28.06.2008

3115 communes menacées - Exiger la “transparence"!

Projet de stockage des déchets de Faible activité à vie longue (FA-VL)


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires, et a mandaté l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour trouver ce site. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.

Mais la liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés, tant par le Ministère de l'écologie que par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et l'Andra, parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !

Aussi, il faut contraindre ces trois organismes à mettre en oeuvre la "transparence" annoncée. Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous propose de participer immédiatement à une grande action pour obtenir cette liste : cela consiste à s'adresser à ces trois organismes par téléphone, fax et mail, jusqu'à obtention de la liste. Voici les coordonnées et une "lettre type"

 

  • Appelez gratuitement le : 0 800 000 150
    Il s’agit d’un numéro vert géré par l’ANDRA qui prendra donc en charge votre communication téléphonique.
    Soyons des milliers à appeler ce numéro pour montrer notre détermination !

 

Vous pouvez aussi appeler :

  • Ministère de l'écologie :
    Tel : Cabinet de JL Borloo 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet 01 40 81 77 87
    > Contact par le site web
  • Andra :
    Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
    Contact par mai : webcom (a) andra.fr
RSN

22.06.2008

Prix de l'énergie : M. Fillon fait fausse route avec le réacteur nucléaire EPR

C'est sous prétexte de réduire la facture énergétique du pays, tout en luttant contre le réchauffement climatique, que le premier ministre français François Fillon annonce vouloir la construction en France d'un second réacteur nucléaire de type EPR.

Notre propos n'est pas ici de mettre en avant les tares bien connues de l'atome : risques de catastrophes, question insoluble des déchets radioactifs, rejets radioactifs et chimiques dans l'environnement, graves contaminations (par exemple au Niger) par les mines d'uranium, prolifération à des fins militaires. Sans parler des graves déconvenues du fameux réacteur EPR sur les deux sites où il est en chantier, en Finlande et à Flamanville (Manche).

Ce que nous voulons, c'est que chacun prenne conscience de la faillite économique de l'option nucléaire : malgré 58 réacteurs qui produisent 80% de son électricité, la France est frappée comme ses voisins par l'explosion du prix de l'énergie. Les pêcheurs, les automobilistes et bien d'autres catégories sont là pour en témoigner.

Le nucléaire, qui devait "assurer notre indépendance énergétique", n'est finalement qu'une pauvre ligne Maginot : sous l'effet du prix de l'énergie, l'inflation atteint des records : 5,5 % en mai, 3,3 % sur un an, du jamais vu depuis 17 ans. Et la balance commerciale de la France est plombée par une facture énergétique annuelle de près de 50 milliards d'euros.

Les pronucléaires en sont réduits à suggérer que "sans le nucléaire, ce serait pire". Ce qui est à la fois dérisoire – est-ce donc ça le "miracle nucléaire" ? – et faux : c'est avec le nucléaire que c'est pire puisque nous avons à acquitter la facture pétrole-gaz et la facture nucléaire.

Car le nucléaire n'est pas "gratuit", bien au contraire : l'investissement de départ est pharaonique - la France est d'ailleurs très loin d'avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service – et la facture "aval" (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s'annonce elle aussi incommensurable. Nos enfants apprécieront.

En France, après 30 ans de publicités d'EDF et d'Areva, chacun croit que l'atome est incontournable. Or, les données officielles de l'Agence pour l'énergie atomique en attestent, le nucléaire ne couvre que 2% de la consommation mondiale d'énergie : une part si faible qu'elle a une influence quasi nulle sur le climat et sur le prix de l'énergie.

On nous objecte que "justement, il n'y a qu'à augmenter la part du nucléaire". Mais ce n'est pas ce qui va se passer : certes, de nouveaux réacteurs vont être construits ici ou là, mais ils seront toutefois bien moins nombreux que ceux qui vont fermer : plus de la moitié des 435 réacteurs en service sur Terre approchent de leur fin de vie. Déjà, la production nucléaire a perdu 2% en 2007 : voilà qui contredit les innombrables reportages sur la supposée "renaissance du nucléaire".

Il convient aussi de regarder ce qui se passe en Chine, présentée comme le nouvel "eldorado" de l'atome. Si les Chinois construisent les 40 nouveaux réacteurs annoncés, le nucléaire couvrira royalement... 4% de l'électricité, c'est-à-dire 0,7% de la consommation chinoise d'énergie. Les données sont quasiment les mêmes pour l'Inde.

Aux USA, l'atome représente 20% de l'électricité, soit moins de 4% de la consommation totale d'énergie. Et la majorité des 103 réacteurs américains vont fermer dans les 20 ans. L'atome restera dans tous cas une énergie marginale, même dans les pays les plus nucléarisés.

Le nucléaire ne peut donc en aucun cas représenter une alternative énergétique. Il est de fait inutile d'interpeller les antinucléaires sur le thème "Préférez-vous le charbon au nucléaire ?" car la question ne se pose même pas : la part du nucléaire dans l'énergie mondiale est - et va - rester infime, sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique restant quasi-nulle.

Mais il est une autre vérité à connaître, bien plus réjouissante : sur Terre, les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire. D'ailleurs, la seule hydroélectricité produit plus que l'atome : 3000 Twh/an contre 2600. De quoi faire chanceler les idées fausses malheureusement si répandues en France, le seul pays au monde où l'on croit que le nucléaire est indispensable et que les énergies renouvelables sont négligeables.

Les perspectives de croissance de l'énergie éolienne sont exponentielles partout sur la planète, avec des productions d'ores et déjà si massives que sont balayées les objections rétrogrades sur l'intermittence de cette production. Le solaire lui aussi est en plein envol, en particulier dans les Etats comme la Californie qui ont compris que l'avenir était dans les renouvelables.

En combinant les économies d'énergie et les énergies renouvelables, il sera rapidement possible d'assurer protection de l'environnement et indépendance énergétique : il y aura toujours du soleil, du vent, du bois, etc. Lorsque se produiront, peut-être plus vite qu'on ne le pense, de graves ruptures d'approvisionnement en pétrole, gaz ou uranium, les grands perdants seront ceux qui auront gaspillé leur argent dans des voies de garage.

Ministre de la recherche au début des années 90, François Fillon avait soutenu aveuglément - c'est bien le mot - le surgénérateur nucléaire Superphénix, finalement fermé après des années de déconvenue. Quinze ans plus tard, le même François Fillon fait preuve de la même cécité en soutenant le nucléaire en général et le réacteur EPR en particulier. On en rirait presque si l'avenir énergétique de la France n'était pas condamné à s'échouer dans l'impasse nucléaire.

Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

À Poitiers, Greenpeace se mobilise contre le Koleos, le 4x4 de Renault, arme de destruction massive du climat

Poitiers, le 12 juin 2008 – Alors que Renault lance aujourd’hui sur le marché son premier 4x4 baptisé Koleos, Greenpeace se mobilise à Poitiers, mais aussi dans une vingtaine de villes de France. Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. 

« Le Koleos, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Renault va à contresens de l’histoire, déclare Anne Valette, en charge de la campagne Climat à Greenpeace. À l’heure de la flambée du prix du pétrole et de l’urgence climatique, alors que les consommateurs recherchent plus que jamais des véhicules peu gourmands en carburant et faiblement émetteurs de dioxyde de carbone, quelle mouche pique ce constructeur de lancer un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km ? »

Jusqu’à présent, la marque au losange s’était tenue à carreau et ne s’était pas aventurée sur le segment des « Crossover », ces véhicules taillés pour les expéditions tout-terrain mais utilisés pour les virées au supermarché. Mais avec le Koleos, Renault commercialise une véritable arme de destruction massive du climat. Ce croisement entre une berline et un 4x4 affiche des mensurations impressionnantes : il pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.
 
« Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont dénoncer avec humour le double jeu de Renault. D’un côté, ce constructeur communique tous azimuts sur son label "Eco 2" et, de l’autre, il commercialise une arme de destruction massive du climat et reste solidaire des constructeurs allemands qui, à Bruxelles, mettent tout en œuvre pour torpiller les négociations en cours sur la future réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves », dénonce Anne Valette.

Cette future réglementation européenne constitue l’un des dossiers majeurs qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année sous présidence française de l’Union. Suite au lobbying de l’industrie automobile européenne, constructeurs allemands en tête, l’ambition du texte a été réduite à peau de chagrin. Et l’accord conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 9 juin fait figure de coup de grâce. D’ici la fin de l’année, les autres États membres de l’UE ainsi que les députés européens examineront le projet de réglementation. Greenpeace les appelle à rejeter le déplorable compromis franco-allemand et à amender le texte qui, pour être à la hauteur du défi climatique, doit notamment :

- limiter la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km d’ici à 2012, et à 80 g/km d’ici à 2020 ;

- comprendre des pénalités immédiatement dissuasives (150 € pour chaque gramme de CO2 supplémentaire, pour chaque véhicule vendu), seule garantie que les constructeurs respecteront les nouvelles normes.

Source : Greenpeace Poitiers

07.04.2008

Environnement : Des traces de radioactivité autour d'une centrale nucléaire espagnole

L’organisation non gouvernementale Greenpeace a annoncé samedi que des traces de radioactivité avaient été découvertes à l'extérieur d'une centrale nucléaire située au bord d'un fleuve au nord-est de l’Espagne.

Dans un communiqué, Greenpeace affirme que des traces de radioactivité liées au cobalt, au manganèse et à d'autres éléments ont été retrouvées sur les toits, les barrières et en d'autres endroits de la centrale nucléaire Asco, en bordure de l'Ebre à 70 kilomètres de la Méditerranée.

D’après le porte-parole de l’organisation, Mario Rodriguez, un accident impliquant du liquide de refroidissement il y a quelques mois pourrait être à l’origine de la pollution, la fuite n'ayant pas été correctement nettoyée par la suite.

Le personnel de sécurité de la centrale n'avait toujours pas été autorisé à répondre à la presse dimanche soir.

Créée en 1971, Greenpeace est une ONG non violente de protection de l’environnement. Elle est présente dans plus de quarante pays à travers le monde.S.B.
 
Auteur : Fenêtre sur l'Europe
 
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23.03.2008

ECOLOPRESSE : Au service des associations de défense de l’environnement et du citoyen

1658157986.jpgLe blog Ecolopresse a pour objectif de donner plus de visibilité aux associations de défense de l’environnement à but non lucratif. Il leur donne la possibilité de diffuser gratuitement des communiqués traitant d'environnement, de développement durable et d'écologie. Ces communiqués peuvent faire la promotion d'un événement, d'une conférence, d'un concours, d'une pétition, d'une d'étude, d'un ouvrage, d'un film, d'une exposition...

 

Ce blog souhaite proposer une alternative à certains médias sous l'influence des pouvoirs politiques et financiers. Il offre une nouvelle source d’information à disposition des associations à but non lucratif et espère contribuer au pluralisme.

 

Ecolopresse est un outil au service des associations de défense de l’environnement à but non lucratif... mais aussi une source d’informations, de découvertes et d'échanges pour le citoyen.

 

Une seule adresse... Pour envoyer vos communiqués  : ecolopresse(at)gmail.com

 

Affichez votre soutien sur votre blog permet à ce média d'exister.

 

Pour afficher votre soutien >>> 

11.03.2008

3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique


9, 10, 11 mai 2008
à Saintes (17)


Salle Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie), 17100 Saintes.

Présentation et invitation :

Première ville de France à avoir adhéré, en juin 2000, au réseau mondial « Abolition 2000 », Saintes est depuis lors le siège de rencontres nationales et internationales pour l’abolition des armes nucléaires et autres armes de destruction massive : premières Journées du Désarmement Nucléaire (mai 2001), au cours desquelles la « Flamme du désarmement nucléaire » est allumée ; Colloque « Pourquoi et comment sortir du nucléaire civil et militaire ? » (2003) ; Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique (RID-NBC) depuis 2004.

Quatre pays dotés de l’arme nucléaire (France, Etats-Unis, Russie et Grande-Bretagne) étaient représentés aux 1e RID-NBC (octobre 2004), douze pays aux 2e RID (mai 2006), dont l’Iran et le Vietnam par leurs délégations diplomatiques.

Les 9, 10 et 11 mai 2008, Saintes accueillera les 3e Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique.

Ces rencontres sont l’occasion d’échanges conviviaux, dans la tradition charentaise. Elles s’inscrivent au cœur de l’actualité.

Le sort de la planète -donc de chacun d’entre nous- dépend pour une large part du devenir des armes de destruction massive : de leur emploi ou de leur élimination avant qu’il ne soit trop tard. Nous vivons sous des milliers d’épées de Damoclès. Il faut en finir avec cette terreur absurde, pour pouvoir s’occuper de l’essentiel : améliorer la vie des humains, leur sécurité collective, leur bien-être juste et durable.

C’est de cela que doivent traiter les 3e RID-NBC : désarmer pour vivre.

Ce combat pacifique pour l’abolition des armes nucléaires et le désarmement en général est mené depuis des années par de nombreux citoyens du monde entier. Avec des succès et des échecs, des avancées et des reculs… Mais la raison peut encore l’emporter sur la folie qui mène au suicide atomique. Il faut seulement que le bon sens des peuples s’impose à leurs dirigeants, plutôt que le désir de puissance.

Sur les questions de la guerre, de la paix et du désarmement, les grands de ce monde prennent leurs décisions dans les grandes villes du monde : leurs propres capitales, mais aussi New York, siège de l’ONU ; Genève, siège de la Conférence du désarmement ; Vienne, siège de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et du TICE (Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires).

Où peuvent donc se rencontrer les simples citoyens ? En premier lieu, dans leur propre pays et leur propre commune, même la plus modeste. C’est de là qu’ils peuvent faire pression sur leurs élus - locaux, régionaux et nationaux - pour exiger une politique plus humaine, sociale, écologique et pacifique. Les « maires pour la paix » de plus de 2000 villes l’ont compris dans plus de 100 pays : ils ont lancé une campagne mondiale intitulée « nos villes ne sont pas des cibles », qui vise à abolir les armes nucléaires d’ici à 2020. Pour y parvenir, associons-nous à eux.

Saintes est une petite ville de 30 000 habitants, mais il n’est pas besoin d’en compter des millions pour vouloir ce que veulent des milliards d’humains : la paix, la justice et la vie. Saintes, cité bimillénaire ayant survécu à la chute de l’empire romain, sait par expérience ce que Paul Valéry disait au lendemain de la première guerre mondiale : « nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles ». Saintes ne veut pas que la civilisation humaine toute entière se détruise elle-même.

En offrant à des acteurs du désarmement originaires de diverses régions de France, d’autres pays d’Europe et d’autres continents l’occasion de confronter publiquement leurs expériences et de dégager des perspectives d’action commune, les 3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique contribueront à cette mobilisation des citoyens du monde soucieux de libérer la planète de toute menace d’autodestruction.

Si vous partagez ce souci et l’envie de vous informer, la ville de Saintes, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) et les organismes ou associations qui soutiennent cette initiative ont le plaisir de vous inviter aux 3e RID-NBC.

INFORMATIONS PRATIQUES

Les exposés et les échanges ont lieu en français ou en anglais, avec traduction immédiate (dans la limite des possibilités techniques et financières). Les Rencontres se tiennent dans le complexe des salles Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie).

Conférences, tables rondes, ateliers, exposition et événements spéciaux sont ouverts à tout public. Entrée libre dans la limite des places disponibles, avec priorité aux personnes inscrites. L’inscription permet de recevoir des informations pratiques et un badge personnel vous sera remis à l’Accueil. Il est demandé de s’inscrire le plus tôt possible à partir du 15 février 2008.

Les dons destinés à couvrir les frais d’organisation (chèques à l’ordre de : ACDN) pourront, sur demande, faire l’objet d’un reçu fiscal. Seuls les spectacles (concert, films) seront payants. Vente des billets à l’Office de tourisme de Saintes à partir du 10 avril, et le jour même à l’entrée des spectacles.
 

Plus d’information :
http://www.acdn.net
contact@acdn.net
06 73 50 76 61

07.03.2008

Recherchons un architecte pour la Maison de Bure

L'association Bure Zone Libre et sa Maison de la Résistance qui luttent contre l'enfouissement des déchets nucléaires, recherche un architecte militant.

Ses compétences seront mis à profit pour nous aider dans la réalisation d'un projet de salle(s) multi activités.

De la conception au suivi des travaux, ce projet demandera une certaine disponibilité.

Si le ou la volontaire n'habite pas en Lorraine ou Champagne-Ardenne, nous sommes en capacité de l’accueillir ponctuellement à la maison de Bure dans la Meuse (55).

Cette salle aura pour vocation d'accueillir des réunions militantes, des expos, conférences mais son ambition est également d'être capable d'accueillir des groupes en tous genres (scolaires, associatifs, formations...)

Si ce projet vous intéresse, nous vous invitons à contacter le coordinateur du Réseau “Sortir du nucléaire”, Jocelyn PEYRET <jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr>, qui vous mettra en lien avec la commission qui travaille déjà sur ce projet exaltant.

Pour en savoir plus sur la maison de Bure : http://burezonelibre.free.fr/

Le gouvernement britannique annonce la mise en oeuvre d’une étude sur les agrocarburants.

 
Jeudi 21 février, le gouvernement britannique a annoncé le lancement d’une étude d’expertise sur l’impact des agrocarburants. Cette étude sera conduite par la toute nouvelle Agence britannique sur les carburants renouvelables et portera non seulement sur l’impact immédiat des agrocarburants, mais aussi sur leurs effets dits « indirects ».

Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité

Les élections municipales approchent : il est temps de scruter les programmes des candidats. Dans ce cadre, le Réseau Action Climat appelle les candidats aux élections municipales à s’engager pour la mise en place d’un Plan Climat Energie Territorial sur leur collectivité.

Plus d’info sur le site du RAC

 

Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.

L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.

Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.

1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005. 

 

Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre

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