21.05.2008

Captage et séquestration du carbone : un remède pire que le mal

Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre... L'idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport publié par Greenpeace le 5 mai et intitulé « Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ».

Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :
- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030. Pas question d'attendre jusque-là ! Selon le Giec, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de 2015.
- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d'énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait d'annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et augmenter d'un tiers la consommation des ressources.
- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC réduiront d'autant les investissements pour les solutions durables aux changements climatiques.
- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat. L'importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d'injection.

Au lieu d'investir de l'argent public dans un « remède » qui pourrait s'avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur les véritables solutions que sont l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment qu'il faut contenir l'augmentation globale de la température en deçà de 2 °C d'ici à 2100, si l'on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables. Selon Greenpeace, relever ce challenge n'a rien d'impossible. En combinant mesures d'efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.

Pour en savoir plus :

Faux Espoir - Synthèse du rapport en français

False Hope - Rapport complet en anglais
 
Communiqué : Greenpeace France

07.03.2008

Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité

Les élections municipales approchent : il est temps de scruter les programmes des candidats. Dans ce cadre, le Réseau Action Climat appelle les candidats aux élections municipales à s’engager pour la mise en place d’un Plan Climat Energie Territorial sur leur collectivité.

Plus d’info sur le site du RAC

 

Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.

L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.

Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.

1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005. 

 

Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre

03.01.2008

4ème rapport du Giec

"Tout converge pour montrer la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat", a, de son côté, souligné Susan Solomon, présidente du groupe de travail scientifique en présentant le 4è rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).

 

Une dépêche AFP résume ainsi le consensus scientifique : « Fruit des études croisées de plusieurs milliers de scientifiques, le pronostic livré aboutit à une perspective de +1,8 à +4°C d’ici la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999, une "meilleure estimation" parmi six scénarios envisagés, du plus vertueux au plus débridé.

 

Ces valeurs sont donc des moyennes, prudemment adoptées par consensus entre les représentants des Etats, qui n’excluent pas un emballement jusqu’à 6,4 degrés dans le pire des cas et peut-être même deux fois plus aux pôles.

 

La température moyenne de la Terre s’établit actuellement autour de 14°C, 14,54°C pour 2007 selon les chiffres de la météo britannique.

 

Outre la hausse du thermomètre, celle du niveau des océans pourrait atteindre près de 60 cm, tandis que les experts jugent "très probable" que chaleurs extrêmes, vagues de chaleur et épisodes de fortes précipitations "continuent de devenir plus fréquents". »

Le problème n’est donc plus tant d’évaluer le phénomène. Il ne s’agit même plus tellement de "faire prendre conscience" aux responsables, puisque, tels Jacques Chirac, ils en font des tonnes. Le problème est bien de mettre en place les politiques concrètes qui permettraient de limiter la casse.

 

On trouvera en sur le site IPCC, les documents constitutifs du rapport du Giec, parmi lequel une synthèse de 37 pages (.pdf) "à l’intention des décideurs" (Summary for policymakers)

 

Source : Citron vert 

17.11.2007

Giec : c'est maintenant qu'il faut sauver le climat !

 

Aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture de la réunion du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec), dans la Cité des Sciences et des Arts de Valence (Espagne), quinze activistes de Greenpeace ont accroché à la structure du bâtiment trois banderoles, d'une surface totale de 400 m2, portant le message : « Warning : save the climate now » (« Attention, c'est maintenant qu'il faut sauver le climat »).

Les experts du Giec, élu Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, se réunissent cette semaine pour se mettre d'accord sur la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier – évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles – et rendre public, le 17 novembre, leur rapport, le quatrième et le plus important de tous. Greenpeace a le statut d'observateur au sein du Giec et a une délégation présente à la réunion.

« Publié un mois de la conférence des Nations unies sur le climat qui va se tenir à Bali, ce rapport est crucial : il va mettre en lumière les problèmes, les causes et les solutions aux changements climatiques et servira de document de référence pour les décideurs, explique Karine Gavand. Les changements climatiques, essentiellement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre due aux activités humaines, vont frapper durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Nier l'urgence et ne rien faire serait criminel. »

La conférence des Nations unies sur le climat, qui va se tenir à Bali (Indonésie), initialement prévue en novembre, a d'ailleurs été repoussée au mois de décembre, après la publication du ce 4e rapport du Giec, qui doit fortement contribuer aux discussions sur les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la deuxième phase commence dès 2013.

Les principales conclusions émises par le Giec cette année sont les suivantes :
  • la part la plus importante du réchauffement de la dernière moitié de ce siècle est due aux activités humaines ;
  • les projections d'augmentation des températures (comparées à l'ère pré-industrielle) vont de 1,1 à 6,4°C et l'ordre de grandeur le plus probable va de 1,8 à 4,0°C ;
  • pendant les dix prochaines années, le nombre de personnes susceptibles de rencontrer des problèmes d'accès à l'eau risque de passer de dizaines de millions à plusieurs milliards d'individus ;
  • la disparition des glaciers en Asie, en Amérique latine et en Europe va entraîner un important problème d'approvisionnement en eau pour une grande partie de la population mondiale ;
  • l'augmentation du niveau de la mer, les ouragans et les crues vont menacer un nombre considérable de personnes dans les deltas d'Asie, comme celui du Gange-Brahmaputra en Inde et celui de Zhujiang (Rivière Pearl) ;
  • limiter l'augmentation des températures entre 2 et 2,4°C au dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle demandera que les émissions de dioxyde de carbone plafonnent avant 2015 et diminuent de 50 à 85 % en dessous des niveaux de 2000 d'ici à 2050 ;
  • retarder toute mesure de réduction des émissions pousse le plus souvent les gouvernements à prendre des décisions en faveur d'énergies émettrices, options qui sont alors difficiles et chères à changer ;
  • les énergies renouvelables ont généralement un effet positif sur la sécurité énergétique, l'emploi et la qualité de l'air. Elles sont susceptibles de répondre à 30/35 % de la part totale d'approvisionnement en électricité en 2030.
Selon le Giec, contenir l'augmentation moyenne des températures globales en dessous de +2°C permettrait de limiter les impacts des changements climatiques (événements météorologiques extrêmes, crises inhérentes à l'approvisionnement en eau, famines…). C'est pourquoi, pour répondre à l'enjeu climatique, Greenpeace demande aux gouvernements, qui se réuniront sous l'égide de l'Onu à Bali du 3 au 14 décembre, se mettre d'accord avant 2009 pour que :
  • les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 30 % d'ici à 2020 ;
  • les nouveaux pays industrialisés à hauts revenus (Corée du sud, Singapour, Arabie Saoudite) soient intégrés dans le système de Kyoto ;
  • les pays en développement à revenus moyens (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud) entrent dans le système d'échange de quotas d'émissions de Kyoto ;
  • soit créé un fonds de développement des technologies propres, destiné à favoriser ces technologies propres, efficaces et renouvelables dans les pays en développement ;
  • soit mis en place un mécanisme de dédommagements assurant que les pays affectés par des changements climatiques inévitables, et qui sont souvent les plus pauvres, obtiennent réparation.

02.11.2007

Changement climatique : un gisement d’emplois

Le changement climatique sera déterminant pour l’évolution de notre société et de notre économie. Les études récentes révèlent que la lutte contre ce bouleversement ne se fera pas au détriment de l’emploi.

’ADEME & Vous, Stratégie & études’ est une lettre d’information régulière destinée aux décideurs du monde de l’environnement et de l’énergie, partenaires et contacts de l’ADEME. Chaque numéro est consacré à la présentation d’un sujet à vocation stratégique, économique ou sociologique : recherche et études, travaux de synthèse, propositions dans l’un des domaines de compétences de l’Agence. L’objectif est de faciliter la diffusion de connaissances et d’initier réflexions et débats.

« Le premier numéro de la Lettre Ademe & Vous – Stratégie & Etudes est dédié à un sujet d’actualité : l’analyse de récents travaux menés sur les perspectives d’emploi liées à la lutte contre le changement climatique.

Les résultats de ces recherches conduites en Europe par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et en France par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et l’ADEME indiquent que la lutte contre le changement climatique sera fortement créatrice d’emplois dans les années à venir.

Si l’étude de la CES met en évidence des pertes d’emplois dans les secteurs les plus gourmands en énergie -de l’ordre de quelques dizaines de milliers à l’échelle européenne- elle montre, en revanche, que pour ces secteurs des évolutions de métier sont à anticiper et que, surtout, de nombreuses créations d’emplois sont prévues dans d’autres branches : 12 % dans la production d’électricité, 14 % dans le logement, 30 % dans les transports, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’emplois créés.

A l’échelle française, le SER anticipe la création de 75 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables d’ici 2010. L’ADEME évalue à 50 000 le nombre d’emplois supplémentaires dans la filière bois-énergie à l’horizon 2015. En outre, selon l’ADEME, les travaux de rénovation énergétique dans les bâtiments pourraient créer rapidement 100 000 emplois supplémentaires.

Même si méthodologies et chiffres font encore débat, les tendances sont unanimes. Néanmoins, pour que l’offre de travail accède à ces gisements d’emploi, il faudra accompagner ces mutations et consentir à un important effort de formation. » (source l’Ademe & Vous).

 
Auteur : Alain Richard

Source : Citron vert 

30.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les solutions

Stabiliser les émissions de CO2 ne suffit pas, il faut les réduire

Une unité de CO2 dans l’atmosphère a une durabilité dans l’atmosphère de plusieurs centaines d’années. Une diminution drastique des émissions de CO2 est nécessaire pour permettre de stabiliser la concentration de CO2 et la température moyenne au mieux plusieurs dizaines d’années plus tard.  

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Source : Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC
 
Auteur : Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

28.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les conséquences

La montée des eaux est inévitable et impactera 2 à 7 millions de personnes chaque année en 2080

Dans leur premier chapitre le 2 février, les scientifiques du GIEC s'étaient accordés sur une hausse de 18 à 59 cm des mers d'ici 2100, selon l'ampleur du réchauffement. Une hausse du niveau de la mer déjà amorcée et due principalement à la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide) et de la fonte des glaces polaires (Groenland et Antartique), des glaciers.

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Source : CNRS / CNED, 1997
Auteur :  Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

26.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les causes

Les combustions d’énergies fossiles sont les principaux responsables des émissions de CO2

Ces énergies fossiles, en plus de réchauffer l’atmosphère en échange de l’énergie qu’elles produisent, ne sont pas renouvelables. Ainsi le pétrole connaîtra un jour ou l’autre une pénurie ; en effet, les réserves ont cessé d’augmenter depuis 1990 au moins (+0,1%) alors que la consommation, elle, continue de croître inexorablement (+30%) (source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances, 2004)

Répartition des émissions de CO2 mondiales en 2000
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Source : AIE, 2000 (manicore)

Auteur : Marc-Antoine Franc

Source : Croissance verte 

28.08.2007

Le climat change et la révolution énergétique s’impose

 

Jean-Stéphane Devisse est Chargé de mission Changement climatique au WWF. Lors du Grenelle, il est coordinateur de l’Alliance pour la Planète pour le Grenelle de l’Environnement.

il nous fournit ici le premier article d’une série de trois sur le changement climatique et l’énergie.

Des inondations record en Grande-Bretagne tandis que les Balkans subissaient la canicule ; un cyclone dévastateur sur les Antilles tandis que la métropole connaît une météo plutôt fraîche pour la saison : les irrégularités du climat se sont multipliées cet été, et seuls les incrédules n’y verront pas un lien avec le changement climatique en cours. Il n’y a pas de groupe de travail spécifiquement dédié au changement climatique, au Grenelle de l’Environnement, mais un groupe Energie-Climat qui a fort à faire.

Le sujet qu’il doit traiter est en effet immense. Des énergies sous toutes leurs formes, à commencer par celle qui pose problème, le nucléaire, face auquel la position de l’Alliance pour la Planète est claire : l’énergie atomique n’est pas une solution pour éviter le changement climatique ; son développement est porteur de menaces avérées (que faire en cas d’accident grave ? que faire des déchets radioactifs ? comment empêcher leur prolifération ? comment éviter qu’ils tombent entre de mauvaises mains ?), et le coût de ses installations n’est pas à la portée des pays pauvres dont les habitants n’ont pas accès à l’électricité.

L’Alliance pour la Planète n’a d’ailleurs pas vraiment goûté le cadeau nucléaire de Sarkozy à Kadhafi…

Mais la question de l’énergie ne se résume pas à celle de l’atome. Le grand défit climatique ET énergétique de notre siècle, c’est avant tout de consommer moins, sans moins de qualité de vie. Ce que les spécialistes nomment la sobriété et l’efficacité énergétique pourrait réduire des deux tiers la consommation d’électricité en Europe, par exemple, en recourant aux technologies déjà sur le marché. Rappelons qu’un simple lampe fluo-compacte consomme cinq fois moins qu’une ampoule à condensation, à intensité lumineuse égale !

En la matière, les réservoirs d’économies d’énergie sont intarissables. Reste à produire pour nos besoins : sur le plan mondial, les énergies renouvelables sont en plein développement : l’éolien, le solaire, l’exploitation raisonnée de la biomasse, l’hydraulique à haute performance écologique, l’hydrolien (issue de la force des courants marins), la géothermie… sont autant de sources d’une énergie renouvelable bien sûre, abondante, durable, et dont les coûts sont en proportion d’un secteur économique émergeant, qui a donc besoin de tarifs attractifs pour asseoir sa compétitivité. Connaît-on, du reste, un seul secteur émergeant qui ne soit pas aidé ? Même la production et l’exportation d’armes le sont !

Alors, pour ou contre le développement de l’énergie de la paix ? Pour, dix fois, cent fois pour, mais il n’est pas certain qu’au Grenelle de l’Environnement, tous l’entendent ainsi. On en veut pour exemple l’absence remarquée des industriels nationaux du nucléaire, pour revenir à lui. Aucun ne siège au Grenelle. Bizarre, bizarre … Seraient-ils pris par d’autres tâches, éminemment lobbyistes, auprès d’autres cercles de pouvoir ?

Sources : Les écolos au Grenelle sur le site http://legrenelle.lalliance.fr

21.06.2007

La sécheresse arrive

 
Conséquence du dérèglement climatique, l’agriculture se montre évidemment frappée par la sécheresse.

Selon le dernier bulletin saisonnier de Météo France, si les modèles prévoient tous des températures moyennes supérieures aux normales saisonnières, aucun scénario ne se dégage par contre pour les précipitations. Or la situation est plutôt critique avant que ne débute l’été 2007.

L’hiver, d’octobre à mars, marque la période de recharge des nappes phréatiques et cette saison hydrolique 2007 est plutôt mauvaise : il a moins plu que d’habitude autour de l’Ile-de-France et dans le sud du pays, notamment le pourtour méditerranéen où les précipitations ont été jusqu’à deux fois plus faibles qu’en temps normal.

Comme on peut le voir sur une carte, dans le nord-est du pays les sols sont plus secs que la normale : le Nord-Pas-de-Calais, la Somme, le sud de la Champagne, la Bourgogne, le nord de la Franche-Comté, le sud de l’Alsace, le sud de la région Centre et le nord de Poitou-Charente les sols sont particulièrement secs. Plus inquiétant, la moitié sud du pays commence par être touchée par la sécheresse comme la haute vallée de l’Allier, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le nord-ouest de la Corse sont plus particulièrement concernés.

Ce phénomène ne touche pas uniquement la France : le journal anglais The Independent publie aujourd’hui sa une sur la sécheresse aux Etats-Unis, "la pire depuis la dépression (économique)" : "La sècheresse des années 30 a duré moins d’une décennie : celle-ci pourrait durer 100 ans" selon un climatologue de l’Université de Columbia, Richard Seager. Ces phénomènes démontrent une fois de plus que la reconversion de certains secteurs d’activités est inéluctable.

Auteur : Gilles Pradeau

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