17.11.2007

Giec : c'est maintenant qu'il faut sauver le climat !

 

Aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture de la réunion du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec), dans la Cité des Sciences et des Arts de Valence (Espagne), quinze activistes de Greenpeace ont accroché à la structure du bâtiment trois banderoles, d'une surface totale de 400 m2, portant le message : « Warning : save the climate now » (« Attention, c'est maintenant qu'il faut sauver le climat »).

Les experts du Giec, élu Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, se réunissent cette semaine pour se mettre d'accord sur la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier – évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles – et rendre public, le 17 novembre, leur rapport, le quatrième et le plus important de tous. Greenpeace a le statut d'observateur au sein du Giec et a une délégation présente à la réunion.

« Publié un mois de la conférence des Nations unies sur le climat qui va se tenir à Bali, ce rapport est crucial : il va mettre en lumière les problèmes, les causes et les solutions aux changements climatiques et servira de document de référence pour les décideurs, explique Karine Gavand. Les changements climatiques, essentiellement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre due aux activités humaines, vont frapper durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Nier l'urgence et ne rien faire serait criminel. »

La conférence des Nations unies sur le climat, qui va se tenir à Bali (Indonésie), initialement prévue en novembre, a d'ailleurs été repoussée au mois de décembre, après la publication du ce 4e rapport du Giec, qui doit fortement contribuer aux discussions sur les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la deuxième phase commence dès 2013.

Les principales conclusions émises par le Giec cette année sont les suivantes :
  • la part la plus importante du réchauffement de la dernière moitié de ce siècle est due aux activités humaines ;
  • les projections d'augmentation des températures (comparées à l'ère pré-industrielle) vont de 1,1 à 6,4°C et l'ordre de grandeur le plus probable va de 1,8 à 4,0°C ;
  • pendant les dix prochaines années, le nombre de personnes susceptibles de rencontrer des problèmes d'accès à l'eau risque de passer de dizaines de millions à plusieurs milliards d'individus ;
  • la disparition des glaciers en Asie, en Amérique latine et en Europe va entraîner un important problème d'approvisionnement en eau pour une grande partie de la population mondiale ;
  • l'augmentation du niveau de la mer, les ouragans et les crues vont menacer un nombre considérable de personnes dans les deltas d'Asie, comme celui du Gange-Brahmaputra en Inde et celui de Zhujiang (Rivière Pearl) ;
  • limiter l'augmentation des températures entre 2 et 2,4°C au dessus des niveaux de l'ère pré-industrielle demandera que les émissions de dioxyde de carbone plafonnent avant 2015 et diminuent de 50 à 85 % en dessous des niveaux de 2000 d'ici à 2050 ;
  • retarder toute mesure de réduction des émissions pousse le plus souvent les gouvernements à prendre des décisions en faveur d'énergies émettrices, options qui sont alors difficiles et chères à changer ;
  • les énergies renouvelables ont généralement un effet positif sur la sécurité énergétique, l'emploi et la qualité de l'air. Elles sont susceptibles de répondre à 30/35 % de la part totale d'approvisionnement en électricité en 2030.
Selon le Giec, contenir l'augmentation moyenne des températures globales en dessous de +2°C permettrait de limiter les impacts des changements climatiques (événements météorologiques extrêmes, crises inhérentes à l'approvisionnement en eau, famines…). C'est pourquoi, pour répondre à l'enjeu climatique, Greenpeace demande aux gouvernements, qui se réuniront sous l'égide de l'Onu à Bali du 3 au 14 décembre, se mettre d'accord avant 2009 pour que :
  • les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 30 % d'ici à 2020 ;
  • les nouveaux pays industrialisés à hauts revenus (Corée du sud, Singapour, Arabie Saoudite) soient intégrés dans le système de Kyoto ;
  • les pays en développement à revenus moyens (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud) entrent dans le système d'échange de quotas d'émissions de Kyoto ;
  • soit créé un fonds de développement des technologies propres, destiné à favoriser ces technologies propres, efficaces et renouvelables dans les pays en développement ;
  • soit mis en place un mécanisme de dédommagements assurant que les pays affectés par des changements climatiques inévitables, et qui sont souvent les plus pauvres, obtiennent réparation.

30.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les solutions

Stabiliser les émissions de CO2 ne suffit pas, il faut les réduire

Une unité de CO2 dans l’atmosphère a une durabilité dans l’atmosphère de plusieurs centaines d’années. Une diminution drastique des émissions de CO2 est nécessaire pour permettre de stabiliser la concentration de CO2 et la température moyenne au mieux plusieurs dizaines d’années plus tard.  

medium_4-1.jpg
Source : Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC
 
Auteur : Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

28.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les conséquences

La montée des eaux est inévitable et impactera 2 à 7 millions de personnes chaque année en 2080

Dans leur premier chapitre le 2 février, les scientifiques du GIEC s'étaient accordés sur une hausse de 18 à 59 cm des mers d'ici 2100, selon l'ampleur du réchauffement. Une hausse du niveau de la mer déjà amorcée et due principalement à la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide) et de la fonte des glaces polaires (Groenland et Antartique), des glaciers.

medium_3-1.jpg
Source : CNRS / CNED, 1997
Auteur :  Marc-Antoine Franc
Source : Croissance verte 

26.10.2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les causes

Les combustions d’énergies fossiles sont les principaux responsables des émissions de CO2

Ces énergies fossiles, en plus de réchauffer l’atmosphère en échange de l’énergie qu’elles produisent, ne sont pas renouvelables. Ainsi le pétrole connaîtra un jour ou l’autre une pénurie ; en effet, les réserves ont cessé d’augmenter depuis 1990 au moins (+0,1%) alors que la consommation, elle, continue de croître inexorablement (+30%) (source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances, 2004)

Répartition des émissions de CO2 mondiales en 2000
medium_2-1.jpg
Source : AIE, 2000 (manicore)

Auteur : Marc-Antoine Franc

Source : Croissance verte 

13.06.2007

La réaction de Greenpeace à l'accord sur le climat du G8 : « Une occasion historique ratée »

 
Paris, France — Le 07/06/07 - L'accord du G8 sans engagements chiffrés n'est pas suffisant pour lutter sérieusement contre les changements climatiques car ni le seuil de 2°C de réchauffement à ne pas dépasser, ni l'absolue nécessité de diviser par 2 les émissions globales et par 4 les émissions des pays du G8 n'ont fait l'objet d'un engagement du G8.
« L'accord n'est clairement pas suffisant pour prévenir les dangers du réchauffement climatique. Sans engagements chiffrés contraignants, les pays du G8 ont échoué à se placer à la hauteur du défi climatique, déclare Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace. En dépit des aspects prometteurs, le diable se cache dans les détails rédactionnels du texte final comme par exemple l'absence de la mention de l'année 1990 comme référence pour le calcul des réductions d'émissions »

Cependant, le G8 se positionne clairement dans le cadre des Nations Unies pour lutter contre les changements climatiques, en donnant un mandat politique fort aux négociations de la seconde période d'engagement du Protocole de Kyoto, le protocole de Kyoto doit l'absence de référence directe lors du G8 est à déplorée.

« L'isolement des Etats-Unis qui refusaient d'accepter un objectif contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre est apparue au grand jour lors de cette rencontre. L'administration Bush a accepté de « sérieusement considérer » le fait que le reste du monde se fixe des objectifs de réduction, mais elle est encore loin de se les fixer elle-même » précise Karine Gavand.

« Les états du G8 doivent réduire leurs émissions de 80 à 90% d'ici 2050 si le monde veut éviter les pires impacts des changements climatiques. Jusqu'à présent, ils ont échoué à s'engager sur ce que la science juge nécessaire. Mais il n'est pas trop tard ! Ils doivent le faire dans le cadre des Nations unies de toute urgence ».

Lors du G8, rien n'a été dit sur la déforestation, responsable de plus de 25% des émissions mondiales de CO2 et seulement devancé par le secteur des énergies. « Les pays du G8 disent vouloir sauver le climat, mais ils ne sont pas parvenus à traiter la question de la déforestation, l’une des causes majeures du réchauffement climatique. », déplore Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace.
 
Sources : Greenpeace France 

07.06.2007

Changement climatique en Alaska

En Alaska, plusieurs villages doivent envisager de quitter leurs sites menacés par l’érosion.

Patricia Cochran, présidente de la Conférence circumpolaire inuit, a publié le 4/01/07 sur BBC-News une tribune dans laquelle elle décrit les évolutions rapides auxquelles sont confrontées les populations du cercle arctique.

Situés par tradition près de l’eau (océan ou rivières), 80 % des communautés d’Alaska sont aujourd’hui concernées par l’érosion côtière ou fluviale.

En mer l’hiver, l’arrivée plus tardive d’une glace moins épaisse qui disparaît plus tôt, a pour conséquence une augmentation, en nombre et en intensité, des tempêtes et de leur cortège de vagues qui attaquent le rivage, d’autant plus rudement que, le froid étant moins intense, le sol est plus tendre.

Au niveau des rivières la situation n’est pas meilleure. Voici comment Patricia Cochran décrit comment "tout est lié".

« Résultat de l’élévation de la température, le permafrost diminue partout en Alaska, favorisant l’affaissement des sols assise des villages et l’amollissement des rives comme celles du puissant fleuve Yukon.

Neige et glace des montagnes fondent rapidement, provoquant une courte période de crue des rivières. Le flot rapide et important emporte les rives des villages dans des proportions jamais vues.

La grande quantité de terre emportée provoque le réhaussement du lit des rivières comme cette terre érodée s’accumule au fond.

La profondeur diminue au point que de nombreuses zones sont si peu profondes qu’on constate que de plus en plus des saumons pêchés ont des lésions, des coupures et des éraflures résultats de leur lutte pour traverser ces parties si peu profondes des rivières.

Les faibles niveaux d’eau l’été signifient que l’eau est plus chaude que par le passé, ce qui occasionne un stress supplémentaire au poisson pendant la saison de reproduction.

On peut en arriver au point où, dans un futur proche, le nombre de saumons décroîtra dramatiquement. Ce qui affectera la ressource alimentaire disponible pour les ours, les loutres, les aigles et les gens.

Moins de carcasses de saumons portées à terre et laissées près des rivières, ce sera moins de fertilité pour la terre, l’eau et la végétation. La plupart des "continentaux" ne comprennent pas que nous parlons de millions et de millions de saumons pris par les animaux chaque année en Alaska, donc la disparition du saumon aura des impacts écologiques forts sur la terre, l’eau, la faune et la flore. »

Source : Philippe Ladame 

04.06.2007

4ème rapport du Giec

"Face à l’urgence, le temps n’est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution au sens authentique du terme. La révolution des consciences. La révolution de l’économie. Et la révolution de l’action politique", a déclaré Jacques Chirac à l’ouverture de la "Conférence pour une gouvernance écologique mondiale" à Paris.

"Tout converge pour montrer la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat", a, de son côté, souligné Susan Solomon, présidente du groupe de travail scientifique en présentant le 4è rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec).

Une dépêche AFP résume ainsi le consensus scientifique : « Fruit des études croisées de plusieurs milliers de scientifiques, le pronostic livré aboutit à une perspective de +1,8 à +4°C d’ici la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999, une "meilleure estimation" parmi six scénarios envisagés, du plus vertueux au plus débridé.

Ces valeurs sont donc des moyennes, prudemment adoptées par consensus entre les représentants des Etats, qui n’excluent pas un emballement jusqu’à 6,4 degrés dans le pire des cas et peut-être même deux fois plus aux pôles.

La température moyenne de la Terre s’établit actuellement autour de 14°C, 14,54°C pour 2007 selon les chiffres de la météo britannique.

Outre la hausse du thermomètre, celle du niveau des océans pourrait atteindre près de 60 cm, tandis que les experts jugent "très probable" que chaleurs extrêmes, vagues de chaleur et épisodes de fortes précipitations "continuent de devenir plus fréquents". »

Le problème n’est donc plus tant d’évaluer le phénomène. Il ne s’agit même plus tellement de "faire prendre conscience" aux responsables, puisque, tels Jacques Chirac, ils en font des tonnes. Le problème est bien de mettre en place les politiques concrètes qui permettraient de limiter la casse.

On trouvera en sur le site IPCC, les documents constitutifs du rapport du Giec, parmi lequel une synthèse de 37 pages (.pdf) "à l’intention des décideurs" (Summary for policymakers).
 
Source : Philipe Ladame 

15.03.2007

APPEL DU 1er AVRIL

APPEL DU 1er AVRIL
 
Tous au Trocadéro à Paris le 1er avril !

Votons pour la Planète !

Dimanche 1er avril à 17 heures, rassemblons-nous au Trocadéro à Paris et donnons une heure de notre temps pour manifester notre exigence : les engagements écologiques doivent être forts, et ils devront être tenus.

Regroupons-nous par milliers, hommes et femmes qui partageons la même inquiétude pour la planète et pour l’avenir de l’humanité, militants écologistes et signataires du Pacte écologique. Les ONG environnementales, dont l’Alliance pour la Planète et la fédération France Nature Environnement, sont unies dans cet appel commun.

Tous ensemble, à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, rappelons aux candidats leurs engagements et les mesures efficaces que nous attendons qu’ils prennent pour répondre à l’urgence écologique et climatique. Les solutions existent. Le fatalisme est injustifiable, l’inaction serait coupable.

C’est le moment de placer les enjeux écologiques au coeur des choix politiques, pour que les cinq ans qui viennent ne soient pas perdus.

Soyons nombreux, venus de toutes les régions de France, pour affirmer au Trocadéro notre volonté de « Voter pour la Planète ».

L’Alliance pour la Planète
Les Amis de la Terre
Écologie sans frontière
La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
La fédération France Nature Environnement
Greenpeace
La Ligue pour la protection des oiseaux
La Ligue ROC
WWF - France
Le Réseau Action Climat France

14.03.2007

Les actions d'Energ'éthique récompensées - Concours "Envie d'agir" - Vienne

medium_EA.jpg

Un petit mot pour vous annoncer que nous sommes lauréats du concours "Envie d'agir" - volet Engagement. 

Ce concours s’adresse surtout aux projets collectifs ou individuels revêtant un caractère d’utilité sociale ou d’intérêt général. 

Ce soutien va permettre à notre équipe de mener à bien les activités en cours et d'imaginer la pérennité de nos projets.

 

Un grand merci à tous ceux qui s'investissent à nos cotés.

 
Damien Ladiré - Coordinateur du collectif 

 

Le concours "Envie d’agir !" récompense des projets portés par des jeunes de 11 à 28 ans au niveau local, national, international ou européen. Il s’agit d’encourager les initiatives et les engagements des jeunes dans les domaines de la citoyenneté, de l’environnement, de l’humanitaire, de la solidarité et de la construction européenne, mais aussi de promouvoir, pour mettre en oeuvre ces projets, des pratiques aussi bien sportives que culturelle, économiques ou scientifiques.

Site d'Envie d'agir >>>

07.03.2007

Les énergies renouvelables en Allemagne en 2006

Les énergies renouvelables en Allemagne en 2006

Les données en 2006 (2005):
   * énergie primaire: 7,4-7,7% (6,6-6,8%)
   * courant: 11,8% (10,4%)
   * chaleur: 5,9-6,2% (5,3%)
   * carburants: 4,7-5,4% (3,8%)
   * volume d'affaires: 21,6 Mrd. Euro (18,1)
   * emplois: 214.000 (170.000)
     comparaison avec le nucléaire: 35.000

Ce n'est que le début d'un nouveau cercle technologique.

Toutes les notes