07.03.2008

Associations : Un site de participation citoyenne

www.agora-grenelle.fr >>> Un portail citoyen pour le Grenelle de l’environnement 

 
À l’occasion des travaux préparatoires précédant le Grenelle de l’environnement, 6 associations ont mis en place, le 7 septembre, un site Internet, www.agora-grenelle.fr, destiné à permettre l’information des citoyens et leur participation aux propositions en matière de développement durable.

19.01.2008

EPR : la débandade ! La vente de 2 EPR à la Chine est annulée


- Nouveaux retards sur le chantier EPR en Finlande
- Les ventes d’EPR dans le Golfe sont virtuelles
- L’EPR de Flamanville (Manche) est en sursis

Alors que Sarkozy, EDF et Areva ont annoncé avec tambours et trompettes, le 26 novembre dernier, la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires de type EPR, il apparaît que cette vente est très virtuelle, voire même définitivement annulée. En effet, les Chinois conditionnent maintenant l’achat des deux EPR à un "engagement irréversible" d’Areva à faire un transfert de technologie concernant le retraitement du combustible usé.

Désormais, soit Areva fait allégeance et transfère aux Chinois la technologie de retraitement, ce qui parait très improbable, soit la vente des deux EPR sera définitivement annulée. Cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable que, comme la plupart des pays qui ont des projets nucléaires, la Chine a constaté que l’EPR est un réacteur archaïque. Certes, tous les réacteurs sont dangereux et, selon nous, devraient être fermés au plus vite, mais il apparaît que l’EPR est le pire de tous les réacteurs existants.

D’ailleurs, le chantier du seul EPR exporté, en Finlande, compte désormais plus de deux ans de retard : le 28 décembre dernier, information qui n’a hélas pas été diffusée en France, un retard de 6 mois supplémentaires a été déploré par les autorités finlandaises. Les pertes financières du chantier dépassent désormais le milliard d’euros, facture qu’Areva est tentée de faire acquitter au moins partiellement par l’argent public français dans le cadre d’une garantie Coface(*).

Par ailleurs, les annonces récentes du VRPrésident Sarkozy, concernant la vente de réacteurs EPR dans certains pays méditerranéens (Libye, Abu Dhabi), ressemblent fort à des effets d’annonce tant la construction de ces réacteurs semble lointaine voire improbable : on ne fait pas surgir des réacteurs nucléaires dans des pays où n’existent ni cadre légal, ni autorité de sûreté, ni réseaux électriques adaptés.

Finalement, les différents effets d’annonce concernant de supposées ventes d’EPR à l’étranger semblent avoir pour seul objet de rendre acceptable aux yeux de l’opinion publique française la construction d’un EPR à Flamanville (Manche). Il se trouve néanmoins que ce réacteur, dont la construction a tout juste commencé, est en sursis : dans quelques semaines, la Cour administrative d’appel de Nantes rendra son verdict suite au recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" contre le permis de construire de l’EPR.

Dans tous les cas, le Réseau "Sortie du nucléaire" demande aux citoyens de prendre acte de ce que, sans même parler des risques, des déchets, de la prolifération, l’industrie nucléaire est condamnée à moyenne ou brève échéance par l’épuisement des réserves d’uranium (le combustible des réacteurs).

D’ores et déjà, le prix de l’électricité nucléaire flambe - la France paye désormais au Niger un prix plus élevé de 50% - et pourrait rapidement devenir extrême. Il serait très sage d’annuler la construction de l’EPR prévu à Flamanville, de programmer la sortie du nucléaire et de lancer immédiatement un grand plan d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

(*) La Coface est une institution française qui garantit, en particulier avec l’argent public, les contrats industriels à l’exportation dans les pays instables. Il est d’ailleurs incompréhensible qu’Areva ait bénéficié d’une garantie Coface pour une exportation en Finlande ! (Cf http://www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf )


Auteur : Sortir du nucléaire

19.12.2007

Les records de consommation d’électricité consacrent l’échec de l’option nucléaire française

 
Malgré la nécessité d'économiser l'énergie, la France vient une nouvelle fois de battre son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l'électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l'Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe [1], qui entraîne une surconsommation d'électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

Le nucléaire, dont la production manque de souplesse, est incapable de répondre aux pointes de consommation dont il est pourtant responsable. De fait, quand il fait froid comme actuellement, il faut faire fonctionner des centrales au charbon et au fioul fortement émettrices de CO2, mais aussi importer au tarif fort de l’électricité depuis les pays voisins. Mais ces derniers pourront-ils toujours fournir l’électricité manquante à la France ? La France n’est-elle pas sous la menace d'une pénurie d'électricité en cas de nouvelles baisses de la température et/ou d'indisponibilité de moyens de production ?

Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans  publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » [2], une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. Pour cela, il faudrait lancer un programme d’isolation du bâti ancien et remplacer les équipements les plus gourmands en énergie (électroménager et éclairage) par des appareils sobres. Il faudrait aussi remplacer le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques par des installations de chauffage utilisant la biomasse (bois, résidus de récolte, déchets organiques) et par des panneaux solaires thermiques.

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

Il est plus que temps de changer notre manière de produire et de consommer l’énergie pour éviter ces pics de consommation et les risques de pénurie.

[1] 7 millions de ménages se chauffent à l’électricité en France.
[2] <http://www.sortirdunucleaire.org/>
 
Source : Réseau Sortir du Nucléaire 

09.12.2007

L’Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à « cinq » n’est pas rétabli.

 

Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d’activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s’étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d’Etat et la secrétaire d’Etat, les associations de l’Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n’est pas rétabli.

 

L’Alliance demande au Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo d’organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s’était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu’il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n’est pas une fin, c’est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

 

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance pour la planète.

 

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d’associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

 

« L’Alliance demande au président de la République et au ministre d’Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot.

Les écolos au Grenelle

 

08.12.2007

Journée mondiale du climat

Collectif énerg'éthique - RDV à16h pour un tour en ville et inviter les commerçants à fermer leur porte au gaspillage.17h : table ronde "Nous partageons le climat ".
 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !
 

05.12.2007

Nucléaire en Libye, au Maroc, en Algérie : Sarkozy

Greenpeace dénonce l'accord de coopération nucléaire entre la France et l'Algérie annoncé par Nicolas Sarkozy lundi 3 décembre, lors de son voyage officiel à Alger. Après la Libye et le Maroc, le Président français tente de mettre l'Algérie sous dépendance nucléaire française, instrumentalisant comme d'habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d'Areva.

Sur fond de polémique sur le passé colonial de la France en Algérie, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans ce voyage d'État pour « refonder le partenariat d'exception qui lie l'Algérie et la France à travers des projets concrets et des initiatives qui profitent directement aux populations », a affirmé le porte-parole de l'Élysée.

« En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations ? Libye, Maroc, Algérie… Quels sont les deals en cours ? On peut s'interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d'Areva, alors qu'ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables ? », s'interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Vendre des EPR au Maroc ou en Algérie, pays inondés de soleil, ressemble plutôt à du néo-colonialisme industriel. En vendre en Libye est en plus irresponsable du point de vue des risques de prolifération. Et pour construire coûte que coûte l'EPR français de Flamanville (Manche), dont le chantier a officiellement débuté lundi 3 décembre, EDF n'hésite pas à faire le coup de force et à violer la loi française de protection du littoral. La Cour d'appel du tribunal administratif de Nantes doit d'ailleurs se prononcer prochainement sur l'irrégularité de cette construction.

L'enjeu industriel et énergétique du partenariat entre la France et le sud de la Méditerranée, région disposant d'un fort potentiel de renouvelables, concernant en particulier le solaire, doit porter sur des choix d'avenir, qui renforcent réellement la sécurité et l'indépendance énergétique des partenaires, et permettent de lutter efficacement contre les changements climatiques.

« Alors que s'ouvre la conférence des Nations unies à Bali (Indonésie), l'urgence impose de ne pas divertir les investissements énergétiques au profit d'une technologie dépassée. En ce qui concerne le climat, le nucléaire c'est trop tard, trop cher et trop risqué ! », conclut Yannick Rousselet.

01.12.2007

Du local au global, agissons contre le changement climatique !

 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

° Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes…) ;
° Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
° Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires

Les fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto.


Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez les évènements partout en France pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !

De Grenelle à Bali,
agissons contre le changement climatique !

 

1 - Réclamer la « justice climatique », c’est exiger des pays du Nord, émetteurs de gaz à effet de serre, la reconnaissance d’une dette environnementale envers le Sud, qui pourrait par exemple être soldée par le financement des énergies renouvelables au Sud
 
Réseau Action Climat France 

30.11.2007

Un mois après la conclusion du Grenelle, le flou règne !

Près d'un mois après la conclusion du Grenelle, les associations de l'Alliance pour la Planète s'inquiètent de l'absence de dispositif général de suivi des décisions prises. Assiste-t-on à une reprise en main du Grenelle par l'administration et les lobbies ?

Alliance pour la planète

27.11.2007

Grenelle de l’environnement : Agir plutôt que discourir !

Paris, le 26 novembre 2007 : Après plusieurs mois d’intense activité ayant rythmé le Grenelle de l’environnement, le Gouvernement semble tétanisé à l’idée de passer de la simple communication à une action reposant sur des lois et règlements. Constatant un début d’impatience et d’inquiétude de la part du monde associatif, le ministre de l’Ecologie tente d’emplir le silence assourdissant qui a fait suite au discours présidentiel. Une nouvelle fois, la communication politique tient lieu de stratégie et occulte volontairement toute mesure contraignante.

Alors que la mise en ouvre du Grenelle était annoncée pour le 15 décembre, Agir pour l’Environnement constate que le Chef de l’Etat est plus prompt à discourir qu’à agir. Au lyrisme et à la grandiloquence présidentielle a fait suite un flou particulièrement étonnant. L’association craint que « l’arbre de la communication cache la forêt des mesures à prendre ! »

En annonçant que seule la clause de sauvegarde sur les OGM (accompagnée d’une loi dont le contenu demeure pour le moins mystérieux) et le bonus-malus sur les véhicules propres feraient l’objet de dispositions réglementaires et que le reste des mesures seraient reportées sine die à une date ultérieure, il est à craindre que le bilan du Grenelle soit particulièrement léger.

Force est de constater que les relevés de décisions, particulièrement ambivalents et sujets à toutes les interprétations, nécessitent un travail de relecture. Agir pour l’Environnement espère que ce temps d’interprétation ne sera pas mis à profit par les groupes de pression de toute sorte pour affadir encore des décisions en demi-teintes.
 
Source : Agir pour l'envrionnement 

17.11.2007

Giec : c'est maintenant qu'il faut sauver le climat !

 

Aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture de la réunion du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec), dans la Cité des Sciences et des Arts de Valence (Espagne), quinze activistes de Greenpeace ont accroché à la structure du bâtiment trois banderoles, d'une surface totale de 400 m2, portant le message : « Warning : save the climate now » (« Attention, c'est maintenant qu'il faut sauver le climat »).

Les experts du Giec, élu Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, se réunissent cette semaine pour se mettre d'accord sur la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier – évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles – et rendre public, le 17 novembre, leur rapport, le quatrième et le plus important de tous. Greenpeace a le statut d'observateur au sein du Giec et a une délégation présente à la réunion.

« Publié un mois de la conférence des Nations unies sur le climat qui va se tenir à Bali, ce rapport est crucial : il va mettre en lumière les problèmes, les causes et les solutions aux changements climatiques et servira de document de référence pour les décideurs, explique Karine Gavand. Les changements climatiques, essentiellement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre due aux activités humaines, vont frapper durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Nier l'urgence et ne rien faire serait criminel. »

La conférence des Nations unies sur le climat, qui va se tenir à Bali (Indonésie), initialement prévue en novembre, a d'ailleurs été repoussée au mois de décembre, après la publication du ce 4e rapport du Giec, qui doit fortement contribuer aux discussions sur les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la deuxième phase commence dès 2013.

Les principales conclusions émises par le Giec cette année sont les suivantes :
  • la part la plus importante du réchauffement de la dernière moitié de ce siècle est due aux activités humaines ;
  • les projections d'augmentation des températures (comparées à l'ère pré-industrielle) vont de 1,1 à 6,4°C et l'ordre de grandeur le plus probable va de 1,8 à 4,0°C ;
  • pendant les dix prochaines années, le nombre de personnes susceptibles de rencontrer des problèmes d'accès à l'eau risque de passer de dizaines de millions à plusieurs milliards d'individus ;
  • la disparition des glaciers en Asie, en Amérique latine et en Europe va entraîner un important problème d'approvisionnement en eau pour une grande partie de la population mondiale ;
  • l'augmentation du niveau de la mer, les ouragans et les crues vont menacer un nombre considérable de personnes dans les deltas d'Asie, comme celui du Gange-Brahmaputra en Inde et celui de Zhujiang (Rivière Pearl) ;
  • limiter l'augmentation des températures entre 2 et 2,4°C au dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle demandera que les émissions de dioxyde de carbone plafonnent avant 2015 et diminuent de 50 à 85 % en dessous des niveaux de 2000 d'ici à 2050 ;
  • retarder toute mesure de réduction des émissions pousse le plus souvent les gouvernements à prendre des décisions en faveur d'énergies émettrices, options qui sont alors difficiles et chères à changer ;
  • les énergies renouvelables ont généralement un effet positif sur la sécurité énergétique, l'emploi et la qualité de l'air. Elles sont susceptibles de répondre à 30/35 % de la part totale d'approvisionnement en électricité en 2030.
Selon le Giec, contenir l'augmentation moyenne des températures globales en dessous de +2°C permettrait de limiter les impacts des changements climatiques (événements météorologiques extrêmes, crises inhérentes à l'approvisionnement en eau, famines…). C'est pourquoi, pour répondre à l'enjeu climatique, Greenpeace demande aux gouvernements, qui se réuniront sous l'égide de l'Onu à Bali du 3 au 14 décembre, se mettre d'accord avant 2009 pour que :
  • les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 30 % d'ici à 2020 ;
  • les nouveaux pays industrialisés à hauts revenus (Corée du sud, Singapour, Arabie Saoudite) soient intégrés dans le système de Kyoto ;
  • les pays en développement à revenus moyens (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud) entrent dans le système d'échange de quotas d'émissions de Kyoto ;
  • soit créé un fonds de développement des technologies propres, destiné à favoriser ces technologies propres, efficaces et renouvelables dans les pays en développement ;
  • soit mis en place un mécanisme de dédommagements assurant que les pays affectés par des changements climatiques inévitables, et qui sont souvent les plus pauvres, obtiennent réparation.

Toutes les notes