01.07.2007

Demandons a l'Europe de rendre les voitures plus économes en carburant

 

Rendre les voitures plus économes en carburant est un des meilleurs moyens pour réduire les émissions de CO2 du transport.

L'Union européenne (UE), qui a un rôle clé pour améliorer l’efficacité énergétique des véhicules, demande aujourd’hui l’avis des citoyens sur sa politique. Les constructeurs n'ont pas respecté l’objectif volontaire qu'ils s’étaient fixé pour améliorer l’efficacité énergétique des voitures et réduire ainsi leurs émissions de CO2. L'UE propose désormais de rendre les objectifs qu'elle a définis il y a 12 ans obligatoires pour l'année 2012, décision à laquelle s’opposent farouchement les constructeurs automobiles.

Suite au lobbying contre l'objectif initial de 120g de CO2/km en 2012, l'UE a proposé d'inclure les biocarburants et l'amélioration de la climatisation dans ces normes, ce qui réduit l'effort exigé des constructeurs en termes d’efficacité des véhicules dans leur consommation de carburant. Comme d'habitude, lorsque les constructeurs sont contraints d’adapter la technologie des voitures pour des raisons environnementales ou de sécurité, ils mettent en avant les coûts inacceptables de mise en conformité.

Souvenez-vous de l'introduction du catalyseur à trois voies… Selon certains, cela allait coûter 700€ par voiture. La réalité nous montre aujourd’hui que cela revient à 70€, grâce à l'innovation et aux économies d'échelle qui suivent en général l'imposition de nouvelles normes industrielles.

Demandez à l'UE de prendre des réelles mesures pour améliorer l’efficacité et ainsi réduire les émissions de CO2 des nouvelles voitures. Le délai de réponse est fixé au 30 juin 2007.

Pour signer la pétition, envoyée par les amis de la terre, cliquez-ici.

Sources : Greenpeace et les Amis de la Terre 

29.06.2007

Ouverture du marché français de l'électricité : Écolo Watt, le comparatif écolo des fournisseurs d'électricité.

 
À cinq jours de l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie Écolo Watt, un palmarès des fournisseurs d'électricité classés en fonction de leur offre et de leur politique en matière d'environnement.

Consultez le rapport >>>

« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs qui souhaiteraient opter pour une électricité respectueuse de l'environnement, et mettre en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace France. Le classement risque d'évoluer dans les mois qui viennent et nous en publierons dès la rentrée une version actualisée. »

Les résultats
Avec une note globale de 17/20, c'est Enercoop qui prend de très loin la tête du comparatif Écolo Watt. À part GEG Sources d'énergies, qui atteint un niveau moyen (10,9/20), tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, 7,3/20 ; Electrabel, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophiques (EDF, 4,9/20 ; Direct Énergie, 4,5/20). « À part Enercoop, qui s'approvisionne directement et à 100 % auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, la plupart de ces entreprises sont pénalisées car elles se contentent de revendre l'électricité achetée à EDF et principalement produite à partir du nucléaire, explique Frédéric Marillier. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »

La méthode
Pour réaliser le comparatif Écolo Watt, Greenpeace a évalué non pas les diverses offres une à une, mais les opérateurs eux-mêmes. C'est en effet au niveau global de l'activité et de la politique des fournisseurs qu'il est pertinent d'évaluer les impacts sur l'environnement et les bonnes pratiques. Un questionnaire a été envoyé à chaque entreprise (producteurs et/ou négociant) susceptible d'offrir ses services aux particuliers à compter du 1er juillet 2007 (Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d'énergies, Poweo * ). L'évaluation procède selon trois critères principaux :

* la composition du mix énergétique (répartition par type de sources d'énergie) ;
* la politique énergétique (investissements ou non dans les renouvelables) ;
* les services et la politique commerciale (audit, suivi de la consommation, système tarifaire incitant à maîtriser sa consommation...).

Au final, en fonction des points acquis pour chaque critère et d'un système de pondération, une note globale sur 20 est attribuée à chaque fournisseur.

Écolo Watt, pour éviter le piège des « offres vertes »

L'énergie « verte » désigne l'électricité issue de sources renouvelables (éolien, géothermie, solaire, biomasse). Avec l'ouverture du marché, les nouveaux fournisseurs vont tout tenter pour séduire les consommateurs : jouer sur les prix, bien sûr, mais aussi rivaliser d'offres dites « vertes ». Or toutes ces offres ne se valent pas. La plupart d'entre elles constituent une bonne affaire pour les fournisseurs d'électricité bien plus que pour l'environnement. « À l'heure où l'écologie est aussi devenue un argument marketing, il est nécessaire de distinguer ceux qui se contentent de montrer patte verte à peu de frais de ceux qui adoptent une démarche écologique sérieuse », affirme Frédéric Marillier.

Répondre à l'urgence écologique passe par deux grandes priorités : il nous faut être à la fois plus sobre et efficace dans notre utilisation de l'énergie et, en même temps, développer les renouvelables. Chacun peut agir de son côté. Opter pour un fournisseur bien noté par Écolo Watt, c'est faire la révolution énergétique à la maison !

Consultez le rapport


Participez à la Révolution Energétique

* Un huitième fournisseur, Alterna, s'est ajouté à cette liste, mais trop tardivement pour être pris en compte dans le classement Écolo Watt.
 
Sources : Greenpeace 

21.06.2007

Un ministère de l’écologie sous la coupe du lobby de l’éthanol ?

 
Voici quelques semaines, la Confédération paysanne avec d‘autres associations obtenait la révision de l’« étude » ADEME – DIREM 2002 sur les bilans énergétiques et gaz à effet de serre des filières industrielles de « bio »carburants.
Un appel d’offre pour sélectionner le bureau d’étude chargé de ce travail devait être lancé cet été, et les résultats publiés avant la fin de l’année.

Nous apprenons maintenant que cette révision n’est plus à l’ordre du jour, et que l’appel d’offre ne sera pas ouvert. La décision a été prise par le Ministère de l’Environnement, du Développement et de l’Aménagement Durables.

La Confédération paysanne rappelle que cette étude fallacieuse, effectuée par la société Ecobilan, membre du département Développement Durable de Price Waterhouse Coopers, par notamment l’utilisation de conventions de calcul inappropriées pour l’analyse de cycle de vie des agro carburants, est la seule qui aboutisse à des bilans suffisamment positifs pour justifier l’effort considérable que la collectivité accorde à ces filières. Elle constitue l’unique alibi scientifique du lobby des « bio »carburants et a été déterminante pendant les débats parlementaires qui ont conduit à l’adoption du plan Biocarburants proposé par le gouvernement Raffarin.

La Confédération Paysanne s’alarme des dégâts occasionnés dans le monde par le développement des cultures énergétiques, et notamment la concurrence déjà très vive qu’elles exercent sur la production alimentaire alors que nous n’en sommes qu’à 2 % d’incorporation d’agro carburants. Elle demande donc au nouveau ministère de l’Environnement et à celui de l’Economie et des Finances que la vérité soit faite au plus vite sur l’impact réel de ces filières sur les économies de carbone fossile et d’émissions de gaz à effet de serre, au regard des coûts multiples qu’elles génèrent, et du risque de pénurie alimentaire pour demain.

Sources : Confédération Paysanne

La sécheresse arrive

 
Conséquence du dérèglement climatique, l’agriculture se montre évidemment frappée par la sécheresse.

Selon le dernier bulletin saisonnier de Météo France, si les modèles prévoient tous des températures moyennes supérieures aux normales saisonnières, aucun scénario ne se dégage par contre pour les précipitations. Or la situation est plutôt critique avant que ne débute l’été 2007.

L’hiver, d’octobre à mars, marque la période de recharge des nappes phréatiques et cette saison hydrolique 2007 est plutôt mauvaise : il a moins plu que d’habitude autour de l’Ile-de-France et dans le sud du pays, notamment le pourtour méditerranéen où les précipitations ont été jusqu’à deux fois plus faibles qu’en temps normal.

Comme on peut le voir sur une carte, dans le nord-est du pays les sols sont plus secs que la normale : le Nord-Pas-de-Calais, la Somme, le sud de la Champagne, la Bourgogne, le nord de la Franche-Comté, le sud de l’Alsace, le sud de la région Centre et le nord de Poitou-Charente les sols sont particulièrement secs. Plus inquiétant, la moitié sud du pays commence par être touchée par la sécheresse comme la haute vallée de l’Allier, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le nord-ouest de la Corse sont plus particulièrement concernés.

Ce phénomène ne touche pas uniquement la France : le journal anglais The Independent publie aujourd’hui sa une sur la sécheresse aux Etats-Unis, "la pire depuis la dépression (économique)" : "La sècheresse des années 30 a duré moins d’une décennie : celle-ci pourrait durer 100 ans" selon un climatologue de l’Université de Columbia, Richard Seager. Ces phénomènes démontrent une fois de plus que la reconversion de certains secteurs d’activités est inéluctable.

Auteur : Gilles Pradeau