03.01.2008

Ouverture du marché de l'énergie

Faut-il garder le tarif "administré" ou quitter EDF  ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne donne pas de consignes mais conteste la "compétitivité" de l'électricité nucléaire.

Lire le communiqué de presse...

 


 

La France et le nucléaire : un flop économique

A l’occasion de l'ouverture totale du marché de l'énergie, le Réseau "Sortir du nucléaire" publie un dossier qui fait la vérité sur la réalité économique de l'option nucléaire imposée en France.

Téléchargez le dossier du Réseau (pdf - 540Ko)

 


 

Pour une gestion démocratique d’un vrai service public de l’électricité...sans nucléaire
Analyse de la situation, commentaires et propositions par Didier Anger, administrateur du Réseau Sortir du nucléaire

Lire l'article de Didier Anger...

 


 
Etude comparative des fournisseurs d’électricité
Greenpeace publie le guide " Écolo Watt" pour vous aider à choisir votre fournisseur d’électricité verte en mettant en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique.

Selon ce guide, Enercoop (http://www.enercoop.fr/) apparaît de très loin comme le seul fournisseur à proposer aux consommateurs une offre écologique sérieuse. À part GEG Sources d’énergies, qui atteint un niveau moyen, tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, Electrabel, Gaz de France), voire catastrophiques (EDF et Direct Énergie).

Pour en savoir plus, téléchargez le comparatif de Greenpeace "Écolo Watt" (pdf - 820Ko)

 


 

L'association de consommateurs “UFC-Que Choisir” appelle les consommateurs à conserver leurs contrats actuels
L'UFC-Que Choisir lance une campagne d'information et met à la disposition des consommateurs :

  • Un serveur vocal d'information : 0 811 88 10 88 facturé au coût d'une communication locale.
    > Voir en ligne
  • Une liste de plus de 50 questions/réponses.
    > Voir en ligne

 

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

27.08.2007

Pétition en ligne : changez d’ampoules, pour ne pas péter les plombs !

 

Réduire la demande énergétique nécessite d’engager une véritable politique d’efficacité énergétique.

Les ampoules à incandescence sont l’exemple parfait des technologies énergivores et dépassées qui n’ont plus leur place sur le marché ! Ces ampoules sont très inefficaces : elles gaspillent 95 % de l’énergie qu’elles consomment en chaleur, 5 % seulement servant à produire de la lumière.

Demandez à Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable d’établir des standards énergétiques contraignants sur les appareils qui consomment inutilement de l’énergie.

Cliquez ici pour envoyer la pétition.

Lire la suite

17.08.2007

L’EPR finlandais en retard

Les retards s’accumulent pour la centrale EPR en construction à Olkiluoto, Finlande.

[...] difficultés techniques [...] rencontrées par Areva dans la réalisation d’une centrale nucléaire EPR en Finlande.

Il se confirme que le chantier subira un fort retard. Selon Le Figaro du 11/08/07, « la centrale ne devrait produire ses premiers kilowattheures qu’en 2011, contre début 2009 prévu quand le contrat a été signé il y a un peu plus de trois ans. »

Pour le porte-parole d’Areva, Jacques Emmanuel Saulnier, le problème est administratif : « Ce chantier requiert l’envoi de 100 000 documents à l’autorité de sûreté nationale et à TVO. Tout cela prend du temps à être décortiqué et en attendant à chaque fois le chantier est arrêté. Nous n’avions pas intégré cette donnée », explique-t-il.

TVO, le fournisseur d’électricité finlandais qui a passé commande à Areva, ne comprend pas. « Rien dans les exigences de sécurité formulées par l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise, et notamment la résistance à une chute d’avion, n’est une surprise pour Areva » explique Martin Landtman pour TVO. De plus, ils se disent « très contrariés qu’Areva ne nous prévienne que maintenant de ce nouveau report de mise en service. »

Les partenaires n’ont pas encore discuté "frais de retard", mais, selon le journal, Areva aurait « passé une provision dans ses comptes d’un montant qui n’a pas été dévoilé mais qui pourrait s’élever à près de 500 millions d’euros. » Cette somme correspond à peu près au montant de la subvention qu’Areva a reçu de la COFACE (organisme français par lequel transite l’aide de l’Etat aux entreprises exportatrices).

Malgré cette perte probable de 500 millions d’euros, qui s’ajoute au fait que le montant du contrat (3.2 milliards d’euros) ne sera pas révisé (bien que que les années passent), Le Figaro estime que « le jeu en vaut la chandelle. L’EPR finlandais a en effet servi de vitrine pour vendre cette technologie aux États-Unis et en Chine. »

Mais pour Greenpeace, le nouveau retard est révélateur d’un problème de fond. « En Finlande, Areva est rattrapé par ces mensonges » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. « Tous les trimestres depuis bientôt deux ans, des problèmes surgissent sur le chantier d’Olkiluoto remettant en cause les affirmations et les promesses de l’industrie ».

Et c’est notamment la question de la résistance de la centrale à un crash d’avion qui est en jeu.

On se souvient (notre article) que Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire, avait été arrêté, en mai 2006, parce qu’il était « soupçonné de détenir un document confidentiel défense qui démontre la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide d’un avion de ligne ».

« Quand le permis de construire à été octroyé, on a assuré au public finlandais que le réacteur était conçu pour supporter un accident aérien, et ce contre l’avis de nombreux experts. Les concepteurs du réacteur ont été informés de ces exigences par les autorités finlandaises dès 2001 », explique Harri Lammi, directeur des programmes de Greenpeace à Helsinki. « Il est incroyable d’annoncer que les retards sont dus à des problèmes liés au renforcement de la résistance du réacteur à un crash aérien ».

Auteur : Philippe Ladame 

15.08.2007

Ouverture du marché de l'électricité - Enercoop

  

Le marché de l'électricité est totalement ouvert pour les particuliers. Vous pourrez choisir un fournisseur d'électricité... choisissez un fournisseur vert. 

 

Optez pour une électricité en accord avec vos valeurs ...

 

 

Un exemple de fournisseur l'électricité d'origine renouvelable : ENERCOOP.

 

ÉCOLOGIQUE
Enercoop injecte sur le réseau de l’électricité produite uniquement à partir des sources d’énergie renouvelables : l’eau, le soleil, le vent et la biomasse.

ÉQUITABLE
Enercoop  s'inscrit  dans une démarche de commerce équitable. 
L'électricité est achetée à des petits producteurs locaux à un prix qui assure une juste rémunération et garantit le développement des énergies renouvelables.

CITOYENNE
Enercoop est le seul fournisseur sous forme coopérative et reconnu d'utilité sociale et d'intérêt collectif.
Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC), Enercoop s'inscrit dans le courant  de l'économie sociale et solidaire et permet d'associer celles et ceux qui veulent agir ensemble dans un même projet, celui de la réappropriation démocratique du secteur énergétique.

SOLIDAIRE
Enercoop est agréé par l'Etat comme "entreprise solidaire". Ce mécanisme d'agrément a été mise en place grâce à la loi sur l'épargne salariale du début de l'année 2001. Il permet aux salariés de soutenir des entreprises sociales et solidaires au travers des mécanismes d'épargne salariale de leur entreprise.

Source :  Enercoop

19.06.2007

Ouverture des marchés de l'électricité et du gaz : L'UFC-Que Choisir appelle les consommateurs à conserver leurs contrats actuels

 

 

Le 1er juillet 2007, les marchés de l'électricité et du gaz vont être ouverts à la concurrence pour les particuliers français. A compter de cette date, les consommateurs pourront :

-Soit rester aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et Gaz de France, en ne souscrivant à aucune nouvelle offre.

-Soit quitter les tarifs réglementés et choisir une offre aux prix de marché. Ces offres seront proposées par tous les fournisseurs, y compris EDF et Gaz de France.

L'UFC-Que Choisir alerte les consommateurs sur les conséquences de l'abandon des tarifs réglementés :

-Les risques d'augmentations violentes des prix sur le marché libre sont bien réels. Les tarifs réglementés resteront ainsi inférieurs, voire très inférieurs pour l'électricité, aux prix de marché.

-Le choix que feront les consommateurs de souscrire une offre au prix de marché sera irréversible. Lorsque l'occupant d'un logement, qu'il soit propriétaire ou locataire, souscrira une offre sur le marché libre, ce logement ne pourra plus jamais bénéficier des tarifs réglementés.

Ainsi, les consommateurs qui quitteront les tarifs réglementés pourraient voir, comme on l'a constaté pour les entreprises, leur facture grimper de + 65 %, soit une dépense annuelle supplémentaire de 1 222 euros pour un ménage de 4 personnes qui éclaire et chauffe son logement à l'électricité. Le ménage devra faire face à cette augmentation de prix puisque la loi lui interdit de revenir aux tarifs réglementés.

Dès le 1er juillet, l'UFC-Que choisir place sous surveillance les marchés de l'énergie, grâce à :

-Un Indice des Prix de l'Electricité et du Gaz (IPEG), regroupant plus de 400 profils de ménages. Cet outil permettra de suivre l'évolution des prix sur le marché libre et régulé.

-Un observatoire des pratiques commerciales et des contrats, permettant de repérer dès la diffusion des premières offres, les éventuels abus commis par les professionnels et obtenir leur cessation.

A un mois de l'ouverture des marchés, l'UFC-Que Choisir dénonce l'inertie des pouvoirs publics qui n'ont rien prévu pour informer massivement les consommateurs sur les conséquences des choix qu'ils pourraient faire, dans un contexte économique et juridique nouveau et complexe.

L'UFC-Que Choisir lance une campagne d'information et met à la disposition des consommateurs :

- Un serveur vocal d'information : 0 811 88 10 88 facturé au coût d'une communication locale.

- Une liste de plus de 50 questions/réponses. Cliquez ici.

 

Source : UFC Que Choisir 

18.03.2007

Il n'y pas de petits gestes...

25.02.2007

Petits gestes...?

17.02.2007

Ampoule


11.01.2007

5 minute de repit pour la planète

Le collectif Energ'éthique soutien cette action :


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Le 1er février 2007, dans toute la France : Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet évènement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.

08.01.2007

Fermeture de 7 réacteurs au 1er janvier 2007 : le déclin inexorable du nucléaire est amorcé

Le 1er janvier 2007, sept réacteurs nucléaires ont cessé définitivement de fonctionner : deux à Dungeness et deux à Sizewell (Angleterre), deux à Kozlodoui (Bulgarie), et un à Bohunice (Slovaquie)
Il ne s'agit là que des prémices d'un déclin inexorable de l'industrie nucléaire mondiale, parfois présentée a tort comme faisant son "grand retour" alors qu'elle est en réalité menacée de disparition.

Ainsi, le 10 novembre 2006, Claude Mandil, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a déclaré : "la tâche principale de l'industrie nucléaire dans les années à venir sera de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu'on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d'électricité." Or, la seule chose qui soit certaine est la fermeture, d'ici 2025, d'environ 250 réacteurs nucléaires sur les 435 en fonctionnement actuellement sur la planète. Et la fermeture des autres arrivera dans les deux décennies suivantes. Par contre, la plupart des nouveaux réacteurs annoncés restent pour le moment très virtuels.


Illustration à travers quelques exemples :

- Grande-Bretagne
22 des 23 réacteurs actuels seront fermés en 2023. Certes, M. Blair annonce des projets de nouvelles centrales, mais il est un des seuls à soutenir cette idée, face à une opinion publique qui y est très défavorable. Qui plus est, M. Blair a annoncé que les éventuelles nouvelles centrales devraient être construites par des entreprises privées... sans subventions de l'Etat. Or, le nucléaire ne s'est développé que lorsque des Etats lui ont consacré d'immenses sommes d'argent public (sans jamais demander leurs avis aux citoyens, mais cela est encore un autre débat). Il est vraisemblable que, vers 2020, le nucléaire représentera moins de 1% de l'énergie consommée en Grande-Bretagne.

- Russie
Vladimir Poutine annonce de nombreux nouveaux réacteurs nucléaires, mais il est bien moins loquace concernant la fermeture prochaine des 31 réacteurs actuels : "Tous nos réacteurs (opérationnels) s'éteindront dans dix ans. Pour éviter le "gel" du secteur nucléaire civil, il nous aurait fallu construire 1,5 réacteur par an depuis longtemps" a expliqué un membre d'une délégation du Kremlin en visite aux USA (cf dépêche de l'agence RIA Novosti du 7 décembre 2006).

- Europe centrale
Les quelques vingt réacteurs nucléaires de ces pays, pour la plupart anciens et de technologie soviétique, sont promis à une fermeture prochaine. Les pays Baltes et la Pologne se sont associés pour essayer de construire un réacteur nucléaire. Loin d'être un élément du supposé "grand retour" du nucléaire, ce projet vise seulement à essayer de compenser la fermeture avant 2009 du second réacteur d'Ignalina (Lituanie), le premier étant... déjà fermé.

- USA
Aucune commande de réacteur n'a eu lieu depuis l'accident nucléaire de Three Mile Island (1979). Depuis, la durée de vie des 103 réacteurs en activité est régulièrement prolongée (jusqu'à 60 ans pour certains), augmentant considérablement le risque d'accident. Le Président Bush a certes signé en juin 2005 des dispositions pour attribuer de fortes sommes publiques aux compagnies privées qui construiraient des réacteurs nucléaires, mais aucun projet ne semble se concrétiser et le processus pourrait être remis en cause du fait de l'alternance du pouvoir avec les Démocrates. Et, même si certains projets se réalisaient , ils seraient très loin de compenser la véritable bérézina qui frappera l'industrie nucléaire des USA lorsque les vieux réacteurs fermeront enfin. (Il faut espérer que ce ne soit pas après une catastrophe nucléaire).

- Asie
C'est dans cette région du monde que les projets semblent (hélas) les plus sérieux. Ainsi, la Chine est parfois annoncée comme "le nouvel eldorado" du nucléaire parce qu'elle entend construire 30, et peut-être 40 nouveaux réacteurs. Rien ne permet de penser qu'ils seront tous construits (tant les investissements financiers nécessaires sont immenses) mais, même si c'est le cas, la Chine produira alors "royalement" 4% de son électricité avec le nucléaire, soit 0,7% de sa consommation d'énergie. De même, les projets annoncés en Inde, une vingtaine de réacteurs, permettraient à peine à ce pays de couvrir environ 5% de son électricité (1% de sa consommation d'énergie).
Le parc nucléaire japonais, le troisième au monde après les USA et la France, connait de graves problèmes de sûreté, 17 réacteurs ayant même été fermés d'un coup (pour plusieurs mois) en 2003 du fait de la falsification par les exploitants de rapports de sûreté alarmants. L'opinion publique a été très marquée par ce scandale mais aussi par l'accident de Tokaï-Mura en 1999, qui a causé la mort de trois travailleurs et irradié des centaines d'habitants.

- Amérique du Sud
Le Brésil, où ne fonctionnent que deux réacteurs, en annonce 5 nouveaux, mais il est d'abord confronté au problème d'Angra3, réacteur resté en pièces détachées depuis... 20 ans. Idem pour l'Argentine (où fonctionnent aussi deux réacteurs) qui a annoncé en août 2006 un plan nucléaire dont le premier objectif est de terminer la construction du réacteur Atucha 2, commencée... en 1981.

- Dictatures
Ici ou là, des dictateurs pensent se donner du prestige en annonçant la construction d'un réacteur nucléaire. C'est le cas de Kadhafi (Libye), Loukachenko (Biélorussie, pays toujours contaminé par la catastrophe de Tchernobyl) ou de l'Egypte où le fils de Moubarak a le soutien des USA pour la construction d'un réacteur. La Corée du Nord et l'Iran ont chacun un programme nucléaire pour lequel la production d'électricité reste virtuelle, l'objectif étant l'accès à l'arme atomique. En résumé, beaucoup d'annonces pour... fort peu d'électricité.

- Allemagne / Suède
On peut lire ici où là que le plan de sortie du nucléaire en Allemagne serait remis en cause. Ce n'est pour le moment pas le cas mais, de toute façon, le pire qui soit envisagé est de ne pas fermer les réacteurs de façon anticipée. En aucun cas la construction de nouveaux réacteurs n'est envisagée : le nucléaire est de toute façon promis à la disparition en Allemagne. La situation est identique en Suède où la fermeture des 10 réacteurs actuels a été décidée en 1980. Ce plan traîne certes en longueur mais, là aussi, aucun nouveau réacteur n'est prévu et le nucléaire va de toute façon disparaitre. Notons aussi qu'un accident, potentiellement très grave, a été frôlé le 25 juiller dernier à la centrale de Forsmark.

- Finlande / France
Ces deux pays portent les espoirs de l'industrie nucléaire en Europe : ils souhaitent construire chacun... un réacteur, l'EPR du français Areva. Une fois de plus, rien à voir avec un "grand retour" du nucléaire. D'autant que le chantier finlandais, le seul à être lancé, est un véritable calvaire : 18 mois de retard officiellement, au moins trois ans en réalité. Le constructeur Areva perdrait dans l'affaire près d'un milliard d'euros. Qui plus est, l'EPR a été refusé le 16 décembre dernier par les chinois à l'occasion ce qui était présenté comme le "contrat du siècle", la construction de quatre réacteurs. De fait, on ne saurait trop conseiller à la France de renoncer à construire l'EPR prévu à Flamanville (Manche), et d'en reverser le financement vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables.

Conclusion :
Le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que "l'énergie nucléaire représente 2 % de l'énergie finale dans le monde" et pointe "l'apport finalement marginal du nucléaire" dans la lutte contre l'effet de serre. On ne saurait mieux illustrer le fait que le nucléaire, même s'il impose un danger maximal, a en réalité une place très faible dans l'énergie mondiale. Et, nous venons de le décrire, cette faible part est en déclin inexorable. La fermeture de sept réacteurs, ce 1er janvier 2007, est donc le début d'un mouvement irréversible vers la disparition de l'énergie nucléaire. Il convient néanmoins de hâter cette disparition avant que ne survienne un nouveau Tchernobyl, mais aussi parce que chaque réacteur en fonctionnement produit des déchets radioactifs qui vont durer des millions d'années, et parce que la prolifération nucléaire vers l'arme atomique est un des pires dangers qui menacent la planète.
 
Sources : Réseau Sortir du Nucléaire 

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