16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

À Poitiers, Greenpeace se mobilise contre le Koleos, le 4x4 de Renault, arme de destruction massive du climat

Poitiers, le 12 juin 2008 – Alors que Renault lance aujourd’hui sur le marché son premier 4x4 baptisé Koleos, Greenpeace se mobilise à Poitiers, mais aussi dans une vingtaine de villes de France. Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. 

« Le Koleos, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Renault va à contresens de l’histoire, déclare Anne Valette, en charge de la campagne Climat à Greenpeace. À l’heure de la flambée du prix du pétrole et de l’urgence climatique, alors que les consommateurs recherchent plus que jamais des véhicules peu gourmands en carburant et faiblement émetteurs de dioxyde de carbone, quelle mouche pique ce constructeur de lancer un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km ? »

Jusqu’à présent, la marque au losange s’était tenue à carreau et ne s’était pas aventurée sur le segment des « Crossover », ces véhicules taillés pour les expéditions tout-terrain mais utilisés pour les virées au supermarché. Mais avec le Koleos, Renault commercialise une véritable arme de destruction massive du climat. Ce croisement entre une berline et un 4x4 affiche des mensurations impressionnantes : il pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.
 
« Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont dénoncer avec humour le double jeu de Renault. D’un côté, ce constructeur communique tous azimuts sur son label "Eco 2" et, de l’autre, il commercialise une arme de destruction massive du climat et reste solidaire des constructeurs allemands qui, à Bruxelles, mettent tout en œuvre pour torpiller les négociations en cours sur la future réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves », dénonce Anne Valette.

Cette future réglementation européenne constitue l’un des dossiers majeurs qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année sous présidence française de l’Union. Suite au lobbying de l’industrie automobile européenne, constructeurs allemands en tête, l’ambition du texte a été réduite à peau de chagrin. Et l’accord conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 9 juin fait figure de coup de grâce. D’ici la fin de l’année, les autres États membres de l’UE ainsi que les députés européens examineront le projet de réglementation. Greenpeace les appelle à rejeter le déplorable compromis franco-allemand et à amender le texte qui, pour être à la hauteur du défi climatique, doit notamment :

- limiter la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km d’ici à 2012, et à 80 g/km d’ici à 2020 ;

- comprendre des pénalités immédiatement dissuasives (150 € pour chaque gramme de CO2 supplémentaire, pour chaque véhicule vendu), seule garantie que les constructeurs respecteront les nouvelles normes.

Source : Greenpeace Poitiers

12.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

30.05.2008

« Publicité et environnement » Dérapages semblent toujours incontrôlés

2ème étude « Publicité et environnement » du BVP et de l'ADEME : les dérapages semblent toujours incontrôlés

Le 28 Mai 2008,

Premier constat, l'environnement est une valeur montante en publicité. Qu'il soit utilisé directement ou indirectement, l'argument écologique se retrouve dans 3% des 17 129 visuels analysés. C'est un quasi triplement par rapport à l’étude précédente et c'est une bonne nouvelle. Cela signifie que les marques sont de plus en plus conscientes de l'influence de l'écologie sur les mentalités des Françaises et des Français. Reste à savoir si l'utilisation de cet argument écologique n'est pas abusive ( eco-blanchiment ou greenwashing ). Les chiffres présentés hier matin semblent rassurants puisque le taux de conformité aux règles déontologiques en vigueur serait passé de 64,1% à 81,9%.

Cependant comme lors de la précédente étude, la construction de l'échantillon biaise fortement le résultat. En partant d'un échantillon brut non pondéré par la puissance d'exposition du plan média, l'étude minore délibérément l'impact réel du greenwashing auprès du grand public. « Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport», remarque Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France. L'étude reconnaît d'ailleurs que la pondération par la puissance du plan média « serait plus conforme à la perception qu'à le public de certains manquements ou réserves». La lucidité du constat est à saluer mais derrière, que fait-on ? Une étude aussi incomplète répond elle réellement aux attentes d'information de la société civile ?

Autre point noir, le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE. Cette directive indique que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ». Elle a été introduite en droit français depuis 2003 par un arrêté. Pourtant, cinq ans après, les constructeurs automobiles ne respectent manifestement pas cette disposition. Le Réseau Action Climat, dont le WWF-France est membre, a entamé une campagne de sensibilisation à ce sujet (pour plus d’informations : http://www.affichezleco2.fr ). De nombreuses plaintes ont été déposées auprès du BVP (plus de 200). Pour l’instant, le BVP esquive la question en se défaussant sur les pouvoirs publics !!

Cela fait beaucoup pour une étude qui doit servir « de base à l'appréciation, en 2009, de l'efficacité du nouveau dispositif de régulation » acté avec les pouvoirs publics le 11 avril lors de la signature de la charte d'engagement et d'objectifs pour une publicité éco-responsable.
Le WWF-France espère que la prochaine étude sera plus en phase avec les attentes issues du Grenelle en prenant en compte en particulier les plans médias des campagnes et la communication on-line qui reste le lieu de toutes les audaces, les meilleures mais aussi les pires.
« Cette étude avec ses points positifs mais aussi ses faiblesses ne fait que renforcer notre détermination à faire bouger les choses avec l'Observatoire Indépendant de la Publicité. Il faut passer de façon urgente du greenwashing au greenmaking » commente Serge Orru, Directeur général du WWF-France.
 
Source : WWF 

09.04.2008

Voitures et CO2 : 99 % des publicités automobiles imprimées seraient illégales !

La quasi totalité des publicités pour les voitures diffusées en France et qui utilisent un support imprimé (magazines, journaux, panneaux d’affichage) ne respecteraient pas la transposition en droit français [1] d’une directive européenne [2] sur les informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2.

Le coup est parti de Belgique. Pierre Ozer, chercheur au Département des sciences et gestion de l’environnement à l’Université de Liège, a lancé un pavé dans la mare : la directive européenne qui oblige les publicités automobiles à informer les consommateurs sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 n’est pas respectée. En effet, celle-ci demande aux Etats membres de veiller à ce que les informations répondent à deux exigences : elles doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la documentation promotionnelle ».

« Ce qui est sur, c’est que cette double obligation inscrite dans la loi française n’est absolument pas respectée par les constructeurs automobiles et que les pouvoirs publics qui sont censés agir n’interviennent pas. Faites un essai et trouvez une publicité automobile sur une affiche ou dans un journal : non seulement c’est un véritable casse tête pour trouver les mentions de consommations de carburant et d’émissions de CO2 mais en plus, il faut sortir la loupe tellement les caractères sont petits ! » constate Olivier Louchard, coordinateur du Réseau Action Climat qui relaie en France cette campagne européenne intitulée « Affichez le CO2 ! ».

Devant un tel scandale et pour faire face à l’ampleur de la tâche, puisque 99% des publicités automobiles seraient concernées, les ONG ont décidé de mobiliser les citoyens : ceux-ci ont la possibilité d’exprimer eux même leur désaccord en envoyant, au Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) et aux instances censées faire respecter la loi (DGCCRF), les publicités qu’ils jugent illégales grâce à un site Internet mis à leur disposition : www.affichezleco2.fr (ouverture du site le mercredi 26 mars).

Cette révélation sur les obligations juridiques des constructeurs automobiles en matière d’affichage publicitaire tombe à point nommé puisqu’une rude bataille se joue actuellement à Bruxelles sur une réglementation concernant le niveau d’émission moyen de CO2 des véhicules particuliers neufs. « Les constructeurs ne pourront plus s’appuyer sur les soit disant préférences des consommateurs pour des véhicules lourds et puissants pour refuser toute contrainte. En effet, s’ils doivent afficher de manière visible l’impact carburant et CO2 des véhicules sur leurs publicités, ils seront probablement amenés à faire la promotion de voitures moins énergivores pour convaincre les consommateurs d’acheter leur produit, soit une inversion de la tendance » analyse Stéphen Kerckhove d’Agir pour l’environnement.

1 Le décret n°2002-1508 du 23 décembre 2002 et l’arrêté du 10 avril 2003
2 La directive européenne 1999/94/CE du 13 décembre 1999 concernant la disponibilité d’informations sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 à l’intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulières neuves
 
Source : RAC-F 

08.04.2008

Affichez le CO2 !

Tout porte à croire que 99% des publicités pour voitures publiées dans les journaux, les magazines ou sur les panneaux publicitaires dans les rues, sont illégales en France et en Europe. En effet, elles semblent bel et bien ne pas respecter la directive européenne 1999/94/CE, laquelle stipule que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ».

Or faites le test : cherchez ces informations sur une pub. Vous les trouverez... systématiquement en tout petits caractères. Bien moins visibles que la « partie principale des informations » – les slogans – figurant dans la pub. En réalité, la consommation de carburant et les émissions de CO2 sont quasi impossibles à lire à moins d’avoir le nez dessus. Et encore...

 

Voici pourtant à quoi ressemblerait cette même publicité si elle respectait simplement la directive actuelle (qui, par ailleurs, proscrit les « fourchettes » de consommation et d’émission pour les différentes versions d’un même modèle, et impose au contraire de mentionner uniquement les valeurs les plus élevées)...

 

Le Parlement européen, pour sa part, s’est prononcé sur la question en octobre 2007. A une large majorité, il a préconisé « qu’un pourcentage minimum de 20 % de l’espace publicitaire soit réservé à des informations relatives à la consommation d’énergie et aux émissions de CO2 ». Si cette intention était traduite dans une directive européenne, voici à quoi une publicité pour auto ressemblerait...

 

Les consommateurs européens ont le droit de savoir combien de CO2 émettent les véhicules que les constructeurs cherchent à leur vendre. Afin de faire respecter ce droit inscrit dans la directive 1999/94/CE transposée en droit français, une coalition d’ONG européennes vous proposent d’exprimer vivement votre désaccord à l’encontre d’un constructeur en vous adressant au Bureau de vérification publicitaire (BVP) et aux différentes administrations publiques chargées de faire respecter la loi en la matière.

La démarche est simple, ne prend que quelques minutes et ne coûte rien :

1. Photographiez ou scannez une pub pour auto qui n’affiche pas les émissions de CO2 en grands caractères (c’est le cas de 99% des publicités actuelles).

2. Complétez le formulaire et chargez (upload) votre scan ou photo via cette page.

3. Envoyez votre désaccord puis répétez l’opération avec une autre pub autant de fois que vous le souhaitez.

 

Source :  http://www.affichezleco2.fr

07.03.2008

Face à la menace climatique, l’illusion du nucleaire

Ce livret inter associatif (RAC, Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace, réseau pour sortir du nucléaire, WWF) présente une série de fiches arguments démontrant que le nucléaire n’est pas la solution aux changements climatiques.

Bien au contraire, le nucléaire constitue un frein aux politiques de développement des énergies renouvelables, à la sobriété et l’efficacité énergétique. A lire de toute urgence !

Ouvrage de 64 pages, couleur, format 20*26. Prix d’achat : 5 € + frais de port

Le commander en version papier

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Salon de l’auto de Genève : devinez quelle est la pire voiture de l’année ?

 
Alors que s’est ouvert jeudi 6 mars le salon de l’automobile de Genève, Greenpeace lance un concours sur le site www.greenpeace.fr/voitures et propose au grand public de désigner quelle est la pire voiture de l’année. Les résultats seront délivrés d’ici le 16 mars, dernier jour du salon.

« Avec ce petit jeu, nous voulons provoquer les constructeurs et interpeller leurs clients, déclare Anne Valette, de la campagne Climat de Greenpeace France. Depuis un siècle, l’industrie automobile nous vend du rêve sous la forme de voitures toujours plus puissantes. Avec la crise climatique, ce rêve tourne au cauchemar. »

Dans la catégorie « Pire voiture de l’année », Greenpeace a sélectionné cinq modèles exposés au salon de Genève. Les nominées sont :

  • La BMW 135i Coupé : cette petite voiture rejette autant de CO2 qu’un 4×4 de taille moyenne et arbore pourtant le pseudo label vert « Efficient Dynamics »…
  • La Renault Clio RS F1 2.0 : les versions sport, quelle belle astuce marketing ! Mais qui a besoin d’une mini Formule 1 pour aller chercher ses enfants à l’école ?
  • La Toyota Land Cruiser 4.0 v6 Executive : Oubliez la Prius. Toyota vend surtout des 4×4… et n’est pas près d’atteindre son fameux « Objectif : zéro émissions ».
  • La Volkswagen Golf Plus Comfortline 1.4 : pourquoi les Golf qui se vendent le plus ne sont pas équipées de l’efficace technologie TFSI ?
  • La Volvo 70F 2.0 : ce 4×4 fonctionne avec des agrocaburants, exemple parfait de la fausse bonne idée…

Pour participer au jeu, rendez-vous sur www.greenpeace.fr/voitures !

Sources : Greenpeace France

19.12.2007

Normes d’émissions de CO2 pour les moteurs : la Commission européenne cède au lobby automobile.

 

 

 

Greenpeace estime que les mesures présentées le 19 décembre 2007 par la Commission européenne pour limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers, privilégient les intérêts de l’industrie automobile européenne au lieu de relever le défi des changements climatiques.

 

La Commission européenne propose de limiter les émissions à une moyenne de 130g de CO2/km pour les véhicules neufs d’ici à 2012 (contre 160g en 2006). Un objectif revu à la baisse par rapport à l’ambition initiale de 120g CO2/km. Pire, le texte ne propose aucune réduction supplémentaire à plus long terme, alors que les ONG demandaient un engagement sur 80g à horizon 2020.
 

Côté sanctions financières à l’encontre des constructeurs qui ne respecteraient pas ces limitations, la Commission opterait pour une amende de 20 € par gramme de C02 en trop en 2012, et de 95 € en 2015 seulement. Des pénalités trop légères pour avoir un effet dissuasif et qui ne seront intégralement appliquées qu’en 2015.

 

Enfin, ultime cadeau aux industriels : le taux d’émissions de CO2 des véhicules neufs serait calculé en fonction du poids des voitures. Rien pour les inciter à produire des véhicules plus légers, donc moins gourmands en carburant.

 

« Voilà plus de quinze ans que la norme des 120g/km est évoquée en Europe comme l’une des solutions pour limiter l’impact du secteur des transports sur le climat, déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France.Au lieu de relever le défi, la Commission cède au lobby automobile. Dans ces conditions, on ne voit pas comment l’Union européenne va pouvoir respecter son engagement, réaffirmé à Bali, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre 20 à 30 % d’ici à 2020. »

 

Greenpeace exhorte le Parlement et les ministres européens de l’Environnement à résister à la pression de l’industrie automobile et à renforcer la législation proposée. Greenpeace s’adresse en particulier à la France, restée trop discrète alors que les conclusions du Grenelle de l’environnement indiquaient que le seuil des 120g était un préalable à toute négociation.


« Il faut la norme la plus exigeante pour tous »,
avait même déclaré le président Sarkozy. « Depuis la France ne s’est exprimée que pour défendre, sans succès, les intérêts des industriels français face à leurs concurrents allemands », reprend Karine Gavand.

 

Pour cela, la France doit pousser la Commission européenne à :
- restituer l’objectif de 120g de CO2/km d’ici à 2012 et l’assortir d’un objectif de 80g de CO2/km à horizon 2020 ;
- prendre comme critère pour les standards d’émissions, l’utilité du véhicule (calculée à partir de l’empreinte au sol) et non son poids ;
- imposer des sanctions fortes : 150 €/g de CO2 dépassant la limite légale, quel que soit le véhicule.

 

« Les technologies existent, l’urgence climatique est là. La Commission doit prendre ses responsabilités. La France qui présidera l’Union en 2008 a un rôle majeur à jouer. Nous lui demandons d’être ambitieuse et exigeante ! », conclut Karine Gavand.

Source : Greenpeace France 

15.12.2007

Un dispositif CO2 contraignant pour les constructeurs d’automobile


Le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une directive établissant un objectif moyen obligatoire de 125 g de CO2/km à atteindre par la flotte européenne d’ici à 2015, puis progressivement jusqu’à 70 g/km à l’horizon 2025.
Ce faisant, il préconise une valeur limite plus stricte que celle envisagée par la Commission pour les seuls constructeurs d’automobiles, mais diffère de 3 ans la date butoir de respect de cette valeur.

Parallèlement, le Congrès américain devrait bientôt légiférer pour améliorer de 40 % l’efficacité énergétique des voitures d’ici 2020. Le 30 novembre 2007, les négociateurs du Sénat et de la Chambre des représentants ont trouvé un accord global, selon le New York Times.
Les véhicules mis sur le marché devront atteindre, en moyenne, une consommation équivalent 6,7 l / 100 km, soit 162 g de CO2 / km pour une voiture essence. Les normes actuelles équivalent à 8,6 l / 100 km (208 g de CO2 / km) pour les véhicules particuliers, et à 10,6 l / 100 km (257 g de CO2 / km) pour les plus grosses voitures (4x4, pickups). Elles n’ont pas changé depuis 1984.
L’accord doit maintenant devenir loi, ce qui suppose qu’il résistera au véto du président Bush et aux pressions des différents lobbies industriels.
 
Source : APCDE 

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