10.04.2009

ECOLOPRESSE : Au service des associations de défense de l’environnement et du citoyen

1658157986.jpgLe blog Ecolopresse a pour objectif de donner plus de visibilité aux associations de défense de l’environnement à but non lucratif. Il leur donne la possibilité de diffuser gratuitement des communiqués traitant d'environnement, de développement durable et d'écologie. Ces communiqués peuvent faire la promotion d'un événement, d'une conférence, d'un concours, d'une pétition, d'une d'étude, d'un ouvrage, d'un film, d'une exposition...

 

Ce blog souhaite proposer une alternative à certains médias sous l'influence des pouvoirs politiques et financiers. Il offre une nouvelle source d’information à disposition des associations à but non lucratif et espère contribuer au pluralisme.

 

Ecolopresse est un outil au service des associations de défense de l’environnement à but non lucratif... mais aussi une source d’informations, de découvertes et d'échanges pour le citoyen.

 

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10.10.2008

Energie : Pour Greenpeace l'Europe doit agir !

Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire que développer un ambitieux programme d'économies d'énergie et de maîtrise de la consommation est la meilleure façon de répondre à la fois au défi de la lutte contre les changements climatiques, aux enjeux de sécurité énergétique et à la nécessité de défendre le pouvoir d'achat. Et pourtant, l'efficacité énergétique reste le parent pauvre de la politique énergétique européenne

Remplissez cette pétition de Greenpeace et faites la signer par vos amis, pour que le président de la République mette l'Europe sur la voie de l'efficacité énergétique et défende en particulier :
- un objectif contraignant de 20% d'efficacité énergétique en Europe pour 2020
- et une version ambitieuse de la future réglementation sur les émissions de CO2 des voitures.

N'hésitez pas jeter un coup d'oeil sur cette vidéo qui montre les responsables politiques français parlant depuis 30 ans d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie mais ne faisant rien de concret !

 

Source : Greenpeace France

22.06.2008

Prix de l'énergie : M. Fillon fait fausse route avec le réacteur nucléaire EPR

C'est sous prétexte de réduire la facture énergétique du pays, tout en luttant contre le réchauffement climatique, que le premier ministre français François Fillon annonce vouloir la construction en France d'un second réacteur nucléaire de type EPR.

Notre propos n'est pas ici de mettre en avant les tares bien connues de l'atome : risques de catastrophes, question insoluble des déchets radioactifs, rejets radioactifs et chimiques dans l'environnement, graves contaminations (par exemple au Niger) par les mines d'uranium, prolifération à des fins militaires. Sans parler des graves déconvenues du fameux réacteur EPR sur les deux sites où il est en chantier, en Finlande et à Flamanville (Manche).

Ce que nous voulons, c'est que chacun prenne conscience de la faillite économique de l'option nucléaire : malgré 58 réacteurs qui produisent 80% de son électricité, la France est frappée comme ses voisins par l'explosion du prix de l'énergie. Les pêcheurs, les automobilistes et bien d'autres catégories sont là pour en témoigner.

Le nucléaire, qui devait "assurer notre indépendance énergétique", n'est finalement qu'une pauvre ligne Maginot : sous l'effet du prix de l'énergie, l'inflation atteint des records : 5,5 % en mai, 3,3 % sur un an, du jamais vu depuis 17 ans. Et la balance commerciale de la France est plombée par une facture énergétique annuelle de près de 50 milliards d'euros.

Les pronucléaires en sont réduits à suggérer que "sans le nucléaire, ce serait pire". Ce qui est à la fois dérisoire – est-ce donc ça le "miracle nucléaire" ? – et faux : c'est avec le nucléaire que c'est pire puisque nous avons à acquitter la facture pétrole-gaz et la facture nucléaire.

Car le nucléaire n'est pas "gratuit", bien au contraire : l'investissement de départ est pharaonique - la France est d'ailleurs très loin d'avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service – et la facture "aval" (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s'annonce elle aussi incommensurable. Nos enfants apprécieront.

En France, après 30 ans de publicités d'EDF et d'Areva, chacun croit que l'atome est incontournable. Or, les données officielles de l'Agence pour l'énergie atomique en attestent, le nucléaire ne couvre que 2% de la consommation mondiale d'énergie : une part si faible qu'elle a une influence quasi nulle sur le climat et sur le prix de l'énergie.

On nous objecte que "justement, il n'y a qu'à augmenter la part du nucléaire". Mais ce n'est pas ce qui va se passer : certes, de nouveaux réacteurs vont être construits ici ou là, mais ils seront toutefois bien moins nombreux que ceux qui vont fermer : plus de la moitié des 435 réacteurs en service sur Terre approchent de leur fin de vie. Déjà, la production nucléaire a perdu 2% en 2007 : voilà qui contredit les innombrables reportages sur la supposée "renaissance du nucléaire".

Il convient aussi de regarder ce qui se passe en Chine, présentée comme le nouvel "eldorado" de l'atome. Si les Chinois construisent les 40 nouveaux réacteurs annoncés, le nucléaire couvrira royalement... 4% de l'électricité, c'est-à-dire 0,7% de la consommation chinoise d'énergie. Les données sont quasiment les mêmes pour l'Inde.

Aux USA, l'atome représente 20% de l'électricité, soit moins de 4% de la consommation totale d'énergie. Et la majorité des 103 réacteurs américains vont fermer dans les 20 ans. L'atome restera dans tous cas une énergie marginale, même dans les pays les plus nucléarisés.

Le nucléaire ne peut donc en aucun cas représenter une alternative énergétique. Il est de fait inutile d'interpeller les antinucléaires sur le thème "Préférez-vous le charbon au nucléaire ?" car la question ne se pose même pas : la part du nucléaire dans l'énergie mondiale est - et va - rester infime, sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique restant quasi-nulle.

Mais il est une autre vérité à connaître, bien plus réjouissante : sur Terre, les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire. D'ailleurs, la seule hydroélectricité produit plus que l'atome : 3000 Twh/an contre 2600. De quoi faire chanceler les idées fausses malheureusement si répandues en France, le seul pays au monde où l'on croit que le nucléaire est indispensable et que les énergies renouvelables sont négligeables.

Les perspectives de croissance de l'énergie éolienne sont exponentielles partout sur la planète, avec des productions d'ores et déjà si massives que sont balayées les objections rétrogrades sur l'intermittence de cette production. Le solaire lui aussi est en plein envol, en particulier dans les Etats comme la Californie qui ont compris que l'avenir était dans les renouvelables.

En combinant les économies d'énergie et les énergies renouvelables, il sera rapidement possible d'assurer protection de l'environnement et indépendance énergétique : il y aura toujours du soleil, du vent, du bois, etc. Lorsque se produiront, peut-être plus vite qu'on ne le pense, de graves ruptures d'approvisionnement en pétrole, gaz ou uranium, les grands perdants seront ceux qui auront gaspillé leur argent dans des voies de garage.

Ministre de la recherche au début des années 90, François Fillon avait soutenu aveuglément - c'est bien le mot - le surgénérateur nucléaire Superphénix, finalement fermé après des années de déconvenue. Quinze ans plus tard, le même François Fillon fait preuve de la même cécité en soutenant le nucléaire en général et le réacteur EPR en particulier. On en rirait presque si l'avenir énergétique de la France n'était pas condamné à s'échouer dans l'impasse nucléaire.

Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

Planète Eolienne Infos

Numéro 3

Le troisième numéro de Planète Eolienne Infos vient de sortir. Ce numéro s'intéresse :
- aux soubresauts de quelques opposants à l'éolien (qui reviennent à la charge avec des arguments fatigués) ;
- aux chiffres clés de l'énergie éolienne en France et dans le Monde (qui montrent que la croissance est toujours aussi forte, faisant de l'éolien une énergie d'aujourd'hui et de demain) ;
- et au mode de financement participatif des parcs éoliens (un concept prometteur à encourager en France).

 


Télécharger le troisième numéro ...

16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

12.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

30.05.2008

La Capture et le Stockage de carbone ?

Le rapporteur de ce dossier au Parlement Européen, Chris Davies, soutenu dans ce sens par l’Agence Internationale de l’Energie, propose l’adoption obligatoire par l’Union Européenne de la technique de Captage et Stockage du Carbone (CSC, ou CCS en anglais) par toutes les entreprises brûlant des énergies fossiles.


Cette technique en est aujourd’hui tout juste au stade expérimental, dans plusieurs sites de la planète. Deux sites en France (Véolia Environnement à Claye-Soully et Total dans le Bassin de Lacq) sont en cours de travaux. Alstom se lance dans cette voie aux Etats-
Unis. Mais dans le même temps, d’autres sociétés semblent y renoncer, comme Shell et Statoil en Norvège.
C’est que cette prétendue solution pose de nombreux problèmes techniques et sociétaux : problèmes techniques de récupération des gaz, problèmes de sûreté géologique concernant les sites de stockage, problèmes d’assurance sur la durée forcément très longue du stockage, et donc sur la sécurité des populations concernées.


C’est particulièrement vrai pour l’enfouissement en sites maritimes, autorisé en Février 2007 par un dispositif discret modifiant la Convention de Londres, contre lequel s’élève avec force France Nature Environnement.


Elle pose enfin la question du financement de telles opérations, en admettant que les précédents obstacles soient franchis. Chris Davies n’y va pas par quatre chemins, en proposant que l’on mette en place un cadre réglementaire permettant les financements dans le cadre de l’UE.
La fédération France Nature Environnement est formellement opposée à une telle solution, qui revient à faire peser la dépollution de ces entreprises sur le contribuable européen. Solution d’autant plus inacceptable que l’on voit exploser littéralement les profits des sociétés pétrolières et qu’il y a toutes chances pour qu’ils continuent à gonfler, dans le contexte énergétique mondial.


C’est pourquoi, sans s’opposer de façon systématique à cette option technologique, FNE considère que ses modalités d’application doivent faire l’objet d’un large débat préalable, tant au niveau national qu’européen et international.


Il y a d’ailleurs mieux à faire : la priorité réelle, tant dans la perspective du changement climatique que dans celle des limites des ressources fossiles, doit porter sur les économies d’énergies et sur l’efficacité énergétique.



Communiqué : FNE

14.03.2008

Construire écolo

Suite aux conclusions du Grenelle de l’Environnement, l’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment est plus que jamais une priorité nationale. C’est pourquoi l’ADEME publie le guide « Construire autrement ». Il répond à l’intérêt grandissant et aux interrogations des particuliers et des promoteurs immobiliers pour la construction de logements plus respectueux de l’environnement.

Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, appelle la mobilisation de chacun d'entre nous pour réussir ce vaste chantier. La mise à disposition du guide « Construire autrement » permet aux particuliers de s'inscrire dans cette dynamique.

En France, les bâtiments représentent 43 % de l’énergie consommée et 22 % des émissions des gaz à effet de serre (GES). Diminuer les impacts négatifs des bâtiments sur l’environnement, c’est possible dès maintenant. Les idées, la technique, les matériaux, les équipements et les pratiques existent.

Ainsi, de plus en plus de professionnels, architectes et constructeurs conçoivent des bâtiments moins energivores, moins producteurs de GES aussi bien pour le tertiaire, les bâtiments collectifs ou industriels, que pour les maisons individuelles.

« Construire autrement » est un guide pratique destiné au grand public et aux promoteurs immobiliers. Véritable mine de conseils méthodologiques ou opérationnels, il propose des pistes pour construire une maison alliant confort et maîtrise de l’énergie pour limiter les impacts sur l’environnement : implantation de la construction, choix des matériaux et des équipements…. Ce document mentionne également l’ensemble des conseils pour maîtriser l’énergie de sa maison et adopter un mode de vie harmonieux avec l’environnement : les bons gestes au quotidien, le choix des appareils ménagers économes en énergie...

>>> Construire_autrement.pdf

 

Source : ADEME

07.03.2008

Recherchons un architecte pour la Maison de Bure

L'association Bure Zone Libre et sa Maison de la Résistance qui luttent contre l'enfouissement des déchets nucléaires, recherche un architecte militant.

Ses compétences seront mis à profit pour nous aider dans la réalisation d'un projet de salle(s) multi activités.

De la conception au suivi des travaux, ce projet demandera une certaine disponibilité.

Si le ou la volontaire n'habite pas en Lorraine ou Champagne-Ardenne, nous sommes en capacité de l’accueillir ponctuellement à la maison de Bure dans la Meuse (55).

Cette salle aura pour vocation d'accueillir des réunions militantes, des expos, conférences mais son ambition est également d'être capable d'accueillir des groupes en tous genres (scolaires, associatifs, formations...)

Si ce projet vous intéresse, nous vous invitons à contacter le coordinateur du Réseau “Sortir du nucléaire”, Jocelyn PEYRET <jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr>, qui vous mettra en lien avec la commission qui travaille déjà sur ce projet exaltant.

Pour en savoir plus sur la maison de Bure : http://burezonelibre.free.fr/

3.000 logements sociaux par an en accession à la propriété : le gaspillage énergétique distribué aux pauvres

 
Transformer les locataires pour faire une France de propriétaires : conformément au souhait présidentiel, la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin a signé avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem) un accord visant à proposer 3.000 logements sociaux en accession à la propriété chaque année.

L’objectif est « très ambitieux », a reconnu Christine Boutin lors de la signature mercredi d’un accord avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem). Les Sem s’y engagent à proposer l’accession à la propriété aux locataires de 3.000 logements sociaux (soit environ 1% de leur parc immobilier) chaque année.

Les 262 Sem qui gèrent en France 480.000 logements s’engagent par ce contrat à multiplier par dix le nombre de logements proposés actuellement à la vente. L’accord, qui porte sur trois ans, prévoit aussi la construction par les Sem de 91.000 logements chaque année. Le président de la fédération des Sem Jean-Pierre Schosteck a reconnu que ce processus était une « nécessité ». De son côté Christine Boutin, qui concède que « la crise du logement ne sera pas résolue avec la vente de 3.000 logements sociaux », a annoncé pour le printemps un projet de loi pour « une politique du logement du XXIe siècle ».

Des logements sociaux de mauvaise qualité thermique

Le gouvernement se dépêche de mettre en vente une grande quantité de logements sociaux, souvent de mauvaise qualité, en particulier thermique et acoustique. Le gouvernement sait déjà, si tout se passe bien, que les rénovations thermiques vont devenir obligatoires lors des transactions immobilières (c’est un des résultats du Grenelle de l’environnement). Or, ces ventes auront lieu avant la mise en place de la législation (qui ne sera pas effective avant 2015, à priori).

Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre déclare : "Les nouveaux propriétaires, plutôt modestes, vont intégrer des logements qui leur coûteront très cher en énergie, et dont ils n’auront pas les moyens d’effectuer la rénovation thermique. Cette disposition va à l’encontre de la volonté affichée tout le long du Grenelle de l’environnement !"

De plus, ces mises en ventes vont supprimer des logements sociaux, pourtant manquant aujourd’hui. Comment les organismes HLM et la Caisse des Dépôts et Consignation vont-ils réussir à combler le manque de logements sociaux si en plus, il y en a 3000 en moins chaque année ?

Les Amis de la Terre espère donc que l’Etat, même s’il ne l’annonce pas, effectuera la rénovation thermique à 80 kWh/m²/an de tous ces logements sociaux mis en vente.

Sources : Les Amis de la Terre

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