28.06.2008

3115 communes menacées - Exiger la “transparence"!

Projet de stockage des déchets de Faible activité à vie longue (FA-VL)


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires, et a mandaté l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour trouver ce site. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.

Mais la liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés, tant par le Ministère de l'écologie que par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et l'Andra, parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !

Aussi, il faut contraindre ces trois organismes à mettre en oeuvre la "transparence" annoncée. Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous propose de participer immédiatement à une grande action pour obtenir cette liste : cela consiste à s'adresser à ces trois organismes par téléphone, fax et mail, jusqu'à obtention de la liste. Voici les coordonnées et une "lettre type"

 

  • Appelez gratuitement le : 0 800 000 150
    Il s’agit d’un numéro vert géré par l’ANDRA qui prendra donc en charge votre communication téléphonique.
    Soyons des milliers à appeler ce numéro pour montrer notre détermination !

 

Vous pouvez aussi appeler :

  • Ministère de l'écologie :
    Tel : Cabinet de JL Borloo 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet 01 40 81 77 87
    > Contact par le site web
  • Andra :
    Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
    Contact par mai : webcom (a) andra.fr
RSN

24.09.2007

Deuxième édition d'Écolo Watt : EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement !

 

Trois mois après l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie la 2e édition d'Écolo Watt1, un classement des fournisseurs en fonction du caractère écologique de leurs offres et de leur politique énergétique.

« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs soucieux de l'environnement et mettre en valeur les entreprises qui adoptent une démarche résolument écologique par rapport à ceux qui se contentent de montrer patte verte, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. Une distinction nécessaire, à l'heure où l'écologie est aussi devenue un argument marketing. »

EDF : dernier du classement Écolo Watt et roi de l'écologie de façade
Le 22 septembre, EDF entame une grande tournée publicitaire dans huit villes de France sur le thème de la maîtrise de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. « EDF organise une vaste opération de communication pour tenter d'apparaître bien plus vert qu'il n'est : en réalité, EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement ! », affirme Yannick Rousselet, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. EDF échoue en effet à la dernière place du classement Écolo Watt notamment pour cause de démarche totalement opposée à la politique d'efficacité énergétique qu'il prétend mener. EDF fait la promotion du nucléaire, qui incite à la surconsommation, et des appareils très énergivores, comme le chauffage électrique ou les lampes halogènes.

Pour contrer la campagne de désinformation d'EDF, les bénévoles de Greenpeace distribueront Écolo Watt dans toutes les villes où EDF sera de passage, à commencer par Nantes, demain samedi 22 septembre. Rendez-vous à 14 h au centre commercial Atlantis.

Les principaux résultats
  • Sans surprise, Enercoop décroche à nouveau la meilleure note (17,1/20 ; +0,1 point), loin devant les autres. « Cette coopérative se distingue de ses concurrents car elle s'approvisionne directement et uniquement auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, et elle investit 95 % de ses bénéfices dans le développement des renouvelables, reprend Frédéric Marillier. Alors que les autres fournisseurs distribuent de l'électricité produite essentiellement à partir du nucléaire. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »
  • À noter ensuite la forte progression de Direct Énergie, qui a finalisé son offre durant l'été, ce qui lui a permis de remonter de la dernière à la troisième place, avec une note qui reste cependant médiocre (7,6/20 ;+2,1 points).
  • GEG Sources d'énergies conserve la deuxième place (10,4/20 ; -0,5 point). Tous les autres opérateurs stagnent et réalisent des performances globales mauvaises (Electrabel et Poweo, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophique (EDF, 4,9/20).

La méthode
Écolo Watt classe non pas les diverses offres mais les opérateurs eux-mêmes. C'est en effet au niveau global de l'activité et de la politique des fournisseurs qu'il est pertinent d'évaluer les impacts sur l'environnement et les bonnes pratiques. Un questionnaire a été envoyé à chaque entreprise offrant ses services aux particuliers2. Chaque fournisseur récolte une note sur 20 en fonction de trois critères principaux :
- composition du mix énergétique (répartition par type de sources d'énergie) ;
- politique énergétique (investissements ou non dans les renouvelables) ;
- services et politique commerciale (audit, système tarifaire, maîtrise de la consommation, etc.).
1. Retrouverez le classement Écolo Watt et l'analyse des résultats sur www.revolution-energetique.org, page « Électricité verte », dans la rubrique « Les moyens d'éviter le pire ».


2. Alterna, Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d’énergies, Poweo, Proxelia. Faute d'informations suffisantes, Alterna et Proxelia n'ont pas pu être évalués dans Écolo Wat

28.08.2007

La nature se rebiffe contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 
Collectif BURE-STOP - Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 
Déchets nucléaires - BURE
 
La nature se rebiffe contre l'enfouissement des déchets radioactifs 
 
Dans le cadre de la première "Trans'mutance" qui s'est déroulée hier dans la grande région de Bure (cf www.burestop.org), un point a été dressé de l'actualité du chantier d'enfouissement.
 
L'info donnée aux participants était de taille puisque, pour la première fois, un organisme des plus officiels (CNE) tire la sonnette d'alarme sur les tares géologiques du site de Bure, donnant ainsi raison aux scientifiques indépendants qui depuis des années décrivent un site pas du tout adapté au stockage souterrain de produits radioactifs aussi dangeureux. Si l'enfouissement, présenté par les pouvoirs publics comme "solution", se résume en réalité à un pari sur l'avenir, le réaliser dans la région de Bure serait une folie, débouchant sur une contamination incontrôlée à vaste échelle.
 
Le document joint, distribué hier à l'occasion de la "Trans'mutance", détaille de manière argumentée la réalité des "phénomènes inattendus" qui se déroulent dans le sous-sol de Bure.
 
A quelques semaines du Grenelle de l'environnement, il serait incompréhensible que le gouvernement ne mette pas le nucléaire sérieusement à l'ordre du jour, afin d'en montrer les limites et les risques qui lui sont inhérents.
 

Contacts presse : 06 66 95 97 77  -  06 86 74 85 11

 

Bure-géologie .doc

Le climat change et la révolution énergétique s’impose

 

Jean-Stéphane Devisse est Chargé de mission Changement climatique au WWF. Lors du Grenelle, il est coordinateur de l’Alliance pour la Planète pour le Grenelle de l’Environnement.

il nous fournit ici le premier article d’une série de trois sur le changement climatique et l’énergie.

Des inondations record en Grande-Bretagne tandis que les Balkans subissaient la canicule ; un cyclone dévastateur sur les Antilles tandis que la métropole connaît une météo plutôt fraîche pour la saison : les irrégularités du climat se sont multipliées cet été, et seuls les incrédules n’y verront pas un lien avec le changement climatique en cours. Il n’y a pas de groupe de travail spécifiquement dédié au changement climatique, au Grenelle de l’Environnement, mais un groupe Energie-Climat qui a fort à faire.

Le sujet qu’il doit traiter est en effet immense. Des énergies sous toutes leurs formes, à commencer par celle qui pose problème, le nucléaire, face auquel la position de l’Alliance pour la Planète est claire : l’énergie atomique n’est pas une solution pour éviter le changement climatique ; son développement est porteur de menaces avérées (que faire en cas d’accident grave ? que faire des déchets radioactifs ? comment empêcher leur prolifération ? comment éviter qu’ils tombent entre de mauvaises mains ?), et le coût de ses installations n’est pas à la portée des pays pauvres dont les habitants n’ont pas accès à l’électricité.

L’Alliance pour la Planète n’a d’ailleurs pas vraiment goûté le cadeau nucléaire de Sarkozy à Kadhafi…

Mais la question de l’énergie ne se résume pas à celle de l’atome. Le grand défit climatique ET énergétique de notre siècle, c’est avant tout de consommer moins, sans moins de qualité de vie. Ce que les spécialistes nomment la sobriété et l’efficacité énergétique pourrait réduire des deux tiers la consommation d’électricité en Europe, par exemple, en recourant aux technologies déjà sur le marché. Rappelons qu’un simple lampe fluo-compacte consomme cinq fois moins qu’une ampoule à condensation, à intensité lumineuse égale !

En la matière, les réservoirs d’économies d’énergie sont intarissables. Reste à produire pour nos besoins : sur le plan mondial, les énergies renouvelables sont en plein développement : l’éolien, le solaire, l’exploitation raisonnée de la biomasse, l’hydraulique à haute performance écologique, l’hydrolien (issue de la force des courants marins), la géothermie… sont autant de sources d’une énergie renouvelable bien sûre, abondante, durable, et dont les coûts sont en proportion d’un secteur économique émergeant, qui a donc besoin de tarifs attractifs pour asseoir sa compétitivité. Connaît-on, du reste, un seul secteur émergeant qui ne soit pas aidé ? Même la production et l’exportation d’armes le sont !

Alors, pour ou contre le développement de l’énergie de la paix ? Pour, dix fois, cent fois pour, mais il n’est pas certain qu’au Grenelle de l’Environnement, tous l’entendent ainsi. On en veut pour exemple l’absence remarquée des industriels nationaux du nucléaire, pour revenir à lui. Aucun ne siège au Grenelle. Bizarre, bizarre … Seraient-ils pris par d’autres tâches, éminemment lobbyistes, auprès d’autres cercles de pouvoir ?

Sources : Les écolos au Grenelle sur le site http://legrenelle.lalliance.fr

27.08.2007

Pétition en ligne : changez d’ampoules, pour ne pas péter les plombs !

 

Réduire la demande énergétique nécessite d’engager une véritable politique d’efficacité énergétique.

Les ampoules à incandescence sont l’exemple parfait des technologies énergivores et dépassées qui n’ont plus leur place sur le marché ! Ces ampoules sont très inefficaces : elles gaspillent 95 % de l’énergie qu’elles consomment en chaleur, 5 % seulement servant à produire de la lumière.

Demandez à Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable d’établir des standards énergétiques contraignants sur les appareils qui consomment inutilement de l’énergie.

Cliquez ici pour envoyer la pétition.

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Areva : revers en Chine

Après le retard sur son chantier finlandais, Areva rencontrerait des difficultés dans ses négociations en Chine.

Au début août, réagissant à l’annonce des pénalités de retard qu’Areva allait devoir supporter en Finlande, le Figaro consolait ses lecteurs en expliquant « le jeu en vaut la chandelle. L’EPR finlandais a en effet servi de vitrine pour vendre cette technologie aux États-Unis et en Chine. » (voir notre article du 11/08/07).

Pour ce qui est de la Chine, ce n’est peut-être pas encore gagné.

Dans un communiqué du 22/08/07, le collectif Sortir du Nucléaire annonce que la Chine aurait décidé d’annuler définitivement la construction de 2 réacteurs EPR à Yangjiang.

Pourtant l’offre faite par Areva pour ces 2 réacteurs (3,66 milliards d’euros) semblait intéressante puisqu’elle correspond grosso modo au prix de l’unique centrale EPR finlandaise.

« Même à prix cassé, les Chinois ne veulent pas de l’EPR, » constate le Réseau qui demande en conséquence, devant un tel fiasco, au gouvernement français de renoncer au projet d’EPR à Flamanville (Manche).

Il est certain que, si la nouvelle se confirme, il s’agit là d’un revers important pour le nucléaire français qui, au-delà des deux centrales en discussion, lorgne sur la trentaine de projets en gestation en Chine à l’horizon 2020 (pour un total de 50 milliards d’euros) [1].

Selon Reuters pourtant, un porte-parole d’Areva a déclaré que les discussions "avancées" sur la construction de centrales EPR en Chine se poursuivaient, mais a refusé de commenter les informations sur le changement éventuel de site.

Répondant au Nouvel Obs, Jean-Hervé Lorenzi, professeur à Paris Dauphine, spécialisé dans l’énergie, estime de son côté que « il ne s’agit que de spéculations » et relativise le revers éventuel en expliquant : « il faut avoir à l’esprit la stratégie d’Areva sur l’uranium. Le groupe a dans ce cadre annoncé avoir lancé une OPA sur UraMin pour 2,5 milliards de dollars. Or, ces matières premières vont devenir un enjeu fondamental. De plus, Areva gère des positions concurrentielles, il traite de l’ensemble de la filière. Et la filière électronucléaire française est unique au monde. »

Unique au monde, peut-être, mais pas toute seule. Fin juillet 2007, c’est avec Westinghouse que la Chine a signé un contrat de quelque huit milliards de dollars pour la construction de quatre centrales équipées de réacteurs réacteurs de 1,1 gigawatt chacun, issus de la technologie AP1000 (qui, aux dires de Westinghouse, constitue la base de près de la moitié des centrales nucléaires du monde).

[1] Actuellement, la Chine compte dix réacteurs en état de marche qui lui fournissent environ 2% de son électricité.

01.08.2007

2007 - Sarkozy et le colonel Kadhafi

25 juillet 2007 : Vingt-quatre heures après la libération de cinq infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Libye pour officialiser ce qui semble en être la contrepartie principale : l'accès de la Libye à la technologie nucléaire civile française. Un "mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l'énergie nucléaire" a été signé, mercredi 25 juillet.

Discours de Nicolas Sarkozy. 14 janvier 2007 : « Je veux être le Président de la France des droits de l'homme. (...) Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde. »

Selon la Ligue des droits de l'homme : « La condamnation à mort "vient couronner cet édifice despotique" qu'est la Libye. Cette décision "illustre clairement la nature d'un régime négateur de tous les droits de l'Homme" ». (Communiqué du mardi 19 décembre)

Selon Reporters sans frontières rapport annuel 2007: « Peu de journalistes se risquent à franchir les lignes rouges tracées par le pouvoir. Critiquer le chef de l'Etat est un crime de lèse-majesté qui peut conduire directement à la prison tant le culte de la personnalité bat son plein. La presse locale traite tout au plus des affaires de "petite corruption" sans jamais toucher aux hauts responsables de l'Etat, ni au statut des Berbères et encore moins au Guide et sa famille ». 
 
Source : Greenpeace 

24.07.2007

Infirmières bulgares : Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse M. Sarkozy de se livrer à un "troc nucléaire"

 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse M.Sarkozy de se livrer à un "troc nucléaire" injustifiable en proposant au dictateur libyen Kadhafi de la technologie nucléaire en échange des infirmières bulgares.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne commentera pas le fait que le Président français s'attribue le mérite des efforts de l'Union européenne pour faire libérer les infirmières bulgares, par contre il dénonce avec la plus grande vigueur la "monnaie d'échange" utilisée par les Sarkozy - l'épouse du chef d'Etat étant son "pion avancé" en Libye - pour arriver à leurs fins.

Promouvoir le nucléaire, et tenter d'étendre cette technologie sur la planète, est de façon générale une très mauvaise chose pour l'environnement. Mais fournir de la technologie nucléaire à un dictateur est encore plus irresponsable.


- Certes, MM Sarkozy et Kadhafi parlent de "nucléaire civil", mais l'expérience et l'actualité (par exemple en Corée ou en Iran) montrent que nucléaire civil et militaire sont intimement liés.

- Certes, M Kadhafi a officiellement renoncé à un programme nucléaire militaire, mais ce dictateur est un habitué des revirements brutaux et des pratiques dissimulatoires.

Par ailleurs, il est fort curieux que la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, chargée du dossier des infirmières bulgares, ait exprimé le 13 juillet son "agacement" devant le forcing de M Sarkozy, avant de se déclarer 6 jours plus tard "d'accord sur tout" avec M. Sarkozy. Ce dernier attribue une telle importance aux infirmières bulgares que le seul "humanisme" du Président français semble une explication un peu courte.

Alors que M Sarkozy travaille en coulisse à la constitution d'un trust nucléaire regroupant Areva, Alstom et Bouygues, on ne peut que se souvenir qu'un des amis proches du Président français n'est autre que Martin Bouygues. Et ne peut que penser que ce dernier serait certainement heureux... de construire des centrales nucléaires en Libye.

L'industrie nucléaire est globalement en déclin sur la planète (le nombre de réacteurs qui vont fermer dans les 20 ans est nettement supérieur au nombre de projets de nouveaux réacteurs), mais il apparait que c'est principalement dans les régimes fort peu démocratiques que des projets de relance du nucléaire apparaissent (Chine, Russie, Libye, Algérie, Egypte, Biélorussie, etc).

Il est inacceptable que la France fournisse de la technologie nucléaire à ces pays.
 
Sources : Réseau Sortir du Nucléaire 

19.07.2007

Documents confidentiels d’EDF

 

EXCLUSIF :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie sur son site web des documents exclusifs, dont une figure confidentielle estampillée "A ne transmettre à l'extérieur d'EDF sous aucun prétexte". Il s'agit de données sismiques concernant toutes les centrales nucléaires françaises, données jamais publiées par EDF qui a donc des choses à cacher aux citoyens.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" considère que chacun doit pouvoir prendre connaissance de ces données, il les rend donc publiques.


En consultant l'ensemble des documents révélés par le Réseau "Sortir du nucléaire", on peut constater des faits gravissimes :
- la falsification de données sismiques par EDF
- les fortes divergences entre les experts du très officiel IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et ceux d'EDF.
- l'opération de "lobbying au plus haut niveau de l'Autorité de sûreté" mise en oeuvre par EDF pour empêcher la prise en compte de calculs de l'IRSN.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le "silence assourdissant" des autorités françaises concernant le risque nucléaire. Les évènements récents au Japon, en Allemagne (et en Suède il y a pratiquement un an) montrent que les normes de sécurité définies par les "spécialistes" sont gravement mises en défaut.

Toujours en France, EDF et l'Autorité de sûreté (ASN) ont reconnu hier une "anomalie sérieuse" (colmatage "élevé" des générateurs de vapeur) qui affecte la quasi totalité des réacteurs français. EDF, avec la bénédiction de l'ASN, annonce que les réacteurs vont continuer à fonctionner "dans des conditions de sûreté acceptables". Que signifie cette expression ? Faut-il s'attendre à un nombre "acceptable" d'accidents nucléaires ?

Hélas, les autorités françaises continuent à faire preuve du plus grand autisme. Le Président de la République, pourtant focalisé sur la "sécurité", ne semble pas prendre conscience de l'insécurité nucléaire. Pendant ce temps, EDF, Areva et le CEA désinforment impunément, et l'accident nucléaire menace plus que jamais...

Contrairement à ce qui nous est toujours dit, le risque zéro existe : il suffit de fermer les centrales nucléaires. C'est d'ailleurs ce qu'il faut faire immédiatement lorsque les normes de sûreté d'une centrale nucléaire ont été sous-évaluées à la conception, comme c'est le cas au Japon... et en France.

Il est urgent que la France adopte rapidement un plan de sortie du nucléaire.

Voir les documents confidentiels d’EDF ici : http://www.sortirdunucleaire.fr

Anomalie générique concernant le taux de colmatage élevé des générateurs de vapeur de certains réacteurs des centrales EDF

 
 
Les générateurs de vapeur de certains réacteurs des paliers 900 MWe et 1300 MWe des centrales nucléaires EDF présentent une anomalie pouvant avoir des conséquences pour la sûreté. Cette anomalie, classée au niveau 1 de l’échelle INES, a fait l’objet d’un avis d’incident publié sur le site Internet de l’ASN le 21 février 2007. La présente note détaille cette anomalie et présente les solutions envisagées par EDF pour y remédier.
 
Sources : ASN

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