07.03.2008

Associations : Un site de participation citoyenne

www.agora-grenelle.fr >>> Un portail citoyen pour le Grenelle de l’environnement 

 
À l’occasion des travaux préparatoires précédant le Grenelle de l’environnement, 6 associations ont mis en place, le 7 septembre, un site Internet, www.agora-grenelle.fr, destiné à permettre l’information des citoyens et leur participation aux propositions en matière de développement durable.

02.11.2007

Changement climatique : un gisement d’emplois

Le changement climatique sera déterminant pour l’évolution de notre société et de notre économie. Les études récentes révèlent que la lutte contre ce bouleversement ne se fera pas au détriment de l’emploi.

’ADEME & Vous, Stratégie & études’ est une lettre d’information régulière destinée aux décideurs du monde de l’environnement et de l’énergie, partenaires et contacts de l’ADEME. Chaque numéro est consacré à la présentation d’un sujet à vocation stratégique, économique ou sociologique : recherche et études, travaux de synthèse, propositions dans l’un des domaines de compétences de l’Agence. L’objectif est de faciliter la diffusion de connaissances et d’initier réflexions et débats.

« Le premier numéro de la Lettre Ademe & Vous – Stratégie & Etudes est dédié à un sujet d’actualité : l’analyse de récents travaux menés sur les perspectives d’emploi liées à la lutte contre le changement climatique.

Les résultats de ces recherches conduites en Europe par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et en France par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et l’ADEME indiquent que la lutte contre le changement climatique sera fortement créatrice d’emplois dans les années à venir.

Si l’étude de la CES met en évidence des pertes d’emplois dans les secteurs les plus gourmands en énergie -de l’ordre de quelques dizaines de milliers à l’échelle européenne- elle montre, en revanche, que pour ces secteurs des évolutions de métier sont à anticiper et que, surtout, de nombreuses créations d’emplois sont prévues dans d’autres branches : 12 % dans la production d’électricité, 14 % dans le logement, 30 % dans les transports, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’emplois créés.

A l’échelle française, le SER anticipe la création de 75 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables d’ici 2010. L’ADEME évalue à 50 000 le nombre d’emplois supplémentaires dans la filière bois-énergie à l’horizon 2015. En outre, selon l’ADEME, les travaux de rénovation énergétique dans les bâtiments pourraient créer rapidement 100 000 emplois supplémentaires.

Même si méthodologies et chiffres font encore débat, les tendances sont unanimes. Néanmoins, pour que l’offre de travail accède à ces gisements d’emploi, il faudra accompagner ces mutations et consentir à un important effort de formation. » (source l’Ademe & Vous).

 
Auteur : Alain Richard

Source : Citron vert 

24.10.2007

La dématérialisation, moteur de la croissance verte ?

Une étude de la société suisse Estia-Via, spécialiste de l'analyse de l'impact environnemental du transport présente les avantages du commerce électronique (tournées de livraison partagées, pas de déplacement vers un magasin) et les gains qu'une société comme Telemarket (qui est l'évident commanditaire de cette analyse) permet de réaliser sur ce sujet.

 

Relatée par Jean-Michel Billault, cette étude démontre l'évidente supériorité environnementale de l'achat en ligne sur le bon vieux déplacement au supermarché. Les chiffres sont éloquents (émissions de CO2 divisées par 8,3, économies d'énergies totales correspondant aux besoins en éclairage de la ville du Havre), mais méritent quand même de prendre un peu de recul pour être analysés.

 

Auteur : Benjamin Rondeau

Sources : Croissance Verte 

 

22.10.2007

Pour un pragmatisme éclairé

La commission sur la libération de la croissance, présidée par Jacque Attali, vient de rendre publique une série de propositions, parmi lesquelles la suppression du principe de précaution de la Constitution française. Cette suggestion, qui émeut à juste titre Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, soulève forcément l'interrogation de ceux qui souhaitent conjuguer croissance et respect de l'environnement, tant elle semble s'appuyer sur le discours qui assume que la défense de l'environnement s'oppose à la croissance économique.

Ce discours qui oppose des mouvements écologiques naïfs ou utopistes et les tenants d'un pragmatisme économique (qui eux, connaissent le réel fonctionnement des choses), est la conséquence d'une double confiance aveugle : la confiance dans les progrès techniques, et la confiance dans "le marché".

Quand la commission Attali propose de supprimer le principe de précaution, nulle doute qu'elle doit faire plaisir à tous ceux qui ne voient dans ce principe qu'un frein (réel) au développement économique. Le principe de précaution oblige en effet à prévenir les éventuels impacts environnementaux d'un projet, et par conséquence en augmente le coût. Voilà qui est fâcheux pour les industriels du BTP, de la chimie, sans parler des multinationales de l'agro-alimentaire ou des laboratoires de recherche.  A cette vision s'oppose celle de la mise en oeuvre, grâce à ce principe, d'un cercle vertueux au cours duquel le risque rencontré peut se transformer en une opportunité de création de valeur (financière, environnementale ou sociale), comme le suggère Nathalie Kosciusko-Morizet : "Le principe de précaution est un axe, non pas pour casser l'industrie ou interdire la recherche, mais au contraire pour inventer une nouvelle économie, pour trouver des avantages concurrentiels sur de nouveaux secteurs". 

3e2aa0bda31b1198bd1768bf5737627f.jpgL'autre écueil des écolo-sceptiques repose sur une foi aveugle dans les progrès de la science. A ce titre, le récent discours de George Bush ("Il était dit que nous faisions face à un choix entre la protection de l'environnement et la production d'énergie en quantité suffisante. Aujourd'hui, nous savons mieux. Ces deux défis ont une solution commune : la technologie"), analysé par Hervé Kempf pour lemonde.fr, est un exemple éloquent des limites de ce raisonnement, qui repose en réalité sur une volonté d'immobilisme qui pourrait bien s'avérer funeste. Selon Bush, du  charbon propre au nucléaire de 4ème génération en passant par le solaire et l'éolien (bizarre qu'il ne parle pas de l'hydrogène), les prochaines innovations devraient nous permettre de répondre au défi posé par le réchauffement climatique. Fin du débat.

Cette vision unidimensionnelle de la problématique ("Seul le progrès technique nous permettra de remédier au réchauffement climatique", déclarait en février Laurence Parisot) permet (et c'est sans doute le but recherché) de s'affranchir de toute réflexion sur les comportements humains qui sont à l'origine de la pollution (surconsommation, course à la croissance), et du nouveau projet de société qui pourrait découler d'une véritable prise de conscience (lire notre article d'avril 2007 : le pari positif). En effet, bien souvent, les discours scientistes masquent la réalité de la situation (ce en quoi ils ont un point commun avec les discours marketing). Bien sûr, l'efficacité énergétique a augmenté drastiquement ces dernières années. Les voitures consomment moins, de même que les ordinateurs, les machines à laver, etc etc. Nous devons nous en féliciter. Mais l'empreinte écologique globale ne cesse d'augmenter. 

Cette foi dans la technologie semble aussi irrationnelle que le terrorisme écologique dénoncé par ceux qui reprochent aux mouvements de défense de l'environnement de prendre en otage les libertés individuelles (leur liberté de polluer ?), et semble encore plus dangereuse quand elle est accompagnée (dans le cas de Vaclav Klaus par exemple) par un discours qui prone le laisser-faire : "Grâce à l'avancée technologique, à l'augmentation de la richesse disponible, à la rationalité des institutions et à la capacité des pays à s'organiser eux-mêmes, le degré d'adaptation du genre humain a augmenté de façon manifeste. Cette adaptabilité va continuer à augmenter et va permettre de solutionner n'importe quelles conséquences potentielles liées à des changements climatiques modérés". Laissons faire le système, inutile de réguler, l'adaptabilité devrait suffire....

S'il est de notre devoir de nous méfier de l'intégrisme écologique, l'écueil inverse doit lui aussi être évité. les propositions parfois iconoclastes (décroissance) ou dérangeantes (taxe carbone, moratoire sur les OGM) des ONG environnementales pourraient être des pistes intéressantes et à la mesure des nouveaux défis qui s'annoncent, en tout cas plus que des formules incantatoires sur des hypothétiques progrès technologiques. Ces propositions sont bien souvent le fruit de véritables réflexions sur le fonctionnement même de nos sociétés. Une fois encore, la question posée est finalement bien celle du projet et des objectifs suivis. Sans cette mise au point, les progrès techniques, si impressionants soient-ils, risquent d'être de peu de secours. Comme le dit Hervé Kempf, "une politique de "gérant responsable" conduit à appliquer dès aujourd'hui le moyen le plus efficace et disponible [pour s'attaquer au réchauffement climatique], qui est de réduire la consommation d'énergie". Le pragmatisme n'est peut-être pas là ou on le croit...
 
Auteur : Benjamin Rondeau
Source : Croissance verte 

21.10.2007

Le nucléaire civil n’est pas une solution au changement climatique

En plein débat sur la stratégie énergétique européenne, la Commission vient de laisser entendre que le nucléaire pourrait être la solution contre le changement climatique. Mais pas tous les pays l’entendent de cette oreille...

Pour tenir les engagements de réduction des gaz à effet de serre, l’Union Européenne développera-t-elle le nucléaire ? Après le problème des approvisionnements externes, la Commission doit présenter son plan stratégique interne sur l’énergie ; en 2008, ce sera un aspect important avec la future directive sur l’électricité. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Suède se sont engagées depuis plusieurs années à sortir du nucléaire. La résistance s’organise donc : « nous ne résolvons pas un problème en en créant un second encore plus important », a déclaré la semaine dernière la ministre norvégienne de l’Environnement, Helén Bjørnøy.

Elle participait à une réunion à Vienne avec ses homologues autrichien, allemand, irlandais, islandais, italien, letton et luxembourgeois dans une sorte d’alliance, malgré les dénégations du ministre autrichien Josef Proell : « nous ne sommes pas une coalition anti-nucléaire, mais nous voulons montrer des alternatives. »

Leur conclusion est pourtant limpide : « l’augmentation de l’efficacité énergétique (économies d’énergie) combinée avec le passage aux sources d’énergies renouvelables (ainsi que des efforts concertés pour réduire la déforestation et pour développer d’autres technologies non-nucléaires émettant peu de gaz à effet de serre) est la façon la plus durable de réussir à affronter à la fois les défis énergétiques et ceux du climat. ».

La ministre norvégienne a aussi déclaré que les ministres de l’environnement étaient « d’accord pour poursuivre le travail consistant à contredire ceux qui estiment que le nucléaire civil est la solution aux problèmes climatiques. Une nouvelle rencontre sera organisée en Italie l’année prochaine. » La volonté est de mettre en place un réseau d’Etats attentifs à ce problème et faire en sorte que cette question devienne une priorité de l’agenda politique.

Auteur : Gilles Pradeau

Source : Citron vert 

20.10.2007

Grenelle de l'environnement : Greenpeace persiste et signe. Au lieu de faire l’EPR, interdisons les ampoules à incandescence !

 

Dampierre-en-Burly (Loiret), France — Le 19/10/07 - Dès 8H00 ce matin, huit grimpeurs de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre. Après avoir grimpé au sommet de l'une des quatre tours de refroidissement, ils sont descendus en rappel dans le but de dessiner sur le flanc de la tour une lampe basse consommation de prés de vingt mètres de haut et peindre la mention : « EPR INUTILE ».

« Il y a deux jours, nous étions dans une usine Osram, près de Strasbourg, pour demander au gouvernement français de saisir l’occasion du Grenelle de l’environnement pour interdire les ampoules à incandescence d’ici à 2010, déclare Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace. Aujourd’hui, à moins d’une semaine du Grenelle de l’environnement, nous enfonçons le clou : une telle interdiction nous permettrait d’économiser plus de 11 TWh par an soit l’équivalent de la capacité de production d’un EPR. Voilà prouvée une fois encore l’inutilité de ce réacteur.  »

La solution au problème du climat, c’est l’efficacité énergétique, et pas le nucléaire
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. « Non seulement le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre, mais il fait partie du problème, affirme Yannick Rousselet, de la campagne Énergie de Greenpeace. L’obsession nucléaire française a fait prendre un retard considérable au développement des seules solutions efficaces, propres, durables, sûres, créatrices d’emplois et porteuses de paix que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. »

On peut se passer du nucléaire
Les experts de l’association négaWatt prévoient une sortie progressive du nucléaire à l’horizon 2035. Selon eux, si une politique d’efficacité énergétique ambitieuse est mise en œuvre, les renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse) peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit exactement ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario [R]évolution énergétique de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.

« En abrogeant le décret autorisant l’EPR à Flamanville à l’issu du Grenelle de l’environnement, la France démontrerait qu’elle peut se passer du nucléaire, et rattraperait ses voisins qui se sont déjà engagés vers une sortie du nucléaire : l’Allemagne bien sûr, mais aussi l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Suède et la Belgique », poursuit Yannick Rousselet.

Le nucléaire, un secteur qui crée peu d’emplois
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investis crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
La rénovation thermique de l’habitat ancien permettra de créer à elle seule entre 100 et 150 000 emplois sur quarante ans. Et le secteur des renouvelables, qui fait aujourd’hui travailler 40 000 personnes en France, va créer 115 000 emplois en 2010 (Syndicat des énergies renouvelables) – soit le double de l’effectif total actuel du nucléaire en France – et 361 900 autres postes d’ici à 2020 (projet européen Mitre, http://mitre.energyprojects.net).
 
Source : Greenpeace France 

25.09.2007

Nicolas Sarkozy : VRP du nucléaire

A la première réunion de haut niveau des Nations unies sur les changements climatiques, organisée aujourd’hui à New York, Nicolas Sarkozy a déclaré : " La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile."

Le collectif Energ’éthique déplore cette déclaration surtout dans le contexte du Grenelle de l'environnement. Le président de la République Française serait-il un « VRP » du nucléaire ? Il est inconvenant d’exploiter l’urgence climatique afin de défendre les intérêts commerciaux d’Areva. Il existe bien d'autres moyens pour produire de l’énergie et de se développer sans polluer : l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, voilà des ressources d’avenir, propres, efficaces, durables, peu onéreuses et porteuses de paix.

Il est aberrant de faire d’un côté la promotion du nucléaire et de l’autre prétendre développer les renouvelables et mettre en place une politique d’efficacité énergétique.

NRGTIK

11.09.2007

Grenelle de l'environnement : les mesures phares de l'Alliance

 

Aujourd'hui à 14 h, les associations membres de l'Alliance pour la planète, dont Greenpeace, présentent leurs mesures phares dans le cadre du Grenelle de l'environnement... Moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, abandon de l'EPR, interdiction des ampoules à incandescence, promotion de l'agriculture biologique, politique d'agrocarburants responsable, lutte contre la pêche pirate sont quelques unes d'entre elles...

Le Grenelle de l'environnement se devra de répondre à la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés. L'enjeu est majeur. Les décisions qui sortiront des négociations devront être des décisions de ruptures qui seules permettront d'aller vers  l'excellence environnementale. L'urgence écologique est là : il n'est pas trop tard si nous agissons maintenant.
 
Source : Alliance pour la planète 

Énergie : Nicolas Sarkozy n'a pas de leçon à donner à Angela Merkel

 
Greenpeace s'alarme des propos tenus aujourd'hui par Nicolas Sarkozy qui promeut le nucléaire comme « l'énergie du futur » et minimise le potentiel des énergies renouvelables en caricaturant le modèle énergétique allemand.
À l'issue d'une rencontre informelle au château de Meseberg, au nord de Berlin, avec la chancelière Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a invité l'Allemagne à adopter une politique énergétique qui rejoigne celle de la France, qui accorde la priorité au nucléaire. Pour le président de la République français, « il n'y a personne qui peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l'Europe ». À l'inverse, « la France a fait le choix il y a bien longtemps du nucléaire et n'a jamais eu à le regretter ».

"Réduire les énergies renouvelables aux seules éoliennes est le discours typique des promoteurs de l'atome, qui réduisent le débat énergétique au développement de l'énergie nucléaire !", déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. "Par ces propos, le Président français perpétue de vieux clichés sur les renouvelables et montre qu'il connaît bien mal ses dossiers."

Au lieu de donner des leçons à l'Allemagne, la France ferait mieux de s'inspirer de son exemple.

L'Allemagne réduit ses émissions de CO2 ; pas la France
Sur la période 1990-2005, l'Allemagne a réduit de 19 % ses émissions de gaz à effet de serre. Dans le même temps, la France a diminué ses émissions de seulement 1,4 %. Et l'Allemagne a encore pris une longueur d'avance sur son voisin européen en s'engageant à réduire de 40 % les émissions allemandes à l'horizon 2020. Greenpeace attend de la France qu'elle fasse aussi bien et que l'État s'engage dans le cadre du Grenelle à réduire les émissions françaises d'au moins 30 % d'ici 2020.

L'Allemagne développe les énergies renouvelables ; pas la France

Sur la période 1990-2004, la part des renouvelables a augmenté de 2,1 % en Allemagne, alors qu'elle a diminué en France de 0,6 %. La place démesurée du nucléaire dans le mix énergétique français continue de faire obstacle au développement des renouvelables, seules énergies propres, sûres et durables et disponibles dès aujourd'hui. « En s'appuyant sur leur diversité et leur complémentarité (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, biomasse), la France dispose pourtant du potentiel nécessaire pour répondre à 25 % de nos besoins énergétiques d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand. Dans le cadre du Grenelle du l'environnement, Greenpeace attend des engagements du gouvernement à la hauteur de ce potentiel.

L'Allemagne crée des emplois ; pas la France
En Allemagne, les renouvelables ont créé 130 000 postes en dix ans ; 250 000 autres sont prévus d'ici à 2010. Par comparaison, aujourd'hui en France, le secteur des renouvelables fait travailler 40 000 personnes. « Le développement des renouvelables en France pourrait pourtant créer jusqu'à 361 900 d'ici à 2020 ! », commente Karine Gavand.

L'Allemagne a pris une décision démocratique sur le nucléaire ; pas la France

En relançant le débat sur le nucléaire en Allemagne, Nicolas Sarkozy ne peut ignorer que ce débat a déjà fait l'objet de longues discussions outre-rhin qui ont aboutit sous le gouvernement précédent à un accord avec les industriels et une loi de sortie du nucléaire à l'horizon 2020. Cette décision n'a pas été remise en cause par le gouvernement de Angela Merkel et le ministre de l'Écologie allemand a même déclaré récemment que les plus vieilles centrales devraient être fermées rapidement du fait des risques. « La France, qui a fait un autre choix, se contente de relancer le nucléaire à travers le réacteur EPR, projet inutile et dangereux, qui a été décidé en l'absence d'un débat démocratique digne de ce nom », commente Frédéric Marillier, de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Greenpeace réclame l'abrogation du décret d'autorisation de l'EPR.
 
Sources : Greenpeace France 

08.09.2007

Grenelle de l'environnement et Energ'éthique

Le collectif énerg'éthique a envoyé un questionnaire accompagné d’un courrier, à tous les candidats à l’élection présidentielle le 28 février 2007. Nous leur avions demandé de se prononcer pour une politique énergétique tournée vers l’économie d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, nous leur demandions l’abandon du projet de réacteur nucléaire EPR pour ne pas étouffer les alternatives écologiques, en engloutissant 3,3 milliards d’euros qui devraient être consacrés, en urgence, à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables. Six candidats ont répondu.

Les élections ont eu lieu et Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Aux yeux de l'Alliance pour la planète, il n'a jamais été le candidat avec les meilleures ambitions écologiques. Le "Grenelle de l'environnement" prouvera t-il le contraire? Nous sommes sceptiques. Les débats semblent parfois être clos avant d’avoir commencé. En effet, certains signes ne sont pas très encourageants comme la vente par la France d'une centrale nucléaire au dictateur Kadhafi. En signant cet accord pour développer ce programme nucléaire, notre organisation doute de la réussite du "Grenelle de l'environnement". En effet,  M Sarkozy a t-il d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental?  

Restons vigilants... Merci de votre soutien et n'hésitez pas à nous contacter pour participer à notre veille citoyenne.

l'équipe du collectif

Ethicaction.org 

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