28.06.2008

3115 communes menacées - Exiger la “transparence"!

Projet de stockage des déchets de Faible activité à vie longue (FA-VL)


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires, et a mandaté l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour trouver ce site. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.

Mais la liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés, tant par le Ministère de l'écologie que par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et l'Andra, parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !

Aussi, il faut contraindre ces trois organismes à mettre en oeuvre la "transparence" annoncée. Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous propose de participer immédiatement à une grande action pour obtenir cette liste : cela consiste à s'adresser à ces trois organismes par téléphone, fax et mail, jusqu'à obtention de la liste. Voici les coordonnées et une "lettre type"

 

  • Appelez gratuitement le : 0 800 000 150
    Il s’agit d’un numéro vert géré par l’ANDRA qui prendra donc en charge votre communication téléphonique.
    Soyons des milliers à appeler ce numéro pour montrer notre détermination !

 

Vous pouvez aussi appeler :

  • Ministère de l'écologie :
    Tel : Cabinet de JL Borloo 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet 01 40 81 77 87
    > Contact par le site web
  • Andra :
    Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
    Contact par mai : webcom (a) andra.fr
RSN

22.06.2008

Prix de l'énergie : M. Fillon fait fausse route avec le réacteur nucléaire EPR

C'est sous prétexte de réduire la facture énergétique du pays, tout en luttant contre le réchauffement climatique, que le premier ministre français François Fillon annonce vouloir la construction en France d'un second réacteur nucléaire de type EPR.

Notre propos n'est pas ici de mettre en avant les tares bien connues de l'atome : risques de catastrophes, question insoluble des déchets radioactifs, rejets radioactifs et chimiques dans l'environnement, graves contaminations (par exemple au Niger) par les mines d'uranium, prolifération à des fins militaires. Sans parler des graves déconvenues du fameux réacteur EPR sur les deux sites où il est en chantier, en Finlande et à Flamanville (Manche).

Ce que nous voulons, c'est que chacun prenne conscience de la faillite économique de l'option nucléaire : malgré 58 réacteurs qui produisent 80% de son électricité, la France est frappée comme ses voisins par l'explosion du prix de l'énergie. Les pêcheurs, les automobilistes et bien d'autres catégories sont là pour en témoigner.

Le nucléaire, qui devait "assurer notre indépendance énergétique", n'est finalement qu'une pauvre ligne Maginot : sous l'effet du prix de l'énergie, l'inflation atteint des records : 5,5 % en mai, 3,3 % sur un an, du jamais vu depuis 17 ans. Et la balance commerciale de la France est plombée par une facture énergétique annuelle de près de 50 milliards d'euros.

Les pronucléaires en sont réduits à suggérer que "sans le nucléaire, ce serait pire". Ce qui est à la fois dérisoire – est-ce donc ça le "miracle nucléaire" ? – et faux : c'est avec le nucléaire que c'est pire puisque nous avons à acquitter la facture pétrole-gaz et la facture nucléaire.

Car le nucléaire n'est pas "gratuit", bien au contraire : l'investissement de départ est pharaonique - la France est d'ailleurs très loin d'avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service – et la facture "aval" (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s'annonce elle aussi incommensurable. Nos enfants apprécieront.

En France, après 30 ans de publicités d'EDF et d'Areva, chacun croit que l'atome est incontournable. Or, les données officielles de l'Agence pour l'énergie atomique en attestent, le nucléaire ne couvre que 2% de la consommation mondiale d'énergie : une part si faible qu'elle a une influence quasi nulle sur le climat et sur le prix de l'énergie.

On nous objecte que "justement, il n'y a qu'à augmenter la part du nucléaire". Mais ce n'est pas ce qui va se passer : certes, de nouveaux réacteurs vont être construits ici ou là, mais ils seront toutefois bien moins nombreux que ceux qui vont fermer : plus de la moitié des 435 réacteurs en service sur Terre approchent de leur fin de vie. Déjà, la production nucléaire a perdu 2% en 2007 : voilà qui contredit les innombrables reportages sur la supposée "renaissance du nucléaire".

Il convient aussi de regarder ce qui se passe en Chine, présentée comme le nouvel "eldorado" de l'atome. Si les Chinois construisent les 40 nouveaux réacteurs annoncés, le nucléaire couvrira royalement... 4% de l'électricité, c'est-à-dire 0,7% de la consommation chinoise d'énergie. Les données sont quasiment les mêmes pour l'Inde.

Aux USA, l'atome représente 20% de l'électricité, soit moins de 4% de la consommation totale d'énergie. Et la majorité des 103 réacteurs américains vont fermer dans les 20 ans. L'atome restera dans tous cas une énergie marginale, même dans les pays les plus nucléarisés.

Le nucléaire ne peut donc en aucun cas représenter une alternative énergétique. Il est de fait inutile d'interpeller les antinucléaires sur le thème "Préférez-vous le charbon au nucléaire ?" car la question ne se pose même pas : la part du nucléaire dans l'énergie mondiale est - et va - rester infime, sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique restant quasi-nulle.

Mais il est une autre vérité à connaître, bien plus réjouissante : sur Terre, les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire. D'ailleurs, la seule hydroélectricité produit plus que l'atome : 3000 Twh/an contre 2600. De quoi faire chanceler les idées fausses malheureusement si répandues en France, le seul pays au monde où l'on croit que le nucléaire est indispensable et que les énergies renouvelables sont négligeables.

Les perspectives de croissance de l'énergie éolienne sont exponentielles partout sur la planète, avec des productions d'ores et déjà si massives que sont balayées les objections rétrogrades sur l'intermittence de cette production. Le solaire lui aussi est en plein envol, en particulier dans les Etats comme la Californie qui ont compris que l'avenir était dans les renouvelables.

En combinant les économies d'énergie et les énergies renouvelables, il sera rapidement possible d'assurer protection de l'environnement et indépendance énergétique : il y aura toujours du soleil, du vent, du bois, etc. Lorsque se produiront, peut-être plus vite qu'on ne le pense, de graves ruptures d'approvisionnement en pétrole, gaz ou uranium, les grands perdants seront ceux qui auront gaspillé leur argent dans des voies de garage.

Ministre de la recherche au début des années 90, François Fillon avait soutenu aveuglément - c'est bien le mot - le surgénérateur nucléaire Superphénix, finalement fermé après des années de déconvenue. Quinze ans plus tard, le même François Fillon fait preuve de la même cécité en soutenant le nucléaire en général et le réacteur EPR en particulier. On en rirait presque si l'avenir énergétique de la France n'était pas condamné à s'échouer dans l'impasse nucléaire.

Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

12.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

21.05.2008

Transport de plutonium : la justice tranche en faveur d'Areva. La transparence s'arrête là où commencent les intérêts du lobby nucléaire.

Lundi 19 mai, vers 19h, le tribunal de grande instance (TGI) de Cherbourg a finalement interdit à Greenpeace de perturber l'arrivée à Cherbourg et l'acheminement jusqu'à l'usine Areva de La Hague du transport de plutonium provenant du Royaume-Uni et attendu dans la nuit du 20 au 21 mai.
 

Greenpeace a interdiction de s'approcher de l'Atlantic Osprey, le navire transportant des emballages d'oxyde de plutonium et parti samedi 17 mai du port de Workingtown (Royaume-Uni), à moins de 300 m en mer et de 150 m dans le port de Cherbourg. De même, interdiction a été fait à l'association écologiste d'approcher à moins de 150 m du convoi routier entre le port et l'usine de La Hague, pendant le déroulement de ce premier transfert. Le tribunal a fixé à 75 000 euros l'astreinte en cas d'infraction au jugement rendu. En outre, le TGI a estimé irrecevable la demande formulée par Greenpeace, dans le cadre du recours lancé initialement par Areva, concernant la publication de documents susceptibles de faire la lumière sur ce transport de plutonium et sur sa légalité.

« Ce jugement est doublement sévère, estime Yannick Rousselet, en charge de campagne Énergie de Greenpeace France. Il va certes nuire à notre capacité d'expression et de contestation, mais surtout le tribunal n'a pas souhaité établir la lumière sur le transport qui arrive. Cependant, malgré les efforts d'Areva pour museler Greenpeace, l'affaire de ce premier transport, organisée pour se dérouler sous le sceau du secret défense et dont les citoyens devaient ignorer l'existence, est maintenant sur la place publique. Greenpeace a ainsi mis en échec la clandestinité d'un trafic international de matières proliférantes. »

Greenpeace ne renonce pas pour autant dans les jours et semaine qui viennent à obtenir de l'industrie et des autorités des éclaircissements sur l'important trafic de plutonium qui se met aujourd'hui en place entre le Royaume-Uni et la France. L'organisation écologiste soupçonne qu'au-delà de ce premier transport des dizaines de tonnes de plutonium soient en jeu.

« C'est précisément ce dont nous voulons avoir le cœur net. Aucune information n'est aujourd'hui disponible à ce sujet, et l'industrie nucléaire se garde bien de communiquer sur ce côté obscur de son activité, déclare Yannick Rousselet. L'opinion publique a pourtant le droit de savoir quelle est l'ampleur du trafic de plutonium qui commence entre la France et le Royaume-Uni, de connaître les risques liés à ces transports et d'être assuré qu'aucun déchet radioactif ne restera sur notre sol. Aujourd'hui, la transparence s'arrête là où les intérêts du lobby nucléaire commencent ! »

Communiqué : Greenpeace France

Transport de plutonium : Areva veut faire taire Greenpeace qui dénonce ce transport et réclame des comptes !

Alors que l'Atlantic Osprey, un cargo transportant plusieurs dizaines de kilos de plutonium, a quitté le port de Workingtown samedi 17 mai à 23 h et devrait arriver à Cherbourg dès cette nuit, Areva a assigné Greenpeace en référé au tribunal de grande instance de Cherbourg lundi 19 mai, à 10 h, dans le but d'empêcher l'association écologiste de perturber ce transport provenant du Royaume-Uni. En réponse, Greenpeace a déposé un recours « reconventionnel ». La décision du tribunal est attendue le 19 mai, à 17 h.

Le référé d'Areva et le recours de Greenpeace
Areva demande au tribunal d'empêcher Greenpeace de s'approcher à moins de 500 m de l'Atlantic Osprey en mer et 150 m sur terre (port de Cherbourg, route de l'usine de La Hague) et d'assortir ces interdictions d'une astreinte de 100 000 euros par infraction constatée.
« Alors que nous demandons plus de transparence, Areva nous convoque devant la justice pour nous museler, explique Yannick Rousselet, de Greenpeace France. L'opinion publique a pourtant le droit de savoir quelle est l'ampleur du trafic de plutonium qui commence entre la France et le Royaume-Uni, de connaître les risques liés à ces transports et d'être assuré qu'aucun déchet radioactif ne restera sur notre sol. »
Sur la base des lois sur la transparence et la gestion des déchets radioactifs de 2006, Greenpeace s'interroge sur la légalité de cette importation de plutonium et demande la publication immédiate de plusieurs documents :
- le contrat liant Areva à l'usine de Sellafield, d'où provient le plutonium ;
- une liste à jour des pays d'origine et propriétaire de ce plutonium ;
- un calendrier précis des transferts et de la réutilisation du plutonium ;
- un calendrier des retours des déchets issus du traitement de ce plutonium.

L'histoire de ce transport de plutonium
Le 6 mars, Greenpeace révélait l'arrivée jusque-là tenue secrète de l'Atlantic Osprey, initialement prévue au port de Cherbourg (Manche), dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mars. Devant cette révélation, Areva a préféré retarder ce transport. Dès le 18 mars, l'organisation écologiste a envoyé de multiples courriers à Areva, à l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) et au Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire. Autant de démarches restées sans réponse satisfaisante.
Le transport en cours risque d'être le premier d'une longue série : au total, plusieurs tonnes de plutonium pourraient être concernées. « C'est précisément ce dont nous voulons avoir le cœur net aujourd'hui, car aucune information publique n'est disponible, s'alarme Yannick Rousselet. Nous nous mobilisons pour obtenir que toute la lumière soit faire sur le côté obscur de l'industrie nucléaire. »

En parallèle, Greenpeace a entamé une autre procédure juridique
Mardi 6 mai, Greenpeace déposait un autre recours, devant le Conseil d'État cette fois, et à propos du décret 2008-209, relatif à la gestion des déchets radioactifs provenant de l'étranger. « Ce décret, datant du 3 mars dernier, contredit la loi de 2006 et constitue un retour en arrière inacceptable puisqu'il propose aux pays clients d'Areva de garder certains de leurs déchets au lieu de les leur renvoyer, affirme Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Plus rien n'empêche désormais Areva de faire de la France la poubelle nucléaire du monde. Nicolas Sarkozy n'est pas seulement le VRP du nucléaire : il est aussi le fossoyeur du seul et unique texte qui imposait une contrainte écologique minime mais réelle à l'industrie nucléaire. »


Communiqué : Greenpeace France

22.04.2008

Poitiers : Appel à participer à l'anniversaire de Tchernobyl - Samedi 26 avril

2088726000.jpgLe réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 22 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.
 

CONTRE LE DÉNI ET L’OUBLI, PARTICIPEZ LE 26 AVRIL 2008 À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLÉAIRE.

 

Faisons de cette date symbolique le temps fort de nos agendas et relions-nous par la force de cette commémoration qui s’est imposée au niveau international. Mobilisons nos imaginations et multiplions les actions pour commémorer Tchernobyl et dénoncer le nucléaire, ce choix industriel criminel et insensé.

 

Cette année, le 26 avril tombe un samedi, l’occasion de mobiliser un plus grand nombre encore de citoyens.

 

Programme de la journée et itinéraire pour la ville de Poitiers :

- Pique-nique citoyen devant le siège d'EDF au 74 rue de Bourgogne à partir de 12h,

- Départ vers le centre-ville vers 13h30,

- Passage au pont Joubert à 14h,

- Remontée vers le centre-ville par la Grand Rue,

- Passage par le Palais de Justice vers 15h,

- Rue Gambetta pour se diriger vers la Préfecture aux alentours de 15h30.

 

Certains militants seront également présents au CHU pour récolter des signatures de personnel médical pour appuyer la demande d'indépendance de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) vis à vis de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique).*

 

Damien L.
Pour le collectif Energ'éthique - 06 61 55 57 39

07.04.2008

Environnement : Des traces de radioactivité autour d'une centrale nucléaire espagnole

L’organisation non gouvernementale Greenpeace a annoncé samedi que des traces de radioactivité avaient été découvertes à l'extérieur d'une centrale nucléaire située au bord d'un fleuve au nord-est de l’Espagne.

Dans un communiqué, Greenpeace affirme que des traces de radioactivité liées au cobalt, au manganèse et à d'autres éléments ont été retrouvées sur les toits, les barrières et en d'autres endroits de la centrale nucléaire Asco, en bordure de l'Ebre à 70 kilomètres de la Méditerranée.

D’après le porte-parole de l’organisation, Mario Rodriguez, un accident impliquant du liquide de refroidissement il y a quelques mois pourrait être à l’origine de la pollution, la fuite n'ayant pas été correctement nettoyée par la suite.

Le personnel de sécurité de la centrale n'avait toujours pas été autorisé à répondre à la presse dimanche soir.

Créée en 1971, Greenpeace est une ONG non violente de protection de l’environnement. Elle est présente dans plus de quarante pays à travers le monde.S.B.
 
Auteur : Fenêtre sur l'Europe
 
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14.03.2008

Pour un plan stratégique industriel européen sans nucléaire !

 
Les Amis de la Terre et l’ONG internationale d’information sur l’énergie WISE (1) demandent aux ministres européens de l’énergie, convoqués demain jeudi pour le Conseil européen de l’énergie, de retirer toute référence à la dangereuse technique de surgénération nucléaire dans le Plan Stratégique européen pour les technologies énergétiques. Autrement, leur engagement pour un essor durable des technologies permettant de combattre les changements climatiques ne serait pas crédible.

Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie des Amis de la Terre France, précise : « Ces dernières années, plusieurs accidents graves de réacteurs nucléaires ont eu lieu ou ont été évités de peu dans des pays occidentaux. Notre ministre de l’écologie ne doit pas laisser quelques fanatiques de l’atome tuer dans l’œuf avec leur joujou empoisonné le Plan stratégique européen pour les technologies énergétiques. Monsieur Borloo doit rester lucide face aux pressions et intérêts particuliers des gros constructeurs nucléaires français ».

Le Conseil énergétique a présélectionné six orientations indutrielles dans le Plan stratégique proposé par la Commission européenne. D’après Peer de Rijk, du réseau WISE(1) : « D’un point de vue technique, cinq d’entre elles ont un potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre : l’éolien, le solaire, les énergies tirées de la biomasse, la capture et le stockage du carbone et le projet de réseau européen de transport d’électricité. Mais le sixième volet proposé, la ruineuse et dangereuse fission nucléaire, n’a rien à faire dans ce Plan ».

Selon la Commission européenne, cette sixième initiative vise à développer les surgénérateurs dits de quatrième génération. Quand la fission nucléaire a été incluse dans la présélection, le soutien du Conseil de l’énergie à l’ensemble du Plan stratégique a beaucoup diminué. Aujourd’hui, plusieurs ministres de l’énergie refusent catégoriquement d’approuver ce Plan tant qu’il promouvra la surgénération nucléaire.

Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie des Amis de la Terre France, conclut : « Il serait tragique pour la politique climatique européenne que le Conseil de l’énergie renonce à la mise en place d’un vrai Plan stratégique de développement des technologies énergétiques durables, pour complaire à quelques individus passéistes et isolés qui continuent à fantasmer sur la solution nucléaire ».

Pour plus d’information :
Peer de Rijk, World Information Service for Energy (WISE), Amsterdam, wiseamster@antenna.nl +31 620 000 626
Marie-Christine Gamberini, référente énergie pour les Amis de la Terre France : 05 61 52 56 65 mariec@aliceadsl.fr

(1) Le WISE (World Information Service for Energy) est un centre d’information pour les citoyens et les organisations environnementales concernés par les énergies nucléaires, les déchets radioactifs, les radiations et autres sujets asociés. Http ://antenna.nl/wise
 
Auteur : Cyrielle Den Hartigh
Source : Les Amis de la Terre

11.03.2008

3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique


9, 10, 11 mai 2008
à Saintes (17)


Salle Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie), 17100 Saintes.

Présentation et invitation :

Première ville de France à avoir adhéré, en juin 2000, au réseau mondial « Abolition 2000 », Saintes est depuis lors le siège de rencontres nationales et internationales pour l’abolition des armes nucléaires et autres armes de destruction massive : premières Journées du Désarmement Nucléaire (mai 2001), au cours desquelles la « Flamme du désarmement nucléaire » est allumée ; Colloque « Pourquoi et comment sortir du nucléaire civil et militaire ? » (2003) ; Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique (RID-NBC) depuis 2004.

Quatre pays dotés de l’arme nucléaire (France, Etats-Unis, Russie et Grande-Bretagne) étaient représentés aux 1e RID-NBC (octobre 2004), douze pays aux 2e RID (mai 2006), dont l’Iran et le Vietnam par leurs délégations diplomatiques.

Les 9, 10 et 11 mai 2008, Saintes accueillera les 3e Rencontres Internationales pour le Désarmement nucléaire, biologique et chimique.

Ces rencontres sont l’occasion d’échanges conviviaux, dans la tradition charentaise. Elles s’inscrivent au cœur de l’actualité.

Le sort de la planète -donc de chacun d’entre nous- dépend pour une large part du devenir des armes de destruction massive : de leur emploi ou de leur élimination avant qu’il ne soit trop tard. Nous vivons sous des milliers d’épées de Damoclès. Il faut en finir avec cette terreur absurde, pour pouvoir s’occuper de l’essentiel : améliorer la vie des humains, leur sécurité collective, leur bien-être juste et durable.

C’est de cela que doivent traiter les 3e RID-NBC : désarmer pour vivre.

Ce combat pacifique pour l’abolition des armes nucléaires et le désarmement en général est mené depuis des années par de nombreux citoyens du monde entier. Avec des succès et des échecs, des avancées et des reculs… Mais la raison peut encore l’emporter sur la folie qui mène au suicide atomique. Il faut seulement que le bon sens des peuples s’impose à leurs dirigeants, plutôt que le désir de puissance.

Sur les questions de la guerre, de la paix et du désarmement, les grands de ce monde prennent leurs décisions dans les grandes villes du monde : leurs propres capitales, mais aussi New York, siège de l’ONU ; Genève, siège de la Conférence du désarmement ; Vienne, siège de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et du TICE (Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires).

Où peuvent donc se rencontrer les simples citoyens ? En premier lieu, dans leur propre pays et leur propre commune, même la plus modeste. C’est de là qu’ils peuvent faire pression sur leurs élus - locaux, régionaux et nationaux - pour exiger une politique plus humaine, sociale, écologique et pacifique. Les « maires pour la paix » de plus de 2000 villes l’ont compris dans plus de 100 pays : ils ont lancé une campagne mondiale intitulée « nos villes ne sont pas des cibles », qui vise à abolir les armes nucléaires d’ici à 2020. Pour y parvenir, associons-nous à eux.

Saintes est une petite ville de 30 000 habitants, mais il n’est pas besoin d’en compter des millions pour vouloir ce que veulent des milliards d’humains : la paix, la justice et la vie. Saintes, cité bimillénaire ayant survécu à la chute de l’empire romain, sait par expérience ce que Paul Valéry disait au lendemain de la première guerre mondiale : « nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles ». Saintes ne veut pas que la civilisation humaine toute entière se détruise elle-même.

En offrant à des acteurs du désarmement originaires de diverses régions de France, d’autres pays d’Europe et d’autres continents l’occasion de confronter publiquement leurs expériences et de dégager des perspectives d’action commune, les 3e Rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique contribueront à cette mobilisation des citoyens du monde soucieux de libérer la planète de toute menace d’autodestruction.

Si vous partagez ce souci et l’envie de vous informer, la ville de Saintes, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) et les organismes ou associations qui soutiennent cette initiative ont le plaisir de vous inviter aux 3e RID-NBC.

INFORMATIONS PRATIQUES

Les exposés et les échanges ont lieu en français ou en anglais, avec traduction immédiate (dans la limite des possibilités techniques et financières). Les Rencontres se tiennent dans le complexe des salles Saintonge, 11 Rue Fernand Chapsal (à côté de la mairie).

Conférences, tables rondes, ateliers, exposition et événements spéciaux sont ouverts à tout public. Entrée libre dans la limite des places disponibles, avec priorité aux personnes inscrites. L’inscription permet de recevoir des informations pratiques et un badge personnel vous sera remis à l’Accueil. Il est demandé de s’inscrire le plus tôt possible à partir du 15 février 2008.

Les dons destinés à couvrir les frais d’organisation (chèques à l’ordre de : ACDN) pourront, sur demande, faire l’objet d’un reçu fiscal. Seuls les spectacles (concert, films) seront payants. Vente des billets à l’Office de tourisme de Saintes à partir du 10 avril, et le jour même à l’entrée des spectacles.
 

Plus d’information :
http://www.acdn.net
contact@acdn.net
06 73 50 76 61