10.10.2008

Energie : Pour Greenpeace l'Europe doit agir !

Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire que développer un ambitieux programme d'économies d'énergie et de maîtrise de la consommation est la meilleure façon de répondre à la fois au défi de la lutte contre les changements climatiques, aux enjeux de sécurité énergétique et à la nécessité de défendre le pouvoir d'achat. Et pourtant, l'efficacité énergétique reste le parent pauvre de la politique énergétique européenne

Remplissez cette pétition de Greenpeace et faites la signer par vos amis, pour que le président de la République mette l'Europe sur la voie de l'efficacité énergétique et défende en particulier :
- un objectif contraignant de 20% d'efficacité énergétique en Europe pour 2020
- et une version ambitieuse de la future réglementation sur les émissions de CO2 des voitures.

N'hésitez pas jeter un coup d'oeil sur cette vidéo qui montre les responsables politiques français parlant depuis 30 ans d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie mais ne faisant rien de concret !

 

Source : Greenpeace France

21.05.2008

L’impasse des agrocarburants : Lettre de FNE à Nicolas Sarkozy

Alors qu’un conseiller du secrétaire général des Nations Unies demande à l’Europe et aux Etats-Unis de réduire leur production d’agrocarburants, la fédération France Nature environnement a écrit au Président de la République pour lui demander, au moment où il s’apprête à assumer la Présidence de l’Union Européenne, de défendre une nouvelle politique énergétique et notamment de revenir sur les objectifs d’incorporation d’agrocarburants proposés dans le cadre du « paquet Energie-Climat ».


Pour FNE, le maintien des objectifs d’incorporation « engendre une disproportion évidente entre une production d’agrocarburants forcément limitée par les surfaces agricoles disponibles et des besoins d’énergie pour les transports sans cesse croissants ».

Il est temps de reconnaître que les agrocarburants sont une impasse énergétique, environnementale, et alimentaire :
• Leur bilan écologique est médiocre, voire désastreux : réductions des émissions de gaz à effet de serre insuffisantes, déforestation dans les pays en développement, pratiques agricoles intensives, pression sur les ressources en eau …
• Leur concurrence avec la fonction nourricière de l’agriculture est injustifiable
• Ils ne constituent qu’un appoint marginal à notre dépendance énergétique

FNE rappelle que les premières priorités sont le report de la route vers des modes de transports alternatifs et la rationalisation des flux de marchandises. Les économies réalisées auraient d’autre part un impact direct sur l’équilibre de notre balance commerciale.

Pour Jean-Claude BEVILLARD, chargé des questions agricoles à FNE :
« La France, qui présidera l’Union Européenne au second semestre, peut jouer un rôle décisif afin de porter une politique cohérente, fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétiques. FNE demande donc au Président de la République de renoncer à tout objectif d’incorporation d’agrocarburants dont les bénéfices énergétiques, climatiques, sanitaires et socio-économiques sont loin d’être avérés. »
 
Communiqué : FNE

07.03.2008

Associations : Un site de participation citoyenne

www.agora-grenelle.fr >>> Un portail citoyen pour le Grenelle de l’environnement 

 
À l’occasion des travaux préparatoires précédant le Grenelle de l’environnement, 6 associations ont mis en place, le 7 septembre, un site Internet, www.agora-grenelle.fr, destiné à permettre l’information des citoyens et leur participation aux propositions en matière de développement durable.

19.01.2008

EPR : la débandade ! La vente de 2 EPR à la Chine est annulée


- Nouveaux retards sur le chantier EPR en Finlande
- Les ventes d’EPR dans le Golfe sont virtuelles
- L’EPR de Flamanville (Manche) est en sursis

Alors que Sarkozy, EDF et Areva ont annoncé avec tambours et trompettes, le 26 novembre dernier, la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires de type EPR, il apparaît que cette vente est très virtuelle, voire même définitivement annulée. En effet, les Chinois conditionnent maintenant l’achat des deux EPR à un "engagement irréversible" d’Areva à faire un transfert de technologie concernant le retraitement du combustible usé.

Désormais, soit Areva fait allégeance et transfère aux Chinois la technologie de retraitement, ce qui parait très improbable, soit la vente des deux EPR sera définitivement annulée. Cette hypothèse est d’autant plus vraisemblable que, comme la plupart des pays qui ont des projets nucléaires, la Chine a constaté que l’EPR est un réacteur archaïque. Certes, tous les réacteurs sont dangereux et, selon nous, devraient être fermés au plus vite, mais il apparaît que l’EPR est le pire de tous les réacteurs existants.

D’ailleurs, le chantier du seul EPR exporté, en Finlande, compte désormais plus de deux ans de retard : le 28 décembre dernier, information qui n’a hélas pas été diffusée en France, un retard de 6 mois supplémentaires a été déploré par les autorités finlandaises. Les pertes financières du chantier dépassent désormais le milliard d’euros, facture qu’Areva est tentée de faire acquitter au moins partiellement par l’argent public français dans le cadre d’une garantie Coface(*).

Par ailleurs, les annonces récentes du VRPrésident Sarkozy, concernant la vente de réacteurs EPR dans certains pays méditerranéens (Libye, Abu Dhabi), ressemblent fort à des effets d’annonce tant la construction de ces réacteurs semble lointaine voire improbable : on ne fait pas surgir des réacteurs nucléaires dans des pays où n’existent ni cadre légal, ni autorité de sûreté, ni réseaux électriques adaptés.

Finalement, les différents effets d’annonce concernant de supposées ventes d’EPR à l’étranger semblent avoir pour seul objet de rendre acceptable aux yeux de l’opinion publique française la construction d’un EPR à Flamanville (Manche). Il se trouve néanmoins que ce réacteur, dont la construction a tout juste commencé, est en sursis : dans quelques semaines, la Cour administrative d’appel de Nantes rendra son verdict suite au recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire" contre le permis de construire de l’EPR.

Dans tous les cas, le Réseau "Sortie du nucléaire" demande aux citoyens de prendre acte de ce que, sans même parler des risques, des déchets, de la prolifération, l’industrie nucléaire est condamnée à moyenne ou brève échéance par l’épuisement des réserves d’uranium (le combustible des réacteurs).

D’ores et déjà, le prix de l’électricité nucléaire flambe - la France paye désormais au Niger un prix plus élevé de 50% - et pourrait rapidement devenir extrême. Il serait très sage d’annuler la construction de l’EPR prévu à Flamanville, de programmer la sortie du nucléaire et de lancer immédiatement un grand plan d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

(*) La Coface est une institution française qui garantit, en particulier avec l’argent public, les contrats industriels à l’exportation dans les pays instables. Il est d’ailleurs incompréhensible qu’Areva ait bénéficié d’une garantie Coface pour une exportation en Finlande ! (Cf http://www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf )


Auteur : Sortir du nucléaire

19.12.2007

Les records de consommation d’électricité consacrent l’échec de l’option nucléaire française

 
Malgré la nécessité d'économiser l'énergie, la France vient une nouvelle fois de battre son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l'électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l'Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe [1], qui entraîne une surconsommation d'électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

Le nucléaire, dont la production manque de souplesse, est incapable de répondre aux pointes de consommation dont il est pourtant responsable. De fait, quand il fait froid comme actuellement, il faut faire fonctionner des centrales au charbon et au fioul fortement émettrices de CO2, mais aussi importer au tarif fort de l’électricité depuis les pays voisins. Mais ces derniers pourront-ils toujours fournir l’électricité manquante à la France ? La France n’est-elle pas sous la menace d'une pénurie d'électricité en cas de nouvelles baisses de la température et/ou d'indisponibilité de moyens de production ?

Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans  publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » [2], une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. Pour cela, il faudrait lancer un programme d’isolation du bâti ancien et remplacer les équipements les plus gourmands en énergie (électroménager et éclairage) par des appareils sobres. Il faudrait aussi remplacer le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques par des installations de chauffage utilisant la biomasse (bois, résidus de récolte, déchets organiques) et par des panneaux solaires thermiques.

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

Il est plus que temps de changer notre manière de produire et de consommer l’énergie pour éviter ces pics de consommation et les risques de pénurie.

[1] 7 millions de ménages se chauffent à l’électricité en France.
[2] <http://www.sortirdunucleaire.org/>
 
Source : Réseau Sortir du Nucléaire 

09.12.2007

L’Alliance pour la planète suspend sa participation au Grenelle tant que le dialogue à « cinq » n’est pas rétabli.

 

Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d’activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s’étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d’Etat et la secrétaire d’Etat, les associations de l’Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n’est pas rétabli.

 

L’Alliance demande au Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo d’organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s’était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu’il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n’est pas une fin, c’est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

 

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance pour la planète.

 

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d’associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

 

« L’Alliance demande au président de la République et au ministre d’Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot.

Les écolos au Grenelle

 

08.12.2007

Journée mondiale du climat

Collectif énerg'éthique - RDV à16h pour un tour en ville et inviter les commerçants à fermer leur porte au gaspillage.17h : table ronde "Nous partageons le climat ".
 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !
 

05.12.2007

Nucléaire en Libye, au Maroc, en Algérie : Sarkozy

Greenpeace dénonce l'accord de coopération nucléaire entre la France et l'Algérie annoncé par Nicolas Sarkozy lundi 3 décembre, lors de son voyage officiel à Alger. Après la Libye et le Maroc, le Président français tente de mettre l'Algérie sous dépendance nucléaire française, instrumentalisant comme d'habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d'Areva.

Sur fond de polémique sur le passé colonial de la France en Algérie, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans ce voyage d'État pour « refonder le partenariat d'exception qui lie l'Algérie et la France à travers des projets concrets et des initiatives qui profitent directement aux populations », a affirmé le porte-parole de l'Élysée.

« En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations ? Libye, Maroc, Algérie… Quels sont les deals en cours ? On peut s'interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d'Areva, alors qu'ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables ? », s'interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.

Vendre des EPR au Maroc ou en Algérie, pays inondés de soleil, ressemble plutôt à du néo-colonialisme industriel. En vendre en Libye est en plus irresponsable du point de vue des risques de prolifération. Et pour construire coûte que coûte l'EPR français de Flamanville (Manche), dont le chantier a officiellement débuté lundi 3 décembre, EDF n'hésite pas à faire le coup de force et à violer la loi française de protection du littoral. La Cour d'appel du tribunal administratif de Nantes doit d'ailleurs se prononcer prochainement sur l'irrégularité de cette construction.

L'enjeu industriel et énergétique du partenariat entre la France et le sud de la Méditerranée, région disposant d'un fort potentiel de renouvelables, concernant en particulier le solaire, doit porter sur des choix d'avenir, qui renforcent réellement la sécurité et l'indépendance énergétique des partenaires, et permettent de lutter efficacement contre les changements climatiques.

« Alors que s'ouvre la conférence des Nations unies à Bali (Indonésie), l'urgence impose de ne pas divertir les investissements énergétiques au profit d'une technologie dépassée. En ce qui concerne le climat, le nucléaire c'est trop tard, trop cher et trop risqué ! », conclut Yannick Rousselet.

01.12.2007

Du local au global, agissons contre le changement climatique !

 
- 30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

° Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes…) ;
° Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
° Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires

Les fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto.


Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez les évènements partout en France pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !

De Grenelle à Bali,
agissons contre le changement climatique !

 

1 - Réclamer la « justice climatique », c’est exiger des pays du Nord, émetteurs de gaz à effet de serre, la reconnaissance d’une dette environnementale envers le Sud, qui pourrait par exemple être soldée par le financement des énergies renouvelables au Sud
 
Réseau Action Climat France 

30.11.2007

Un mois après la conclusion du Grenelle, le flou règne !

Près d'un mois après la conclusion du Grenelle, les associations de l'Alliance pour la Planète s'inquiètent de l'absence de dispositif général de suivi des décisions prises. Assiste-t-on à une reprise en main du Grenelle par l'administration et les lobbies ?

Alliance pour la planète

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