07.03.2008

Associations : Un site de participation citoyenne

www.agora-grenelle.fr >>> Un portail citoyen pour le Grenelle de l’environnement 

 
À l’occasion des travaux préparatoires précédant le Grenelle de l’environnement, 6 associations ont mis en place, le 7 septembre, un site Internet, www.agora-grenelle.fr, destiné à permettre l’information des citoyens et leur participation aux propositions en matière de développement durable.

24.09.2007

Quelle efficacité pour les éco-labels ?


eb05b5e905a7197972162f9e01992b8b.gifDans la grande distribution, les éco-labels peuvent constituer un effet de levier majeur sur l’environnement en privilégiant les produits qui respectent certaines normes liées à sa conception et/ou à son mode de transport. C’est aussi le moyen de sortir du marché les produits les moins performants à niveaux de prix équivalent.


L’exemple probant de l’électro-ménager

En Europe, depuis 1998, les machines à laver, les réfrigérateurs, les congélateurs et les lave-vaisselles doivent obligatoirement porter des labels énergétiques indiquant les données de leur consommation (électricité et eau) et les prestations de l’appareil selon une échelle d’efficacité énergétique allant de A (consommation moindre) à G (inefficace du point de vue énergétique). Ces labels ont eu un effet redoutable sur les appareils mal notés : en quelques années, les appareils D, E, F et G ont quasiment disparus des rayons.

Un certain succès pour le Energy Star

5d226900ef07fdfb4d3aaf2dc1799062.gifLe label Energy Star connaît un certain succès sur les produits électro-ménagers également et informatiques, principalement aux Etats-Unis. L’agence gouvernementale pour l’environnement, l’EPA, à l’origine de cette initiative, estime avoir fait économiser 10 milliards de dollars en coûts énergétiques dans la seule année 2004.

Et pour les autres produits

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Concernant les autres produits de consommation, il existe l'éco-label européen Ecolabel signalant la certification environnementale pour les produits et les services ayant un impact environnemental moindre. Il s’applique sur une centaine de produits évalués sur l’intégralité de leur cycle de vie (depuis la fabrication jusqu’à leur élimination en passant leur utilisation).

De nombreux autres labels existent pour certaines niches de produits comme les cosmétiques (Label Comsebio), pour les produits recyclés ou recyclables, pour l’agriculture biologique (AB), pour le papier recyclé (FSC),etc. Chacun de ces labels connaissant un succès relatif dans sa catégorie en terme de reconnaissance et d'efficacité. (en savoir plus  sur ekopedia)

Les étiquettes comparatives : un facteur clé de succès

On peut ainsi identifier 3 facteurs clés de succès autour de ces éco-labels, à la fois pour l’entreprise qui les exploitent et pour la cause environnementale bien sûr :

  • une image de marque : le label doit être un argument de vente pour le constructeur. Mais dans un contexte de multiplication des labels il devient de plus en plus compliqué pour le consommateur d’identifier et de comprendre ces étiquettes
  • des coûts de normalisation limités : chaque label a un coût pour le producteur ou le fabriquant soumis à un certain nombre de normes. Il doit être le plus faible possible d’autant que l’entreprise a généralement déjà beaucoup investi dans l’amélioration de son outil de production.
  • des étiquettes comparatives : le label type AB pour l’agriculture biologique a l’avantage de valoriser le produit. S’il représente un avantage compétitif certain, il justifie surtout un prix plus élevé ce qui en fait une catégorie de produit à part (haut de gamme) et qui cohabite parfaitement avec les produits non soucieux de l’environnement. Les étiquettes comparatives comme les notes A, B,…E, F pour l’électroménager permettent en revanche aux consommateurs de comparer les produits entre eux indépendamment du prix (ou presque) au sein d’une même catégorie de produits; les produits les moins verts sortent ainsi du marché quasi mécaniquement

Une vaste opération d’étiquetage pour les supermarchés Casino

 

Le distributeur Casino va ainsi bientôt opté pour des étiquettes comparatives sur les 3000 produits que compte la marque, grâce à un code couleur allant du rouge au vert. Le consommateur verra alors l'impact environnemental du produit qu'il souhaite acheter. Suite à ce travail de traçabilité réalisé par la société Bio Intelligence Service, spécialiste en la matière, l’enseigne a déjà abandonné d’elle-même la fabrication d’un cabillaud qui parcourait 27 000 km avant d’arriver dans le rayon ! (vu sur TF1)
Auteur : Marc-Antoine Franc
Source : Croissance Verte 

Deuxième édition d'Écolo Watt : EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement !

 

Trois mois après l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie la 2e édition d'Écolo Watt1, un classement des fournisseurs en fonction du caractère écologique de leurs offres et de leur politique énergétique.

« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs soucieux de l'environnement et mettre en valeur les entreprises qui adoptent une démarche résolument écologique par rapport à ceux qui se contentent de montrer patte verte, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. Une distinction nécessaire, à l'heure où l'écologie est aussi devenue un argument marketing. »

EDF : dernier du classement Écolo Watt et roi de l'écologie de façade
Le 22 septembre, EDF entame une grande tournée publicitaire dans huit villes de France sur le thème de la maîtrise de la consommation d'énergie et les énergies renouvelables. « EDF organise une vaste opération de communication pour tenter d'apparaître bien plus vert qu'il n'est : en réalité, EDF est le fournisseur d'électricité qui respecte le moins l'environnement ! », affirme Yannick Rousselet, chargé de campagne Énergie à Greenpeace. EDF échoue en effet à la dernière place du classement Écolo Watt notamment pour cause de démarche totalement opposée à la politique d'efficacité énergétique qu'il prétend mener. EDF fait la promotion du nucléaire, qui incite à la surconsommation, et des appareils très énergivores, comme le chauffage électrique ou les lampes halogènes.

Pour contrer la campagne de désinformation d'EDF, les bénévoles de Greenpeace distribueront Écolo Watt dans toutes les villes où EDF sera de passage, à commencer par Nantes, demain samedi 22 septembre. Rendez-vous à 14 h au centre commercial Atlantis.

Les principaux résultats
  • Sans surprise, Enercoop décroche à nouveau la meilleure note (17,1/20 ; +0,1 point), loin devant les autres. « Cette coopérative se distingue de ses concurrents car elle s'approvisionne directement et uniquement auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, et elle investit 95 % de ses bénéfices dans le développement des renouvelables, reprend Frédéric Marillier. Alors que les autres fournisseurs distribuent de l'électricité produite essentiellement à partir du nucléaire. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »
  • À noter ensuite la forte progression de Direct Énergie, qui a finalisé son offre durant l'été, ce qui lui a permis de remonter de la dernière à la troisième place, avec une note qui reste cependant médiocre (7,6/20 ;+2,1 points).
  • GEG Sources d'énergies conserve la deuxième place (10,4/20 ; -0,5 point). Tous les autres opérateurs stagnent et réalisent des performances globales mauvaises (Electrabel et Poweo, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophique (EDF, 4,9/20).

La méthode
Écolo Watt classe non pas les diverses offres mais les opérateurs eux-mêmes. C'est en effet au niveau global de l'activité et de la politique des fournisseurs qu'il est pertinent d'évaluer les impacts sur l'environnement et les bonnes pratiques. Un questionnaire a été envoyé à chaque entreprise offrant ses services aux particuliers2. Chaque fournisseur récolte une note sur 20 en fonction de trois critères principaux :
- composition du mix énergétique (répartition par type de sources d'énergie) ;
- politique énergétique (investissements ou non dans les renouvelables) ;
- services et politique commerciale (audit, système tarifaire, maîtrise de la consommation, etc.).
1. Retrouverez le classement Écolo Watt et l'analyse des résultats sur www.revolution-energetique.org, page « Électricité verte », dans la rubrique « Les moyens d'éviter le pire ».


2. Alterna, Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d’énergies, Poweo, Proxelia. Faute d'informations suffisantes, Alterna et Proxelia n'ont pas pu être évalués dans Écolo Wat

15.09.2007

Quel avenir pour les énergies renouvelables

Aujourd’hui, la majorité scénarios prospectifs (même modérés) annoncent une croissance progressive des énergies vertes. Elles pourraient atteindre entre 15% et 20% des énergies produites d’ici 2050. Les experts sont en revanche plus sceptiques sur la capacité des énergies solaires ou éoliennes à dépasser cette part de marché sur le long terme compte tenu de leur productivité insuffisante par rapport à la croissance des besoins.
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Documents WEC/IIASA et Stockholm Environment Institute adaptés par l'auteur

Ce qui n’empêche pas le leader de l’énergie et du nucléaire Areva de s’intéresser de très près à ces énergies propres en proposant notamment de racheter le fabricant d'éoliennes danois Bonus en 2003. L’Etat, propriétaire à 95%, a mis son veto jugeant le montant de transaction trop chère. Valorisé à l'époque 350 millions d'euros, Bonus vaut aujourd'hui un milliard d'euros. Libération relate aujourd’hui la 2ème tentative du groupe de développer ses activités vers les énergies propres : « Actionnaire à hauteur de 29,9 %, Areva décide en janvier 2007 de lancer une OPA amicale sur le reste du capital de REpower (450 personnes). » Mais là encore, suite à un renchérissement du groupe indien Suzlon, Bercy reste encore mitigé sur sa décision invoquant le risque d’une bulle verte.

A lire également l'interview «Dans cinq ans, la bulle verte sera explosive»

11.09.2007

Grenelle de l'environnement : les mesures phares de l'Alliance

 

Aujourd'hui à 14 h, les associations membres de l'Alliance pour la planète, dont Greenpeace, présentent leurs mesures phares dans le cadre du Grenelle de l'environnement... Moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, abandon de l'EPR, interdiction des ampoules à incandescence, promotion de l'agriculture biologique, politique d'agrocarburants responsable, lutte contre la pêche pirate sont quelques unes d'entre elles...

Le Grenelle de l'environnement se devra de répondre à la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés. L'enjeu est majeur. Les décisions qui sortiront des négociations devront être des décisions de ruptures qui seules permettront d'aller vers  l'excellence environnementale. L'urgence écologique est là : il n'est pas trop tard si nous agissons maintenant.
 
Source : Alliance pour la planète 

Énergie : Nicolas Sarkozy n'a pas de leçon à donner à Angela Merkel

 
Greenpeace s'alarme des propos tenus aujourd'hui par Nicolas Sarkozy qui promeut le nucléaire comme « l'énergie du futur » et minimise le potentiel des énergies renouvelables en caricaturant le modèle énergétique allemand.
À l'issue d'une rencontre informelle au château de Meseberg, au nord de Berlin, avec la chancelière Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a invité l'Allemagne à adopter une politique énergétique qui rejoigne celle de la France, qui accorde la priorité au nucléaire. Pour le président de la République français, « il n'y a personne qui peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l'Europe ». À l'inverse, « la France a fait le choix il y a bien longtemps du nucléaire et n'a jamais eu à le regretter ».

"Réduire les énergies renouvelables aux seules éoliennes est le discours typique des promoteurs de l'atome, qui réduisent le débat énergétique au développement de l'énergie nucléaire !", déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. "Par ces propos, le Président français perpétue de vieux clichés sur les renouvelables et montre qu'il connaît bien mal ses dossiers."

Au lieu de donner des leçons à l'Allemagne, la France ferait mieux de s'inspirer de son exemple.

L'Allemagne réduit ses émissions de CO2 ; pas la France
Sur la période 1990-2005, l'Allemagne a réduit de 19 % ses émissions de gaz à effet de serre. Dans le même temps, la France a diminué ses émissions de seulement 1,4 %. Et l'Allemagne a encore pris une longueur d'avance sur son voisin européen en s'engageant à réduire de 40 % les émissions allemandes à l'horizon 2020. Greenpeace attend de la France qu'elle fasse aussi bien et que l'État s'engage dans le cadre du Grenelle à réduire les émissions françaises d'au moins 30 % d'ici 2020.

L'Allemagne développe les énergies renouvelables ; pas la France

Sur la période 1990-2004, la part des renouvelables a augmenté de 2,1 % en Allemagne, alors qu'elle a diminué en France de 0,6 %. La place démesurée du nucléaire dans le mix énergétique français continue de faire obstacle au développement des renouvelables, seules énergies propres, sûres et durables et disponibles dès aujourd'hui. « En s'appuyant sur leur diversité et leur complémentarité (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse), la France dispose pourtant du potentiel nécessaire pour répondre à 25 % de nos besoins énergétiques d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand. Dans le cadre du Grenelle du l'environnement, Greenpeace attend des engagements du gouvernement à la hauteur de ce potentiel.

L'Allemagne crée des emplois ; pas la France
En Allemagne, les renouvelables ont créé 130 000 postes en dix ans ; 250 000 autres sont prévus d'ici à 2010. Par comparaison, aujourd'hui en France, le secteur des renouvelables fait travailler 40 000 personnes. « Le développement des renouvelables en France pourrait pourtant créer jusqu'à 361 900 d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand.

L'Allemagne a pris une décision démocratique sur le nucléaire ; pas la France

En relançant le débat sur le nucléaire en Allemagne, Nicolas Sarkozy ne peut ignorer que ce débat a déjà fait l'objet de longues discussions outre-rhin qui ont aboutit sous le gouvernement précédent à un accord avec les industriels et une loi de sortie du nucléaire à l'horizon 2020. Cette décision n'a pas été remise en cause par le gouvernement de Angela Merkel et le ministre de l'Écologie allemand a même déclaré récemment que les plus vieilles centrales devraient être fermées rapidement du fait des risques. « La France, qui a fait un autre choix, se contente de relancer le nucléaire à travers le réacteur EPR, projet inutile et dangereux, qui a été décidé en l'absence d'un débat démocratique digne de ce nom », commente Frédéric Marillier, de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Greenpeace réclame l'abrogation du décret d'autorisation de l'EPR.
 
Sources : Greenpeace France 

10.09.2007

Le marché de l'éolien double tous les 4 ans

Le marché mondial
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Source : Global Wind Energy Council, 2006

Le marché mondial de l'éolien connait une croissance très forte et un doublement de la capacité tous les 4 ans et ce, encore jusqu'à 2010 au moins selon les prévision du Global Wind Energy Council (GWEC). Cette croissance a jusqu'à présent été tirée par l'Europe qui représentait encore 72% de la production totale en 2004; le marché nord américain prendra probablement le relais dans les prochaines années : les Etats-Unis connaissent déjà une croissance annuelle très importante (de l'ordre de 25%) et deviendra dans les prochaines années, le 1er marché mondial.

Observons d'un peu plus près le marché européen et les principaux acteurs.

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Sources : Croissance verte - Ecrit par Marc-Antoine Franc

08.09.2007

Grenelle de l'environnement et Energ'éthique

Le collectif énerg'éthique a envoyé un questionnaire accompagné d’un courrier, à tous les candidats à l’élection présidentielle le 28 février 2007. Nous leur avions demandé de se prononcer pour une politique énergétique tournée vers l’économie d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, nous leur demandions l’abandon du projet de réacteur nucléaire EPR pour ne pas étouffer les alternatives écologiques, en engloutissant 3,3 milliards d’euros qui devraient être consacrés, en urgence, à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables. Six candidats ont répondu.

Les élections ont eu lieu et Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Aux yeux de l'Alliance pour la planète, il n'a jamais été le candidat avec les meilleures ambitions écologiques. Le "Grenelle de l'environnement" prouvera t-il le contraire? Nous sommes sceptiques. Les débats semblent parfois être clos avant d’avoir commencé. En effet, certains signes ne sont pas très encourageants comme la vente par la France d'une centrale nucléaire au dictateur Kadhafi. En signant cet accord pour développer ce programme nucléaire, notre organisation doute de la réussite du "Grenelle de l'environnement". En effet,  M Sarkozy a t-il d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental?  

Restons vigilants... Merci de votre soutien et n'hésitez pas à nous contacter pour participer à notre veille citoyenne.

l'équipe du collectif

Ethicaction.org 

05.09.2007

Google Solaire

Si l'on peut donc considérer que les américains ont du retard en matière d'adaptation de l'économie aux défis du développement durable, il serait imprudent de sous estimer leur capacité d'action et de rattrappage. Le pragmatisme est roi au pays de l'Oncle Sam. Quand il faut mettre les moyens... ils savent le faire. Le meilleur exemple nous est donné récemment par l'entreprise Google.

medium_solar.gifNon content d'être à la pointe de la technologie web, Google s'investit à travers google.org dans des missions à caractère humanitaire, de santé et environnementale. C'est dans le cadre de son projet de lutte contre le changement climatique que Google a installé depuis octobre 2006, sur son site en californie, sur le toit de ses bâtiments une de plus grandes installation privée de production d'électricité à base d'énergie solaire. Une installation impressionnante à observer dont le suivi est accessible directement on line. Vous y trouverez notamment des équivalences assez drôles sur le nombre de machine à café que l'énergie produite pourrait faire fonctionner. Dans la même veine, Google a lancé une initiative dite "Rechargeit.org". Le principe est connu. Il s'agit de mixer Essence et Electricité sur la motorisation d'une voiture. La spécificité serait de fournir cette électricité uniquement par du solaire.

Bref, ce rescapé heureux de la "Nouvelle économie" se positionne déjà sur un secteur qu'on n'hésite pas à désigner comme la nouvelle "nouvelle économie" quitte à évoquer une "bulle verte" par référence à la bulle des nouvelles technologies qui a éclaté au début des années 2000. Une évolution à suivre de près.

Sources : Croissance verte - Ecrit par Olivier Bazin

31.08.2007

L'optimisation énergétique de l'informatique

 

medium_ventilateur_vert.jpgL'informatique fait encore parler d'elle. Dans un article très instructif, Le Monde.fr rappelle ce que Croissance Verte a souligné avec insistance ces derniers jours : Le développement rapide de l'informatique et de l'Internet en particulier s'accompagne d'une croissance exponentielle de la consommation d'énergie induite.

Ce n'est plus un scoop : le rendement énergétique d'un ordinateur est mauvais.

Extrait : "Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l'électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière." Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, "un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers".

Et le cercle vicieux est enclenché : plus les ordinateurs ont un mauvais rendement, plus ils produisent de chaleur et... plus il faut dépenser d'énergie pour les refroidir. Bientôt un Google Air conditionning ?
 
Plus sérieusement, le phénomène intéressant, c'est le mouvement convergent des mastodontes du web pour placer leurs installations près des sources électriques (barrage hydroélectriques, centrales nucléaires). Ce phénomène touchant d'ailleurs de la même manière les économies du Nord et du Sud. On comprend un peu mieux l'investissement de Google.org dans l'énergie solaire. Sa motivation ne se résume pas à un simple intérêt philantropique ou une fibre écologique. Il y a un véritable enjeu stratégique.

L'actualité est parlante. L'informatique, au coeur de la nouvelle économie, se doit d'être au coeur des stratégies de développement durable. Si ce secteur high tech a pu créer de nombreux nouveaux emplois, de nouvelles fonctions et de nouveaux modes de production... il pourrait, par ricochet, stimuler de nouveaux services : l'optimisation énergétique des parcs informatiques au sein des entreprises est un marché d'avenir !
 
Sources : Croissance Verte - Ecrit par Olivier Bazin

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