16.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

12.06.2008

Accord franco-allemand sur les émissions de CO2 des voitures : la France brade le climat

Greenpeace condamne l'accord franco-allemand annoncé lundi 9 juin par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concernant la future réglementation européenne visant à limiter les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules particuliers. Leurs déclarations reflètent ce qu'on pouvait attendre de pire concernant l'efficacité des voitures et laissent augurer d'une éventuelle collaboration franco-allemande sur le nucléaire.

« Avec un tel deal, non seulement Nicolas Sarkozy lâche sur une réforme ambitieuse de l'industrie automobile en échange de perspectives commerciales pour Areva, déclare Anne Valette, de Greenpeace France, mais en plus, en une période de tension sur les prix du pétrole, il sacrifie le pouvoir d'achat des ménages, qui réclament des voitures peu gourmandes en carburant, au profit des intérêts financiers de quelques industriels de l'automobile. »

138 g/km au lieu de 120 g
La France devait défendre un texte à la hauteur du défi climatique, limitant les émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d'ici à 2012. Au lieu de cela, elle cède à la pression d'Angela Merkel, porte-drapeau de l'industrie automobile allemande, en prenant en compte des émissions évitées grâce à des « éco-innovations ». En clair, la réglementation va donner une large marge de manoeuvre aux constructeurs qui seront autorisés à commercialiser des véhicules dont les moteurs émettront en moyenne 136 à 138g CO2/km, au lieu de 120 g/km.

« On est très loin de ce qu'il faut faire, affirme Anne Valette. Avec un objectif aussi faible, l'Union européenne risque de ne pas être en mesure de respecter les engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qu'elle s'est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »

2012 n'existe plus
Deux éléments laissent penser que l'objectif de réduction des émissions de CO2 - même revu à la baisse - ne sera pas atteint pour 2012. D'abord, cet objectif risque de n'être appliqué que progressivement à l'ensemble de la flotte. Ensuite, au lieu d'introduire d'un système de pénalités dissuasives (150 euros pour chaque gramme de CO2 supplémentaire pour chaque véhicule vendu), seule garantie que tous les constructeurs respecteront les nouvelles normes, la France et l'Allemagne se sont accordé pour différencier le montant des sanctions : ainsi, un léger dépassement de la norme ne sera que faiblement pénalisé.

2020 : objectif nul...
La France se vantera sans doute d'avoir faire accepter à l'Allemagne la définition d'un objectif de long terme à 2020. Une victoire bien facile puisque cet objectif est défini ainsi : 95 à 110 g de CO2/km. Soit bien loin des 80 g que Greenpeace réclamait et sachant que le Parlement européen avait déjà proposé 95 g ! Avec l'accord franco-allemand, l'UE a toutes les chances de sortir de la fourchette préconisée par l'Agence européenne de l'environnement, qui estime que l'Europe soit se doter d'une limitation de 80 à 95 g/km en 2020 pour être en mesure de respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« En octobre dernier, à l'issue du Grenelle de l'environnement, la France s'était engagée à défendre 120 g de CO2/km. Mais le président de la République a prouvé hier que son engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques n'était qu'un beau discours, rappelle Anne Valette. Sur ce dossier majeur, l'échec est patent. Voilà qui promet pour la présidence française de l'Union européenne ! En attendant, Greenpeace va pousser les autres États membres de l'UE et les parlementaires européens à rejeter ce compromis déplorable. »

Source : Greenpeace France

30.05.2008

« Publicité et environnement » Dérapages semblent toujours incontrôlés

2ème étude « Publicité et environnement » du BVP et de l'ADEME : les dérapages semblent toujours incontrôlés

Le 28 Mai 2008,

Premier constat, l'environnement est une valeur montante en publicité. Qu'il soit utilisé directement ou indirectement, l'argument écologique se retrouve dans 3% des 17 129 visuels analysés. C'est un quasi triplement par rapport à l’étude précédente et c'est une bonne nouvelle. Cela signifie que les marques sont de plus en plus conscientes de l'influence de l'écologie sur les mentalités des Françaises et des Français. Reste à savoir si l'utilisation de cet argument écologique n'est pas abusive ( eco-blanchiment ou greenwashing ). Les chiffres présentés hier matin semblent rassurants puisque le taux de conformité aux règles déontologiques en vigueur serait passé de 64,1% à 81,9%.

Cependant comme lors de la précédente étude, la construction de l'échantillon biaise fortement le résultat. En partant d'un échantillon brut non pondéré par la puissance d'exposition du plan média, l'étude minore délibérément l'impact réel du greenwashing auprès du grand public. « Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport», remarque Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France. L'étude reconnaît d'ailleurs que la pondération par la puissance du plan média « serait plus conforme à la perception qu'à le public de certains manquements ou réserves». La lucidité du constat est à saluer mais derrière, que fait-on ? Une étude aussi incomplète répond elle réellement aux attentes d'information de la société civile ?

Autre point noir, le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE. Cette directive indique que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ». Elle a été introduite en droit français depuis 2003 par un arrêté. Pourtant, cinq ans après, les constructeurs automobiles ne respectent manifestement pas cette disposition. Le Réseau Action Climat, dont le WWF-France est membre, a entamé une campagne de sensibilisation à ce sujet (pour plus d’informations : http://www.affichezleco2.fr ). De nombreuses plaintes ont été déposées auprès du BVP (plus de 200). Pour l’instant, le BVP esquive la question en se défaussant sur les pouvoirs publics !!

Cela fait beaucoup pour une étude qui doit servir « de base à l'appréciation, en 2009, de l'efficacité du nouveau dispositif de régulation » acté avec les pouvoirs publics le 11 avril lors de la signature de la charte d'engagement et d'objectifs pour une publicité éco-responsable.
Le WWF-France espère que la prochaine étude sera plus en phase avec les attentes issues du Grenelle en prenant en compte en particulier les plans médias des campagnes et la communication on-line qui reste le lieu de toutes les audaces, les meilleures mais aussi les pires.
« Cette étude avec ses points positifs mais aussi ses faiblesses ne fait que renforcer notre détermination à faire bouger les choses avec l'Observatoire Indépendant de la Publicité. Il faut passer de façon urgente du greenwashing au greenmaking » commente Serge Orru, Directeur général du WWF-France.
 
Source : WWF 

21.05.2008

Transport de plutonium : la justice tranche en faveur d'Areva. La transparence s'arrête là où commencent les intérêts du lobby nucléaire.

Lundi 19 mai, vers 19h, le tribunal de grande instance (TGI) de Cherbourg a finalement interdit à Greenpeace de perturber l'arrivée à Cherbourg et l'acheminement jusqu'à l'usine Areva de La Hague du transport de plutonium provenant du Royaume-Uni et attendu dans la nuit du 20 au 21 mai.
 

Greenpeace a interdiction de s'approcher de l'Atlantic Osprey, le navire transportant des emballages d'oxyde de plutonium et parti samedi 17 mai du port de Workingtown (Royaume-Uni), à moins de 300 m en mer et de 150 m dans le port de Cherbourg. De même, interdiction a été fait à l'association écologiste d'approcher à moins de 150 m du convoi routier entre le port et l'usine de La Hague, pendant le déroulement de ce premier transfert. Le tribunal a fixé à 75 000 euros l'astreinte en cas d'infraction au jugement rendu. En outre, le TGI a estimé irrecevable la demande formulée par Greenpeace, dans le cadre du recours lancé initialement par Areva, concernant la publication de documents susceptibles de faire la lumière sur ce transport de plutonium et sur sa légalité.

« Ce jugement est doublement sévère, estime Yannick Rousselet, en charge de campagne Énergie de Greenpeace France. Il va certes nuire à notre capacité d'expression et de contestation, mais surtout le tribunal n'a pas souhaité établir la lumière sur le transport qui arrive. Cependant, malgré les efforts d'Areva pour museler Greenpeace, l'affaire de ce premier transport, organisée pour se dérouler sous le sceau du secret défense et dont les citoyens devaient ignorer l'existence, est maintenant sur la place publique. Greenpeace a ainsi mis en échec la clandestinité d'un trafic international de matières proliférantes. »

Greenpeace ne renonce pas pour autant dans les jours et semaine qui viennent à obtenir de l'industrie et des autorités des éclaircissements sur l'important trafic de plutonium qui se met aujourd'hui en place entre le Royaume-Uni et la France. L'organisation écologiste soupçonne qu'au-delà de ce premier transport des dizaines de tonnes de plutonium soient en jeu.

« C'est précisément ce dont nous voulons avoir le cœur net. Aucune information n'est aujourd'hui disponible à ce sujet, et l'industrie nucléaire se garde bien de communiquer sur ce côté obscur de son activité, déclare Yannick Rousselet. L'opinion publique a pourtant le droit de savoir quelle est l'ampleur du trafic de plutonium qui commence entre la France et le Royaume-Uni, de connaître les risques liés à ces transports et d'être assuré qu'aucun déchet radioactif ne restera sur notre sol. Aujourd'hui, la transparence s'arrête là où les intérêts du lobby nucléaire commencent ! »

Communiqué : Greenpeace France

10.04.2008

Étude agrocarburants de l’Ademe : les dés seraient-ils déjà jetés ?

L’Ademe s’apprête à publier son étude sur un nouveau référentiel de calcul pour les bilans énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre (GES) des agrocarburants en France. Ce nouveau référentiel débouchera sur des données fondamentales pour les décisions politiques à venir. Le Réseau Action Climat-France a contribué aux travaux du Comité technique, chargé de définir la méthodologie du futur référentiel de calcul de bilans des agrocarburants.

Il s’alarme aujourd’hui d’entendre que certains agro-industriels essaient de passer outre les recommandations du Comité technique pour faire prévaloir, en catimini, leurs vues sur certains aspects méthodologiques des calculs des bilans des agrocarburants...

La mesure du Grenelle demandait pourtant la réalisation d’une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agrocarburants de 1e génération ». Le travail du Comité technique s’est déroulé dans des conditions satisfaisantes. Il serait inadmissible aujourd’hui que des groupes de pression, quels qu’ils soient, aient le pouvoir de modifier a posteriori les recommandations du Comité Technique, explique Pierre Perbos .

Le RAC-F compte sur l’objectivité et la rigueur de l’Ademe pour résister à d’éventuelles pressions partisanes quelle qu’en soit l’origine. Céder aux pressions de groupes intéressés revient à dissimuler à l’opinion et aux décideurs politiques la réalité des bilans énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre des filières de production d’agrocarburants, s’inquiète Diane Vandaele.

Alors que les calculs des bilans ne sont même pas commencés (2e phase de l’étude Ademe), le document de travail du Comité opérationnel n°10 du Grenelle sur les agrocarburants conclue déjà que « les gains énergétiques et de GES des biocarburants produits en Europe resteront significatifs(...). Le plan biocarburant conserve donc une justification sur le plan de l’énergie et de la réduction des gaz à effet de serre ».

Les dés seraient-ils pipés ? Et les conclusions déjà écrites avant même que « l’expertise exhaustive et contradictoire » ait eu lieu ?

Source : RAC-F 

09.04.2008

Voitures et CO2 : 99 % des publicités automobiles imprimées seraient illégales !

La quasi totalité des publicités pour les voitures diffusées en France et qui utilisent un support imprimé (magazines, journaux, panneaux d’affichage) ne respecteraient pas la transposition en droit français [1] d’une directive européenne [2] sur les informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2.

Le coup est parti de Belgique. Pierre Ozer, chercheur au Département des sciences et gestion de l’environnement à l’Université de Liège, a lancé un pavé dans la mare : la directive européenne qui oblige les publicités automobiles à informer les consommateurs sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 n’est pas respectée. En effet, celle-ci demande aux Etats membres de veiller à ce que les informations répondent à deux exigences : elles doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la documentation promotionnelle ».

« Ce qui est sur, c’est que cette double obligation inscrite dans la loi française n’est absolument pas respectée par les constructeurs automobiles et que les pouvoirs publics qui sont censés agir n’interviennent pas. Faites un essai et trouvez une publicité automobile sur une affiche ou dans un journal : non seulement c’est un véritable casse tête pour trouver les mentions de consommations de carburant et d’émissions de CO2 mais en plus, il faut sortir la loupe tellement les caractères sont petits ! » constate Olivier Louchard, coordinateur du Réseau Action Climat qui relaie en France cette campagne européenne intitulée « Affichez le CO2 ! ».

Devant un tel scandale et pour faire face à l’ampleur de la tâche, puisque 99% des publicités automobiles seraient concernées, les ONG ont décidé de mobiliser les citoyens : ceux-ci ont la possibilité d’exprimer eux même leur désaccord en envoyant, au Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) et aux instances censées faire respecter la loi (DGCCRF), les publicités qu’ils jugent illégales grâce à un site Internet mis à leur disposition : www.affichezleco2.fr (ouverture du site le mercredi 26 mars).

Cette révélation sur les obligations juridiques des constructeurs automobiles en matière d’affichage publicitaire tombe à point nommé puisqu’une rude bataille se joue actuellement à Bruxelles sur une réglementation concernant le niveau d’émission moyen de CO2 des véhicules particuliers neufs. « Les constructeurs ne pourront plus s’appuyer sur les soit disant préférences des consommateurs pour des véhicules lourds et puissants pour refuser toute contrainte. En effet, s’ils doivent afficher de manière visible l’impact carburant et CO2 des véhicules sur leurs publicités, ils seront probablement amenés à faire la promotion de voitures moins énergivores pour convaincre les consommateurs d’acheter leur produit, soit une inversion de la tendance » analyse Stéphen Kerckhove d’Agir pour l’environnement.

1 Le décret n°2002-1508 du 23 décembre 2002 et l’arrêté du 10 avril 2003
2 La directive européenne 1999/94/CE du 13 décembre 1999 concernant la disponibilité d’informations sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 à l’intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulières neuves
 
Source : RAC-F 

08.04.2008

Affichez le CO2 !

Tout porte à croire que 99% des publicités pour voitures publiées dans les journaux, les magazines ou sur les panneaux publicitaires dans les rues, sont illégales en France et en Europe. En effet, elles semblent bel et bien ne pas respecter la directive européenne 1999/94/CE, laquelle stipule que la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2 doivent être « facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans [la publicité] ».

Or faites le test : cherchez ces informations sur une pub. Vous les trouverez... systématiquement en tout petits caractères. Bien moins visibles que la « partie principale des informations » – les slogans – figurant dans la pub. En réalité, la consommation de carburant et les émissions de CO2 sont quasi impossibles à lire à moins d’avoir le nez dessus. Et encore...

 

Voici pourtant à quoi ressemblerait cette même publicité si elle respectait simplement la directive actuelle (qui, par ailleurs, proscrit les « fourchettes » de consommation et d’émission pour les différentes versions d’un même modèle, et impose au contraire de mentionner uniquement les valeurs les plus élevées)...

 

Le Parlement européen, pour sa part, s’est prononcé sur la question en octobre 2007. A une large majorité, il a préconisé « qu’un pourcentage minimum de 20 % de l’espace publicitaire soit réservé à des informations relatives à la consommation d’énergie et aux émissions de CO2 ». Si cette intention était traduite dans une directive européenne, voici à quoi une publicité pour auto ressemblerait...

 

Les consommateurs européens ont le droit de savoir combien de CO2 émettent les véhicules que les constructeurs cherchent à leur vendre. Afin de faire respecter ce droit inscrit dans la directive 1999/94/CE transposée en droit français, une coalition d’ONG européennes vous proposent d’exprimer vivement votre désaccord à l’encontre d’un constructeur en vous adressant au Bureau de vérification publicitaire (BVP) et aux différentes administrations publiques chargées de faire respecter la loi en la matière.

La démarche est simple, ne prend que quelques minutes et ne coûte rien :

1. Photographiez ou scannez une pub pour auto qui n’affiche pas les émissions de CO2 en grands caractères (c’est le cas de 99% des publicités actuelles).

2. Complétez le formulaire et chargez (upload) votre scan ou photo via cette page.

3. Envoyez votre désaccord puis répétez l’opération avec une autre pub autant de fois que vous le souhaitez.

 

Source :  http://www.affichezleco2.fr

07.03.2008

Face à la menace climatique, l’illusion du nucleaire

Ce livret inter associatif (RAC, Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace, réseau pour sortir du nucléaire, WWF) présente une série de fiches arguments démontrant que le nucléaire n’est pas la solution aux changements climatiques.

Bien au contraire, le nucléaire constitue un frein aux politiques de développement des énergies renouvelables, à la sobriété et l’efficacité énergétique. A lire de toute urgence !

Ouvrage de 64 pages, couleur, format 20*26. Prix d’achat : 5 € + frais de port

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Emissions de CO2: les constructeurs automobiles doivent cesser de nous raconter des histoires…

 

Le 17 janvier 2008, Bruxelles et Vienne - A l'ouverture des salons de l'automobile de Bruxelles et de Vienne, Greenpeace interpelle les constructeurs automobiles européens afin qu'ils prennent leurs responsabilités en matière de réduction des émissions de CO2. Leur minutieux travail de sape des efforts européens sur l'amélioration de l'efficacité des véhicules est inacceptable. La crise du climat n'est pas une opportunité pour campagnes de publicité, mais une obligation d'action pour tous.

A Bruxelles, Greenpeace vient de dérouler une grande banderole représentant un Pinocchio vêtu d'une combinaison de course automobile à l'effigie des marques de l'ACEA, l'Association Européenne des Constructeurs Automobiles. « A l'instar de Pinocchio, qui ne pouvait devenir un vrai petit garçon tant qu'il continuait à mentir, les constructeurs automobiles ne seront jamais « verts » tant qu'ils continueront à vendre des véhicules plus lourds et plus puissants !» déclare Helen Périvier, chargée de la campagne Efficacité pour Greenpeace International.

Prêts à tout pour protéger le marché des véhicules lourds et puissants, les constructeurs ont réussi le mois dernier à affaiblir la proposition de l'UE, en faisant passer l'objectif initial de 120 à 130g de CO2 par kilomètre à horizon 2012 et en ajoutant des dispositifs de flexibilité tout à fait inacceptables.

« Les constructeurs automobiles s'évertuent à véhiculer une image verte. Mais derrière les prototypes et autres voitures modèles qui sont mis en avant, se cache un véritable lobby visant à entraver toute législation protégeant le climat, ajoute Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France. Le climat n'est pas une opportunité pour des campagnes de publicité, c'est une obligation à agir dont ne peuvent se dispenser les constructeurs automobiles. Les technologies existent, l'inaction est criminelle !»

Il y a 10 ans, les constructeurs automobiles européens avaient promis, via un accord volontaire, de réduire la moyenne de leurs émissions à 140g/km d'ici à 2008. Mais les progrès des constructeurs pour réduire ces émissions ont été très insuffisants, et leurs promesses se sont révélées n'être qu'une tactique pour retarder tout standard contraignant. Ainsi, alors que les technologies existent, les constructeurs automobiles continuent à se soustraire à leur responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques !

« Les constructeurs français Renault et PSA émettent moins que leurs concurrents allemands et suédois. Pourquoi défendent-ils une position inacceptable du point de vue climatique et surprenante du point de vue stratégique ? » conclut Karine Gavand.Pour Greenpeace, la proposition européenne échouera à réduire véritablement les émissions de CO2 si les décideurs politiques ne s'accordent sur :
  • une moyenne d'émission de 120g de CO2 par km d'ici 2012 et de 80g d'ici 2020 ;
  • un critère de répartition de l'effort basé non sur le poids mais sur l'utilité des véhicules ;
  • la mise en place de pénalités fortes dès 2012
Source : Greenpeace France

Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité

Les élections municipales approchent : il est temps de scruter les programmes des candidats. Dans ce cadre, le Réseau Action Climat appelle les candidats aux élections municipales à s’engager pour la mise en place d’un Plan Climat Energie Territorial sur leur collectivité.

Plus d’info sur le site du RAC

 

Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.

L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.

Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.

1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005. 

 

Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre