soumis à un certain nombre de normes. Il doit être le plus faible possible d’autant que l’entreprise a généralement déjà beaucoup investi dans l’amélioration de son outil de production.
  • des étiquettes comparatives : le label type AB pour l’agriculture biologique a l’avantage de valoriser le produit. S’il représente un avantage compétitif certain, il justifie surtout un prix plus élevé ce qui en fait une catégorie de produit à part (haut de gamme) et qui cohabite parfaitement avec les produits non soucieux de l’environnement. Les étiquettes comparatives comme les notes A, B,…E, F pour l’électroménager permettent en revanche aux consommateurs de comparer les produits entre eux indépendamment du prix (ou presque) au sein d’une même catégorie de produits; les produits les moins verts sortent ainsi du marché quasi mécaniquement

Une vaste opération d’étiquetage pour les supermarchés Casino

 

Le distributeur Casino va ainsi bientôt opté pour des étiquettes comparatives sur les 3000 produits que compte la marque, grâce à un code couleur allant du rouge au vert. Le consommateur verra alors l'impact environnemental du produit qu'il souhaite acheter. Suite à ce travail de traçabilité réalisé par la société Bio Intelligence Service, spécialiste en la matière, l’enseigne a déjà abandonné d’elle-même la fabrication d’un cabillaud qui parcourait 27 000 km avant d’arriver dans le rayon ! (vu sur TF1)
Auteur : Marc-Antoine Franc
Source : Croissance Verte 

15.09.2007

Quel avenir pour les énergies renouvelables

Aujourd’hui, la majorité scénarios prospectifs (même modérés) annoncent une croissance progressive des énergies vertes. Elles pourraient atteindre entre 15% et 20% des énergies produites d’ici 2050. Les experts sont en revanche plus sceptiques sur la capacité des énergies solaires ou éoliennes à dépasser cette part de marché sur le long terme compte tenu de leur productivité insuffisante par rapport à la croissance des besoins.
medium_sources-energies.jpg
Documents WEC/IIASA et Stockholm Environment Institute adaptés par l'auteur

Ce qui n’empêche pas le leader de l’énergie et du nucléaire Areva de s’intéresser de très près à ces énergies propres en proposant notamment de racheter le fabricant d'éoliennes danois Bonus en 2003. L’Etat, propriétaire à 95%, a mis son veto jugeant le montant de transaction trop chère. Valorisé à l'époque 350 millions d'euros, Bonus vaut aujourd'hui un milliard d'euros. Libération relate aujourd’hui la 2ème tentative du groupe de développer ses activités vers les énergies propres : « Actionnaire à hauteur de 29,9 %, Areva décide en janvier 2007 de lancer une OPA amicale sur le reste du capital de REpower (450 personnes). » Mais là encore, suite à un renchérissement du groupe indien Suzlon, Bercy reste encore mitigé sur sa décision invoquant le risque d’une bulle verte.

A lire également l'interview «Dans cinq ans, la bulle verte sera explosive»

11.09.2007

Grenelle de l'environnement : les mesures phares de l'Alliance

 

Aujourd'hui à 14 h, les associations membres de l'Alliance pour la planète, dont Greenpeace, présentent leurs mesures phares dans le cadre du Grenelle de l'environnement... Moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, abandon de l'EPR, interdiction des ampoules à incandescence, promotion de l'agriculture biologique, politique d'agrocarburants responsable, lutte contre la pêche pirate sont quelques unes d'entre elles...

Le Grenelle de l'environnement se devra de répondre à la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés. L'enjeu est majeur. Les décisions qui sortiront des négociations devront être des décisions de ruptures qui seules permettront d'aller vers  l'excellence environnementale. L'urgence écologique est là : il n'est pas trop tard si nous agissons maintenant.
 
Source : Alliance pour la planète 

Énergie : Nicolas Sarkozy n'a pas de leçon à donner à Angela Merkel

 
Greenpeace s'alarme des propos tenus aujourd'hui par Nicolas Sarkozy qui promeut le nucléaire comme « l'énergie du futur » et minimise le potentiel des énergies renouvelables en caricaturant le modèle énergétique allemand.
À l'issue d'une rencontre informelle au château de Meseberg, au nord de Berlin, avec la chancelière Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a invité l'Allemagne à adopter une politique énergétique qui rejoigne celle de la France, qui accorde la priorité au nucléaire. Pour le président de la République français, « il n'y a personne qui peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l'Europe ». À l'inverse, « la France a fait le choix il y a bien longtemps du nucléaire et n'a jamais eu à le regretter ».

"Réduire les énergies renouvelables aux seules éoliennes est le discours typique des promoteurs de l'atome, qui réduisent le débat énergétique au développement de l'énergie nucléaire !", déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. "Par ces propos, le Président français perpétue de vieux clichés sur les renouvelables et montre qu'il connaît bien mal ses dossiers."

Au lieu de donner des leçons à l'Allemagne, la France ferait mieux de s'inspirer de son exemple.

L'Allemagne réduit ses émissions de CO2 ; pas la France
Sur la période 1990-2005, l'Allemagne a réduit de 19 % ses émissions de gaz à effet de serre. Dans le même temps, la France a diminué ses émissions de seulement 1,4 %. Et l'Allemagne a encore pris une longueur d'avance sur son voisin européen en s'engageant à réduire de 40 % les émissions allemandes à l'horizon 2020. Greenpeace attend de la France qu'elle fasse aussi bien et que l'État s'engage dans le cadre du Grenelle à réduire les émissions françaises d'au moins 30 % d'ici 2020.

L'Allemagne développe les énergies renouvelables ; pas la France

Sur la période 1990-2004, la part des renouvelables a augmenté de 2,1 % en Allemagne, alors qu'elle a diminué en France de 0,6 %. La place démesurée du nucléaire dans le mix énergétique français continue de faire obstacle au développement des renouvelables, seules énergies propres, sûres et durables et disponibles dès aujourd'hui. « En s'appuyant sur leur diversité et leur complémentarité (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse), la France dispose pourtant du potentiel nécessaire pour répondre à 25 % de nos besoins énergétiques d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand. Dans le cadre du Grenelle du l'environnement, Greenpeace attend des engagements du gouvernement à la hauteur de ce potentiel.

L'Allemagne crée des emplois ; pas la France
En Allemagne, les renouvelables ont créé 130 000 postes en dix ans ; 250 000 autres sont prévus d'ici à 2010. Par comparaison, aujourd'hui en France, le secteur des renouvelables fait travailler 40 000 personnes. « Le développement des renouvelables en France pourrait pourtant créer jusqu'à 361 900 d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand.

L'Allemagne a pris une décision démocratique sur le nucléaire ; pas la France

En relançant le débat sur le nucléaire en Allemagne, Nicolas Sarkozy ne peut ignorer que ce débat a déjà fait l'objet de longues discussions outre-rhin qui ont aboutit sous le gouvernement précédent à un accord avec les industriels et une loi de sortie du nucléaire à l'horizon 2020. Cette décision n'a pas été remise en cause par le gouvernement de Angela Merkel et le ministre de l'Écologie allemand a même déclaré récemment que les plus vieilles centrales devraient être fermées rapidement du fait des risques. « La France, qui a fait un autre choix, se contente de relancer le nucléaire à travers le réacteur EPR, projet inutile et dangereux, qui a été décidé en l'absence d'un débat démocratique digne de ce nom », commente Frédéric Marillier, de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Greenpeace réclame l'abrogation du décret d'autorisation de l'EPR.
 
Sources : Greenpeace France 

10.09.2007

Le marché de l'éolien double tous les 4 ans

Le marché mondial
medium_eolien-croissance-mondiale2.jpg.png
Source : Global Wind Energy Council, 2006

Le marché mondial de l'éolien connait une croissance très forte et un doublement de la capacité tous les 4 ans et ce, encore jusqu'à 2010 au moins selon les prévision du Global Wind Energy Council (GWEC). Cette croissance a jusqu'à présent été tirée par l'Europe qui représentait encore 72% de la production totale en 2004; le marché nord américain prendra probablement le relais dans les prochaines années : les Etats-Unis connaissent déjà une croissance annuelle très importante (de l'ordre de 25%) et deviendra dans les prochaines années, le 1er marché mondial.

Observons d'un peu plus près le marché européen et les principaux acteurs.

Lire la suite

Sources : Croissance verte - Ecrit par Marc-Antoine Franc

08.09.2007

Grenelle de l'environnement et Energ'éthique

Le collectif énerg'éthique a envoyé un questionnaire accompagné d’un courrier, à tous les candidats à l’élection présidentielle le 28 février 2007. Nous leur avions demandé de se prononcer pour une politique énergétique tournée vers l’économie d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, nous leur demandions l’abandon du projet de réacteur nucléaire EPR pour ne pas étouffer les alternatives écologiques, en engloutissant 3,3 milliards d’euros qui devraient être consacrés, en urgence, à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables. Six candidats ont répondu.

Les élections ont eu lieu et Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Aux yeux de l'Alliance pour la planète, il n'a jamais été le candidat avec les meilleures ambitions écologiques. Le "Grenelle de l'environnement" prouvera t-il le contraire? Nous sommes sceptiques. Les débats semblent parfois être clos avant d’avoir commencé. En effet, certains signes ne sont pas très encourageants comme la vente par la France d'une centrale nucléaire au dictateur Kadhafi. En signant cet accord pour développer ce programme nucléaire, notre organisation doute de la réussite du "Grenelle de l'environnement". En effet,  M Sarkozy a t-il d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental?  

Restons vigilants... Merci de votre soutien et n'hésitez pas à nous contacter pour participer à notre veille citoyenne.

l'équipe du collectif

Ethicaction.org 

Des voix, vos voix...

En 2007, le Collectif Energ'éthique est venu à bout des objectifs qu'il s'était fixé : la diffusion de l'exposition Eole, la réalisation d'un tract de sensibilisation à une conduite éco-responsable, à quoi s'ajoute la mise à jour quasi quotidienne de son site Internet www.energethique.org et différentes opérations d'information et de sensibilisation sur le campus, dans des festivals... Il manque encore à son tableau le projet radiophonique d'éco gestes ! 

 

Rappel des évènements : Energ'éthique et la radio chauvinoise REC ont convenu d'un partenariat autour de la réalisation et la diffusion d'éco-gestes. Ce projet a été défini ainsi : simple, efficace et durable. La phase d'écriture arrive à son terme : au total, ce sont 50 éco-gestes que nous allons présenter aux auditeurs de la station, répartis en 5 thématiques : l'eau, les déchets, les transports, l'énergie et les achats. L'habillage, en cours de réalisation, sera commun à tous, et la rubrique ne dépassera pas les 2 minutes, générique compris. Sauf que…

 

Les éco-gestes existent aujourd'hui sur papier mais ils leur manquent des voix, vos voix! Nous voulons proposer à chacun de collaborer à ce projet lors d'une journée d'enregistrement, le samedi 22 septembre, dans les locaux de la radio REC. Nous espérons un maximum de participants, pour porter avec une multitude de voix, ces conseils simples et pratiques !

 

L'enregistrement débuterait à 10h30, le 22 septembre, dans les locaux de la Radio Echo des Choucas (23, rue des puys 86300 Chauvigny), encadré par des animateurs et techniciens de la radio. Disponible ? Motivé ? Nous attendons avec impatience vos réponses, positives ou négatives, avant le mercredi 12 septembre, ceci afin de pouvoir anticiper les découpages de texte. Ceux qui nous répondrons favorablement recevrons avant le 22 septembre des informations pratiques sur le déroulement de la journée.

 

L'équipe du collectif Energ'éthique.

Journée technique d’échanges sur la valorisation de la biomasse

 

En Poitou-Charentes : les inscriptions sont ouvertes

Mercredi 26 septembre, à partir de 10H30 à l'ESIP (Poitiers), la Région, avec l’ADEME, Valagro et le Réseau des Ecoindustries et Ecoactivités de Poitou-Charentes, organise une journée technique d’échanges sur la valorisation de la biomasse. Au programme notamment,

* présentation de l’étude Solagro commandée par la Région ;
* trois ateliers correspondant aux trois sujets de cette étude : « agro-énergie », « transformation agro-industrielle du végétal », « techniques culturales respectueuses de l’environnement »

Agriculteurs, coopératives agricoles, fédération agricoles, négociants, exploitants forestiers, exploitants de réseaux de chaleur, industriels, collectivités, services de l’Etat ou tout autre professionnel du secteur agricole et forestier, vous voulez participer ?

Plus d’infos et le bulletin d’inscription à télécharger sur poitou-charentes.fr

05.09.2007

Google Solaire

Si l'on peut donc considérer que les américains ont du retard en matière d'adaptation de l'économie aux défis du développement durable, il serait imprudent de sous estimer leur capacité d'action et de rattrappage. Le pragmatisme est roi au pays de l'Oncle Sam. Quand il faut mettre les moyens... ils savent le faire. Le meilleur exemple nous est donné récemment par l'entreprise Google.

medium_solar.gifNon content d'être à la pointe de la technologie web, Google s'investit à travers google.org dans des missions à caractère humanitaire, de santé et environnementale. C'est dans le cadre de son projet de lutte contre le changement climatique que Google a installé depuis octobre 2006, sur son site en californie, sur le toit de ses bâtiments une de plus grandes installation privée de production d'électricité à base d'énergie solaire. Une installation impressionnante à observer dont le suivi est accessible directement on line. Vous y trouverez notamment des équivalences assez drôles sur le nombre de machine à café que l'énergie produite pourrait faire fonctionner. Dans la même veine, Google a lancé une initiative dite "Rechargeit.org". Le principe est connu. Il s'agit de mixer Essence et Electricité sur la motorisation d'une voiture. La spécificité serait de fournir cette électricité uniquement par du solaire.

Bref, ce rescapé heureux de la "Nouvelle économie" se positionne déjà sur un secteur qu'on n'hésite pas à désigner comme la nouvelle "nouvelle économie" quitte à évoquer une "bulle verte" par référence à la bulle des nouvelles technologies qui a éclaté au début des années 2000. Une évolution à suivre de près.

Sources : Croissance verte - Ecrit par Olivier Bazin

03.09.2007

Esse un festival ?

22cb65e1186a9d83642e9450e564327e.jpg

Energ'ethique a participé à Esse un festival ? et à présenter une partie de l'exposition Eole.

Petit festival de Charente, Esse un Festival ? cherche à animer sa région en proposant, un fois l'an, un festival où se côtoient concerts, théâtre, lecture de contes, sieste musicale, expositions...
 
Né du désir de découvrir les arts non plus comme des produits de consommation, mais comme des plates-formes d'échange et des vecteurs de lien social et de convivialité, le petit festival deviend grand. Une question recurrente, tout de même : Esse un Festival ?
 
Leur but : créer un lieu de rencontre unique pour toutes générations confondues autour de l'art sous toutes ses formes.
 
8f5d51a9cede9180847013a8491ffb80.jpg

31.08.2007

L'optimisation énergétique de l'informatique

 

medium_ventilateur_vert.jpgL'informatique fait encore parler d'elle. Dans un article très instructif, Le Monde.fr rappelle ce que Croissance Verte a souligné avec insistance ces derniers jours : Le développement rapide de l'informatique et de l'Internet en particulier s'accompagne d'une croissance exponentielle de la consommation d'énergie induite.

Ce n'est plus un scoop : le rendement énergétique d'un ordinateur est mauvais.

Extrait : "Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l'électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière." Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, "un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers".

Et le cercle vicieux est enclenché : plus les ordinateurs ont un mauvais rendement, plus ils produisent de chaleur et... plus il faut dépenser d'énergie pour les refroidir. Bientôt un Google Air conditionning ?
 
Plus sérieusement, le phénomène intéressant, c'est le mouvement convergent des mastodontes du web pour placer leurs installations près des sources électriques (barrage hydroélectriques, centrales nucléaires). Ce phénomène touchant d'ailleurs de la même manière les économies du Nord et du Sud. On comprend un peu mieux l'investissement de Google.org dans l'énergie solaire. Sa motivation ne se résume pas à un simple intérêt philantropique ou une fibre écologique. Il y a un véritable enjeu stratégique.

L'actualité est parlante. L'informatique, au coeur de la nouvelle économie, se doit d'être au coeur des stratégies de développement durable. Si ce secteur high tech a pu créer de nombreux nouveaux emplois, de nouvelles fonctions et de nouveaux modes de production... il pourrait, par ricochet, stimuler de nouveaux services : l'optimisation énergétique des parcs informatiques au sein des entreprises est un marché d'avenir !
 
Sources : Croissance Verte - Ecrit par Olivier Bazin

L’industrie automobile pollue et accepte de payer.

 

Lorsque 7 marques automobiles japonaises* acceptent de payer 7,4 millions d’Euros pour dédommager 520 plaignants, c’est la reconnaissance du principe de pollueur-payeur appliqué à l’industrie automobile. L’accord conclu le 8 août 07 est une première mondiale qui donne une évaluation financière des dommages sanitaires causés par les transports automobiles.


France Nature Environnement en appelle au sens citoyen des constructeurs automobiles pour s’engager immédiatement à fabriquer des véhicules beaucoup moins polluants sans attendre les réglementations européennes prévues en 2008 .

France Nature Environnement a déjà sollicité tous les acteurs du Grenelle de l’Environnement en demandant l’abandon de tous les projets routiers et autoroutiers et la priorité à des modes de transport alternatifs ( transports collectifs pour les personnes, transports ferroviaires et fluviaux pour les marchandises).


*les marques concernées sont Toyota, Nissan, Nissan Diesel, Hino, Mitsubishi, Isuzu et Mazda

 

Sources : France Nature Environnement 

30.08.2007

Pierre Radanne et les “personnalités morales associées” du Grenelle

 

Pierre Radanne, ancien président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et président de l’association “4D” (Dossiers et débats pour le développement durable - www.association4d.org) revient sur l’apparition “surprise” de “personnalités morales associées” imposées par le ministère de l’Ecologie dans les groupes de travail…

Sources : Les écolos au Grenelle sur http://legrenelle.lalliance.fr

29.08.2007

Le Grenelle de l'environnement

28.08.2007

La nature se rebiffe contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 
Collectif BURE-STOP - Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 
Déchets nucléaires - BURE
 
La nature se rebiffe contre l'enfouissement des déchets radioactifs 
 
Dans le cadre de la première "Trans'mutance" qui s'est déroulée hier dans la grande région de Bure (cf www.burestop.org), un point a été dressé de l'actualité du chantier d'enfouissement.
 
L'info donnée aux participants était de taille puisque, pour la première fois, un organisme des plus officiels (CNE) tire la sonnette d'alarme sur les tares géologiques du site de Bure, donnant ainsi raison aux scientifiques indépendants qui depuis des années décrivent un site pas du tout adapté au stockage souterrain de produits radioactifs aussi dangeureux. Si l'enfouissement, présenté par les pouvoirs publics comme "solution", se résume en réalité à un pari sur l'avenir, le réaliser dans la région de Bure serait une folie, débouchant sur une contamination incontrôlée à vaste échelle.
 
Le document joint, distribué hier à l'occasion de la "Trans'mutance", détaille de manière argumentée la réalité des "phénomènes inattendus" qui se déroulent dans le sous-sol de Bure.
 
A quelques semaines du Grenelle de l'environnement, il serait incompréhensible que le gouvernement ne mette pas le nucléaire sérieusement à l'ordre du jour, afin d'en montrer les limites et les risques qui lui sont inhérents.
 

Contacts presse : 06 66 95 97 77  -  06 86 74 85 11

 

Bure-géologie .doc

Le climat change et la révolution énergétique s’impose

 

Jean-Stéphane Devisse est Chargé de mission Changement climatique au WWF. Lors du Grenelle, il est coordinateur de l’Alliance pour la Planète pour le Grenelle de l’Environnement.

il nous fournit ici le premier article d’une série de trois sur le changement climatique et l’énergie.

Des inondations record en Grande-Bretagne tandis que les Balkans subissaient la canicule ; un cyclone dévastateur sur les Antilles tandis que la métropole connaît une météo plutôt fraîche pour la saison : les irrégularités du climat se sont multipliées cet été, et seuls les incrédules n’y verront pas un lien avec le changement climatique en cours. Il n’y a pas de groupe de travail spécifiquement dédié au changement climatique, au Grenelle de l’Environnement, mais un groupe Energie-Climat qui a fort à faire.

Le sujet qu’il doit traiter est en effet immense. Des énergies sous toutes leurs formes, à commencer par celle qui pose problème, le nucléaire, face auquel la position de l’Alliance pour la Planète est claire : l’énergie atomique n’est pas une solution pour éviter le changement climatique ; son développement est porteur de menaces avérées (que faire en cas d’accident grave ? que faire des déchets radioactifs ? comment empêcher leur prolifération ? comment éviter qu’ils tombent entre de mauvaises mains ?), et le coût de ses installations n’est pas à la portée des pays pauvres dont les habitants n’ont pas accès à l’électricité.

L’Alliance pour la Planète n’a d’ailleurs pas vraiment goûté le cadeau nucléaire de Sarkozy à Kadhafi…

Mais la question de l’énergie ne se résume pas à celle de l’atome. Le grand défit climatique ET énergétique de notre siècle, c’est avant tout de consommer moins, sans moins de qualité de vie. Ce que les spécialistes nomment la sobriété et l’efficacité énergétique pourrait réduire des deux tiers la consommation d’électricité en Europe, par exemple, en recourant aux technologies déjà sur le marché. Rappelons qu’un simple lampe fluo-compacte consomme cinq fois moins qu’une ampoule à condensation, à intensité lumineuse égale !

En la matière, les réservoirs d’économies d’énergie sont intarissables. Reste à produire pour nos besoins : sur le plan mondial, les énergies renouvelables sont en plein développement : l’éolien, le solaire, l’exploitation raisonnée de la biomasse, l’hydraulique à haute performance écologique, l’hydrolien (issue de la force des courants marins), la géothermie… sont autant de sources d’une énergie renouvelable bien sûre, abondante, durable, et dont les coûts sont en proportion d’un secteur économique émergeant, qui a donc besoin de tarifs attractifs pour asseoir sa compétitivité. Connaît-on, du reste, un seul secteur émergeant qui ne soit pas aidé ? Même la production et l’exportation d’armes le sont !

Alors, pour ou contre le développement de l’énergie de la paix ? Pour, dix fois, cent fois pour, mais il n’est pas certain qu’au Grenelle de l’Environnement, tous l’entendent ainsi. On en veut pour exemple l’absence remarquée des industriels nationaux du nucléaire, pour revenir à lui. Aucun ne siège au Grenelle. Bizarre, bizarre … Seraient-ils pris par d’autres tâches, éminemment lobbyistes, auprès d’autres cercles de pouvoir ?

Sources : Les écolos au Grenelle sur le site http://legrenelle.lalliance.fr

27.08.2007

6ème Forum Régional de l'Environnement

 

Les 21 et 22 septembre, la Région, le GRAINE Poitou-Charentes, la Ville de Poitiers et l'Etat organisent le 6ème Forum régional de l'Environnement. Sur le thème « Découvrir, connaître, protéger, la biodiversité », vous êtes tous invités à rencontrer, sur la place de l'Hôtel de Ville de Poitiers, ceux qui se passionnent et travaillent pour l'environnement. Parmi les événements marquants de la cette sixième édition :

  • un espace emploi-formation sur les métiers de l'environnement en Poitou-Charentes,
  • une conférence de Gilles Clément, paysagiste de renommée internationale, sur la biodiversité à l'auditorium du Musée Sainte-Croix
  • deux expositions photographiques à découvrir au centre commercial des Cordeliers,
  • l'exposition « Le paysage, la haie, l'arbre isolé », animée par le Centre permanent d'initiative pour l'environnement de Vouneuil-sur-Vienne du 17 au 22 septembre au Point Info Environnement 8 rue des Grandes Ecoles,

Le vendredi 21 septembre, plus de 1000 jeunes de collèges et lycées seront accueillis pour des conférences en divers lieux de Poitiers. Plus d'infos...

Source : Conseil Régional Poitou-Charentes 

Exposition "architecture bioclimatique et matériaux naturels" à Montendre

 

Organisée par la Ville de Montendre sous la Halle (centre-ville), l'exposition continue jusqu'au 20 septembre. Elle propose notamment :

  • 150 m2 d'infos une multitude d'informations sur supports variés ;
  • l'exposition régionale 1000 maisons bois à basse consommation d'énergie ;
  • la maquette de maison économique Ademe-Région.
  • A noter également dans les agendas :
  • la soirée conférence du jeudi 19 juillet à 20h30, intitulée « De l'architecture subsaharienne à l'architecture bioclimatique, un regard sur l'homme et son habitat », par Benoît Dargent (architecte ATAU) et Michèle Cotten (présidente de l'association La Vallène) ;
  • le Forum sur la construction bio-climatique du 15 septembre.
Source : Conseil Régional Poitou-Charentes

Lancement d'un nouvel appel d'offre précarité énergétique

 

Dans le cadre du Programme de recherche sur l'énergie dans le bâtiment (PREBAT), le PUCA, l'ADEME et l'ANAH lancent conjointement un appel à proposition de soutien à l'innovation dans le domaine de la précarité énergétique, dont l'ambition est de solliciter des acteurs concernés des éléments de connaissance et des projets d'expérimentation opérationnels  visant à améliorer la compréhension du sujet et à dégager des moyens d'action concrets de lutte contre le phénomène de la pauvreté énergétique. Les acteurs visés sont les collectivités locales, les réseaux de recherche et les associations qui devront proposer des informations inédites et des solutions innovantes, éventuellement sous la forme de partenariats financiers actifs.

Cet appel sera géré par le comité bâtiments existants du PREBAT.

Vous trouverez ci-dessous le lien vers le cahier des charges qui est aussi téléchargeable sur les sites web du PUCA, de l'ADEME, de l'ANAH et du PREBAT.
http://rp.urbanisme.equipement.gouv.fr/puca/consultations/ao _prebat_301007.pdf
ou

http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=12C0E40E1C8513C69E2B74DB42F358881185820318420.pdf

25e édition du Festival International du Film d’Environnement

f0629af555b37e83a497ec653ca09b5d.jpg

Pétition en ligne : changez d’ampoules, pour ne pas péter les plombs !

 

Réduire la demande énergétique nécessite d’engager une véritable politique d’efficacité énergétique.

Les ampoules à incandescence sont l’exemple parfait des technologies énergivores et dépassées qui n’ont plus leur place sur le marché ! Ces ampoules sont très inefficaces : elles gaspillent 95 % de l’énergie qu’elles consomment en chaleur, 5 % seulement servant à produire de la lumière.

Demandez à Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable d’établir des standards énergétiques contraignants sur les appareils qui consomment inutilement de l’énergie.

Cliquez ici pour envoyer la pétition.

Lire la suite

Areva : revers en Chine

Après le retard sur son chantier finlandais, Areva rencontrerait des difficultés dans ses négociations en Chine.

Au début août, réagissant à l’annonce des pénalités de retard qu’Areva allait devoir supporter en Finlande, le Figaro consolait ses lecteurs en expliquant « le jeu en vaut la chandelle. L’EPR finlandais a en effet servi de vitrine pour vendre cette technologie aux États-Unis et en Chine. » (voir notre article du 11/08/07).

Pour ce qui est de la Chine, ce n’est peut-être pas encore gagné.

Dans un communiqué du 22/08/07, le collectif Sortir du Nucléaire annonce que la Chine aurait décidé d’annuler définitivement la construction de 2 réacteurs EPR à Yangjiang.

Pourtant l’offre faite par Areva pour ces 2 réacteurs (3,66 milliards d’euros) semblait intéressante puisqu’elle correspond grosso modo au prix de l’unique centrale EPR finlandaise.

« Même à prix cassé, les Chinois ne veulent pas de l’EPR, » constate le Réseau qui demande en conséquence, devant un tel fiasco, au gouvernement français de renoncer au projet d’EPR à Flamanville (Manche).

Il est certain que, si la nouvelle se confirme, il s’agit là d’un revers important pour le nucléaire français qui, au-delà des deux centrales en discussion, lorgne sur la trentaine de projets en gestation en Chine à l’horizon 2020 (pour un total de 50 milliards d’euros) [1].

Selon Reuters pourtant, un porte-parole d’Areva a déclaré que les discussions "avancées" sur la construction de centrales EPR en Chine se poursuivaient, mais a refusé de commenter les informations sur le changement éventuel de site.

Répondant au Nouvel Obs, Jean-Hervé Lorenzi, professeur à Paris Dauphine, spécialisé dans l’énergie, estime de son côté que « il ne s’agit que de spéculations » et relativise le revers éventuel en expliquant : « il faut avoir à l’esprit la stratégie d’Areva sur l’uranium. Le groupe a dans ce cadre annoncé avoir lancé une OPA sur UraMin pour 2,5 milliards de dollars. Or, ces matières premières vont devenir un enjeu fondamental. De plus, Areva gère des positions concurrentielles, il traite de l’ensemble de la filière. Et la filière électronucléaire française est unique au monde. »

Unique au monde, peut-être, mais pas toute seule. Fin juillet 2007, c’est avec Westinghouse que la Chine a signé un contrat de quelque huit milliards de dollars pour la construction de quatre centrales équipées de réacteurs réacteurs de 1,1 gigawatt chacun, issus de la technologie AP1000 (qui, aux dires de Westinghouse, constitue la base de près de la moitié des centrales nucléaires du monde).

[1] Actuellement, la Chine compte dix réacteurs en état de marche qui lui fournissent environ 2% de son électricité.

20.08.2007

Pour un service public des vélos en ville ?

Quatre élus Verts [1] tirent le bilan de Velib (voir notre article) et formulent des propositions.

« La mise à disposition à grande échelle de vélos en libre-service, à Paris aujourd’hui, à Lyon hier et dans d’autres villes demain est une bonne chose. Et une bonne chose qui marche. Vélib’ vient de fêter son millionième utilisateur seulement trois semaines après son lancement.

Le fait que des élus de droite comme de gauche l’aient décidé et que des grands groupes en aient fait un « produit d’appel », nous y voyons une forme d’hommage à tous ceux qui, comme nous écologistes, se sont souvent battus pour le vélo en ville en ayant longtemps l’impression de prêcher dans le désert ! Cela change des sarcasmes sur le thème « écolo-vélo-rigolo »… Le vélo sort de son ghetto, intéresse les grands médias, devient un outil banalisé de déplacement quotidien ou touristique, voire un argument pour les prochaines campagnes électorales : qui s’en plaindra ?

L’enthousiasme des derniers convertis, notamment chez les élus, ne doit pas faire oublier quelques réalités qu’il est bon de rappeler et sur lesquelles il est urgent de s’interroger. Surtout, si l’on veut, comme nous le souhaitons, que se développent dans toutes les villes de France des services publics de location de vélo. Surtout si l’on veut que cela ne reste pas le privilège des grandes villes et plus particulièrement des centres-villes.

Pour avoir l’expérience de politiques de déplacements dans différentes villes françaises et pour avoir beaucoup étudié les différents systèmes existants dans le reste de l’Europe, nous savons que les services de locations de vélos doivent être diversifiés et intégrés à une palette cohérente de services de transports. La question du développement des transports en commun et des circulations douces se pose de façon de plus en plus criante pour rendre nos villes respirables et lutter contre l’effet de serre. Il faut et on peut réduire considérablement la place de la voiture en ville : aujourd’hui encore, environ la moitié des déplacements urbains en voiture font moins de trois kilomètres, avec une personne par véhicule !

Un service de location de vélos en libre-service ne participera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre que s’il s’intègre dans une politique volontariste de complémentarité entre les différents modes de transports (notamment sur les trajets domicile-travail). Même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, nous sommes encore loin de bénéficier de nombreuses « gares d’échange » qui permettraient en de multiples points des territoires de laisser stationné en sécurité son propre vélo à une gare SNCF, puis de voyager en TER ou RER et de prendre ensuite le transport public urbain, et enfin de pouvoir louer un vélo urbain pour une courte durée… le tout avec un titre de transport, unique et bon marché !

Une telle ambition, aujourd’hui réaliste, implique d’en affecter la responsabilité (et donc les budgets) aux autorités organisatrices des transports (grandes villes, agglomérations intercommunales et régions). Ces systèmes ne suffisent pas en eux-mêmes : ils doivent être des accélérateurs de politiques vélos et transports cohérentes.Il serait tout de même un peu décevant que les nouveaux utilisateurs de Vélib’ ne soient que des anciens utilisateurs du bus ou du métro plutôt que des automobilistes qui y auraient vu une bonne raison de laisser leur voiture au garage !

La deuxième interrogation porte sur le modèle économique proposé pour la mise en œuvre de ce nouveau service de location de vélo 24/24. Paris et Lyon ont fait le choix du deal « pub contre vélo ». Les promoteurs de ce système, à commencer par JC Decaux, ont réussi ce tour de force de faire croire à beaucoup de gens (y compris des élus) que ce système ne coûtait rien à la collectivité ! Les actionnaires de tels groupes privés auraient de quoi s’en inquiéter ! En fait si les villes bénéficient d’un nouveau service, elles abandonnent en contrepartie une recette potentielle très importante : la redevance qu’elles toucheraient normalement avec les panneaux publicitaires.

Notre propos n’est pas d’être anti-pub. On peut en revanche s’interroger après des années de combats (de plus en plus victorieux) sur la maîtrise de la pub en ville, si le vélo ne va pas servir à justifier une nouvelle inflation de panneaux en ville. Ce serait pour le moins écologiquement discutable !

Notre souhait est donc de séparer les deux activités, qui n’ont d’ailleurs pas de lien intrinsèque : gérer des panneaux de pub est un métier, gérer de la location de vélo en est un autre. Est-il équitable que des opérateurs professionnels du vélo soient, de fait, systématiquement écartés des marchés de vélo au motif qu’ils ne proposent pas de créer et de gérer de l’affichage publicitaire, existant ou créé pour la circonstance ? Il existe en France des milliers de marchands de vélos, autant d’entreprises ou associations qui réparent ou louent des bicyclettes. Il existe des structures coopératives comme Movimento à Toulouse, qui gère des milliers de vélos en location. Il existe aussi des opérateurs de transports qui ont des offres de services innovants, comme Transdev ou Effia, qui a récemment remporté un marché portant uniquement sur le vélo à Orléans.

Séparer les choses dans l’attribution des marchés permet d’avoir une plus grande transparence sur la comparaison des coûts, ce qui n’est pas la moindre des choses quand on parle de services publics, confiés au privé pour de longues durées. Mais cela permet surtout de préserver la diversité des acteurs et d’éviter que ne se constitue un quasi-monopole sur les locations de vélo en libre-service. Cette séparation éviterait de surcroît des guéguerres politiciennes comme cela commence à arriver : ainsi, l’absurdité du cas de Rouen où la ville-centre, de droite, a décidé de faire cavalier seul en lançant un appel d’offre « vélo contre publicité » une semaine après que la communauté d’agglomération, de gauche, ait délibéré en faveur d’un appel d’offres vélo global.

Enfin, le fait que les systèmes de location de vélo soient séparés de la pub permet d’envisager plus sereinement une meilleure implantation du système sur les territoires : sans quoi, la mise à disposition des vélos sera toujours liée à l’installation de panneaux publicitaires, rentables uniquement dans les hauts lieux de passage et de… pouvoir d’achat : autrement dit, les centres-villes ! Les quartiers ou communes plus périphériques s’en trouveraient de facto exclus.

Les collectivités locales ont une vraie responsabilité dans les choix qu’elles feront pour développer ces systèmes - car il faut les développer. Services limités aux centre-villes ou extension du service public de transports à de nouveaux usages individuels et non polluants ?

Appui aux velléités de monopole de quelques multinationales ou soutien au pluralisme des opérateurs et à l’économie solidaire ?

Bel exemple de réflexion pour la gauche et les écologistes, à quelques mois des élections municipales ! »

[1] François de Rugy, Député de Loire-Atlantique et adjoint au maire de Nantes chargé des transports ; Jean-Philippe Magnen, Conseiller Communautaire de Nantes Métropole en charge de l’économie sociale et solidaire et Vice-président du réseau des territoires pour une économie solidaire ; Eric Quiquet, vice-président de Lille Métropole chargé des transports ; Claude Taleb, Vice président de la Région Haute Normandie chargé de l’économie sociale et solidaire

17.08.2007

L’EPR finlandais en retard

Les retards s’accumulent pour la centrale EPR en construction à Olkiluoto, Finlande.

[...] difficultés techniques [...] rencontrées par Areva dans la réalisation d’une centrale nucléaire EPR en Finlande.

Il se confirme que le chantier subira un fort retard. Selon Le Figaro du 11/08/07, « la centrale ne devrait produire ses premiers kilowattheures qu’en 2011, contre début 2009 prévu quand le contrat a été signé il y a un peu plus de trois ans. »

Pour le porte-parole d’Areva, Jacques Emmanuel Saulnier, le problème est administratif : « Ce chantier requiert l’envoi de 100 000 documents à l’autorité de sûreté nationale et à TVO. Tout cela prend du temps à être décortiqué et en attendant à chaque fois le chantier est arrêté. Nous n’avions pas intégré cette donnée », explique-t-il.

TVO, le fournisseur d’électricité finlandais qui a passé commande à Areva, ne comprend pas. « Rien dans les exigences de sécurité formulées par l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise, et notamment la résistance à une chute d’avion, n’est une surprise pour Areva » explique Martin Landtman pour TVO. De plus, ils se disent « très contrariés qu’Areva ne nous prévienne que maintenant de ce nouveau report de mise en service. »

Les partenaires n’ont pas encore discuté "frais de retard", mais, selon le journal, Areva aurait « passé une provision dans ses comptes d’un montant qui n’a pas été dévoilé mais qui pourrait s’élever à près de 500 millions d’euros. » Cette somme correspond à peu près au montant de la subvention qu’Areva a reçu de la COFACE (organisme français par lequel transite l’aide de l’Etat aux entreprises exportatrices).

Malgré cette perte probable de 500 millions d’euros, qui s’ajoute au fait que le montant du contrat (3.2 milliards d’euros) ne sera pas révisé (bien que que les années passent), Le Figaro estime que « le jeu en vaut la chandelle. L’EPR finlandais a en effet servi de vitrine pour vendre cette technologie aux États-Unis et en Chine. »

Mais pour Greenpeace, le nouveau retard est révélateur d’un problème de fond. « En Finlande, Areva est rattrapé par ces mensonges » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. « Tous les trimestres depuis bientôt deux ans, des problèmes surgissent sur le chantier d’Olkiluoto remettant en cause les affirmations et les promesses de l’industrie ».

Et c’est notamment la question de la résistance de la centrale à un crash d’avion qui est en jeu.

On se souvient (notre article) que Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire, avait été arrêté, en mai 2006, parce qu’il était « soupçonné de détenir un document confidentiel défense qui démontre la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide d’un avion de ligne ».

« Quand le permis de construire à été octroyé, on a assuré au public finlandais que le réacteur était conçu pour supporter un accident aérien, et ce contre l’avis de nombreux experts. Les concepteurs du réacteur ont été informés de ces exigences par les autorités finlandaises dès 2001 », explique Harri Lammi, directeur des programmes de Greenpeace à Helsinki. « Il est incroyable d’annoncer que les retards sont dus à des problèmes liés au renforcement de la résistance du réacteur à un crash aérien ».

Auteur : Philippe Ladame